Dans cette parabole, Israël, qui a rejeté à...
Dans cette parabole, Israël, qui a rejeté à plusieurs reprises la parole de Dieu dans le passé, rejette le Messie et est jugé en conséquence. À la place d'Israël, Dieu instaure l'Église (16.17–19 ; 21.43), dont la droiture est également exigée (Rm 11.11–24).
1Jésus, prenant la parole, leur parla de nouveau en paraboles, et il dit:
2Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils.
Les invités représentent la nation d'Israël qui a...
Les invités représentent la nation d'Israël qui a ignoré les serviteurs de Dieu, c'est-à-dire les prophètes (voir la note d'étude sur Mt 21.33–46).
3Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces; mais ils ne voulurent pas venir.
4Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant: Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces.
5Mais, sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic;
6et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.
7Le roi fut irrité; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville.
8Alors il dit à ses serviteurs: Les noces sont prêtes; mais les conviés n’en étaient pas dignes.
9Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez.
10Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives.
11Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces.
12Il lui dit: Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces? Cet homme eut la bouche fermée.
13Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
14Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
Le système de taxation des Romains était une...
Le système de taxation des Romains était une question controversée en Palestine au premier siècle (voir aussi 17.24–27).
15Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.
16Ils envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les hérodiens, qui dirent: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité, sans t’inquiéter de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes.
17Dis-nous donc ce qu’il t’en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?
18Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?
19Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.
20Il leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription?
21De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.
22Étonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent, et s’en allèrent.
La résurrection était un sujet important à l'époque...
La résurrection était un sujet important à l'époque de Jésus, mais la question n'a été soulevée que pour piéger Jésus.
23Le même jour, les sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, vinrent auprès de Jésus, et lui firent cette question:
24Maître, Moïse a dit: Si quelqu’un meurt sans enfants, son frère épousera sa veuve, et suscitera une postérité à son frère.
25Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier se maria, et mourut; et, comme il n’avait pas d’enfants, il laissa sa femme à son frère.
26Il en fut de même du second, puis du troisième, jusqu’au septième.
27Après eux tous, la femme mourut aussi.
28A la résurrection, duquel des sept sera-t-elle donc la femme? Car tous l’ont eue.
29Jésus leur répondit: Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu.
30Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.
Puisque Dieu se décrit comme le Dieu d'Abraham...
Puisque Dieu se décrit comme le Dieu d'Abraham au présent, cela indique qu'Abraham vit toujours et qu'il y a effectivement une résurrection.
31Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit:
32Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob? Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants.
33La foule, qui écoutait, fut frappée de l’enseignement de Jésus.
34Les pharisiens, ayant appris qu’il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent,
35et l’un d’eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver:
36Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?
37Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.
38C’est le premier et le plus grand commandement.
39Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
40De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.
Ayant réussi à déjouer les pièges de ses...
Ayant réussi à déjouer les pièges de ses adversaires (21.23–22.40), Jésus leur demande comment le Messie peut être appelé à la fois fils de David et Seigneur de David (Ps 110.1).
41Comme les pharisiens étaient assemblés, Jésus les interrogea,
42en disant: Que pensez-vous du Christ? De qui est-il fils? Ils lui répondirent: De David.
43Et Jésus leur dit: Comment donc David, animé par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit:
44Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied?
45Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils?
46Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui proposer des questions.