1Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.
Cette section met en avant les deux principales...
Cette section met en avant les deux principales réactions à Jésus : l'acceptation ou le rejet. La première section (11.2–12.50) montre son rejet par les responsables juifs, alors que ses disciples l'avaient accepté et essayaient de comprendre son enseignement.
Cette section commence avec les doutes de Jean-Baptiste,...
Cette section commence avec les doutes de Jean-Baptiste, mais elle se termine en exaltant sa foi et son ministère (11.7–19). Le rejet de Jean par le peuple (11.16–19) est annonciateur du rejet ultérieur de Jésus.
2Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples:
3Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?
4Jésus leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:
5les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
6Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute!
7Comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?
8Mais, qu’êtes-vous allés voir? Un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits précieux sont dans les maisons des rois.
9Qu’êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.
10Car c’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi.
11Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.
12Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.
13Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean;
Élie est celui dont les prophètes ont annoncé...
Élie est celui dont les prophètes ont annoncé le retour, et Jean est l'accomplissement des promesses de l'Ancien Testament concernant le retour d'Élie (17.10–13 ; voir Mal 4.5).
14et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.
15Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
Le message prophétique de Jean se traduisait par...
Le message prophétique de Jean se traduisait par des chants funèbres ; il ne buvait pas de vin et jeûnait fréquemment (11.18 ; voir 3.4). Le message de Jésus se traduisait par des chants de noces, des festins et des boissons (voir 9.9–17). Dans les deux cas, cette génération réagit au messager de Dieu par l'indifférence et le rejet.
16A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,
17disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.
Jésus décrit les différentes manières par lesquelles Jean...
Jésus décrit les différentes manières par lesquelles Jean et Jésus ont offensé leur génération. Jean, qui était dans le désert et mangeait des sauterelles et du miel (3.1,4), a été accusé d'être possédé par un démon. Jésus, à l'inverse, qui mangeait et buvait librement, a été accusé d'être un fils rebelle (voir Dt 21.18–21).
18Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.
19Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.
Les miracles accomplis par Jésus ont confirmé qu'il...
Les miracles accomplis par Jésus ont confirmé qu'il était le Messie (11.5–6), et ont exigé la repentance (11.20). Le fait de rejeter le Messie allait entraîner un terrible jugement, car les preuves de l'identité de Jésus étaient évidentes.
20Alors il se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties.
Lorsqu'il traversait les villages de Galilée (de Corazin...
Lorsqu'il traversait les villages de Galilée (de Corazin à Bethsaïda en passant par Capernaüm), Jésus donnait aux gens une révélation plus grande de lui-même, accompagné d'un jugement plus sévère lorsqu'ils refusaient d'écouter. La sévérité est indiquée par la comparaison avec les villes païennes de Tyr (Es 23 ; Ez 26.1–28.19), Sidon (Ez 28.20–23), et Sodome (Gn 18.22–19.29).
21Malheur à toi, Chorazin! Malheur à toi, Bethsaïda! Car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre.
22C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.
23Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts; car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.
24C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi.
Ce passage met en avant le petit reste...
Ce passage met en avant le petit reste de la présente génération, qui a majoritairement rejeté le Messie. Ce reste désigne ceux qui s'unissent à lui et suivent ses enseignements.
25En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants.
26Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.
27Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.
28Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
Le joug était un harnais posé sur deux...
Le joug était un harnais posé sur deux bêtes. Il est employé ici de façon métaphorique pour désigner le discipulat. Contrairement au “joug” des responsables religieux, le joug du Christ est léger, non pas parce qu'il est moins exigeant (voir 7.13–14), mais parce que la puissance du Messie (grâce au Esprit Saint) permet de le tenir (voir Ac 15.10; 1Jn 5.3). Les préceptes des responsables spirituels d'Israël (Mt 23.4; Ac 15.10) incluaient 613 commandements de l'Ancien Testament ainsi que leurs traditions extra-scripturaires. Jésus exhortait vivement ceux qui croulaient sous le fardeau de ces préceptes à venir vers lui (Mt 11.28) afin de trouver le salut. L'appel au salut implique une vie d'obéissance aux nouveaux enseignements de Jésus. Les individus sont invités à entrer en relation avec cet enseignant humble et doux.
29Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.
30Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.