Compte tenu de l'immaturité des destinataires (5.11–14), l'auteur...
Compte tenu de l'immaturité des destinataires (5.11–14), l'auteur les exhorte à aller au-delà des enseignements élémentaires. Les six enseignements élémentaires mentionnés ici étaient tous des éléments fondamentaux de l'instruction juive. Il se peut donc que l'auteur les incite à aller au-delà de ces enseignements élémentaires pour mieux connaître la personne du Christ, sujet qu'il développe dans la section 7.1–10.25.
1C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,
2de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.
3C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet.
Ce passage, l'un des plus difficiles du Nouveau...
Ce passage, l'un des plus difficiles du Nouveau Testament, contient un sérieux avertissement au sujet de ceux qui ont quitté la foi chrétienne. Ceux qui se sont éloignés du Christ et de l’église sont comme ceux qui sont tombés dans le désert (3.15–19) : le manque de foi dont témoigne une telle apostasie annonce un terrible jugement (cf. 10.26–31).
4Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit,
5qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,
6et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.
Une bonne terre fertile illustre une bénédiction, contrastant...
Une bonne terre fertile illustre une bénédiction, contrastant avec la malédiction d'une terre stérile qui ne produit que des épines et des chardons. Brûler un tel champ est une image de jugement (2S 23.4–7 ; Es 10.17 ; 33.12 ; Ez 19.12–13 ; Mt 3.10).
7Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu;
8mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.
Après avoir adressé à ses lecteurs un sérieux...
Après avoir adressé à ses lecteurs un sérieux avertissement (6.4–8), l'auteur adoucit maintenant son ton en les saluant comme des amis proches, en exprimant sa confiance en eux et en leur prodiguant d'autres encouragements.
9Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.
10Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.
11Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,
12en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.
Abraham est le premier exemple de foi: il...
Abraham est le premier exemple de foi : il a continué à croire que Dieu lui donnerait un fils, puis il a été prêt à sacrifier ce fils pour obéir à Dieu (11.17–19 ; Gn 15.1–5 ; 22.1–14). En réponse à la foi d'Abraham, Dieu fait un serment, assurant à Abraham qu'il le bénira et qu'il multipliera sa descendance.
Ce passage met l'accent sur la fidélité de...
Ce passage met l'accent sur la fidélité de Dieu à ses promesses. Le thème du serment de Dieu est développé par une illustration (6.13–15), puis par un principe général (6.16), et enfin par le point principal : Dieu a prononcé un serment important (6.17–18), porteur d'espérance, car il montre que Jésus est notre Souverain Sacrificateur perpétuel (6.19–20).
13Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même,
14et dit: Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité.
15Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse.
16Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends.
Voir 7.20–22. Le serment de Dieu indique clairement...
- Voir 7.20–22. Le serment de Dieu indique clairement qu'il ne changera jamais d'avis car il est impossible pour Dieu de mentir (voir Ps 110.4).
- Nous avons cherché refuge auprès de lui, comme ceux qui, à l'époque de l'Ancien Testament, avaient tué quelqu'un par accident (Nb 35.9–34 ; Dt 4.41–43). Le Christ est comme une ville refuge, où les croyants échappent à la colère de Dieu. Les disciples du Christ ont par conséquent une grande assurance.
17C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immuabilité de sa résolution, intervint par un serment,
18afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.
L'espérance chrétienne est une ancre solide et sûre...
- L'espérance chrétienne est une ancre solide et sûre pour nos âmes. Au premier siècle, une ancre était une image de stabilité et de sécurité.
- Un rideau séparait la salle extérieure du sanctuaire, dans laquelle seuls les prêtres pouvaient entrer, de la salle intérieure, le lieu très saint (Ex 25.10–40). Seul le grand-prêtre pouvait entrer dans le lieu très saint, et seulement une fois par an, le grand jour du Pardon des péchés (Ex 29 ; Lv 16.1–25). En raison de son sacerdoce extraordinaire, Jésus est déjà entré pour nous dans la présence de Dieu en tant que grand-prêtre éternel, et il nous y conduit avec lui (Hé 10.19–23).
- Cette phrase concernant Melkisédec introduit la discussion en 7.1–28.
19Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide; elle pénètre au-delà du voile,
20là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.