Voir 18.10.
Voir 18.10.
1L’Éternel se souvint de ce qu’il avait dit à Sara, et l’Éternel accomplit pour Sara ce qu’il avait promis.
2Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé.
Abraham a réagi avec foi en appelant son...
Abraham a réagi avec foi en appelant son fils Isaac, et en le circoncisant selon les termes de l'alliance (voir 17.9–14).
3Abraham donna le nom d’Isaac au fils qui lui était né, que Sara lui avait enfanté.
4Abraham circoncit son fils Isaac, âgé de huit jours, comme Dieu le lui avait ordonné.
5Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils.
Sara est remplie de joie et de reconnaissance...
Sara est remplie de joie et de reconnaissance à l'annonce de cet événement incroyable : seul Dieu pouvait lui permettre d'avoir un enfant.
6Et Sara dit: Dieu m’a fait un sujet de rire; quiconque l’apprendra rira de moi.
7Elle ajouta: Qui aurait dit à Abraham: Sara allaitera des enfants? Cependant je lui ai enfanté un fils dans sa vieillesse.
Dieu se sert de l'incident lors duquel Ismaël...
Dieu se sert de l'incident lors duquel Ismaël se moque d'Isaac pour éloigner Agar et son fils de l'enfant de la promesse. S'ils étaient restés auprès de la famille d'Abraham, ils auraient été une menace constante pour le descendant promis.
La fête pour le sevrage d'Isaac a probablement...
La fête pour le sevrage d'Isaac a probablement eu lieu quand il avait trois ans, et Ismaël environ dix-sept ans (16.16). Sara a vu Ismaël se moquer de son fils, Isaac. Le verbe metsakheq ("se moquer de") est associé au mot "rire", et ce terme (21.6) prend une connotation amère suite à la moquerie d'Ismaël.
8L’enfant grandit, et fut sevré; et Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré.
9Sara vit rire le fils qu’Agar, l’Égyptienne, avait enfanté à Abraham;
10et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac.
Abraham est contrarié par la demande de Sara...
Abraham est contrarié par la demande de Sara de chasser Agar et Ismaël. Dieu lui demande d'accéder à cette requête, assurant à Abraham qu'Ismaël aura également un avenir en tant que descendant d'Abraham.
11Cette parole déplut fort aux yeux d’Abraham, à cause de son fils.
12Mais Dieu dit à Abraham: Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l’enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu’elle te demandera; car c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre.
13Je ferai aussi une nation du fils de ta servante; car il est ta postérité.
Dieu sauve de nouveau Agar dans le désert...
Dieu sauve de nouveau Agar dans le désert et lui assure un avenir (cf. 16.7–14). Ce passage présente des similarités avec le chapitre 16, mais les différences sont grandes. Ici, Agar et Ismaël sont sauvés, mais il n'y a pas de nom spécifique et commémoratif qui est donné au lieu. La promesse de Dieu à Agar a été réitérée, mais Agar n'a pas été invitée à retourner chez Sara. Les motifs répétés à deux reprises confirment le plan souverain de Dieu pour Agar et Ismaël. Comme Joseph l'a dit plus tard à Pharaon, un événement qui se répètent deux fois est un signe de la confirmation de Dieu (41.32). Dieu n'a pas abandonné Agar et Ismaël mais les a rencontrés dans leur désespoir (cf. 16.7), il leur a donné de la nourriture, et a promis à nouveau qu'Ismaël fondera une grande nation (21.13 ; cf. 16.11–12). Paul se sert de cet événement dans la lettre aux Galates pour montrer comment le peuple de Dieu doit abandonner tout ce qui entrave la réalisation de la promesse de Dieu (Ga 4.21–31).
14Abraham se leva de bon matin; il prit du pain et une outre d’eau, qu’il donna à Agar et plaça sur son épaule; il lui remit aussi l’enfant, et la renvoya. Elle s’en alla, et s’égara dans le désert de Beer-Schéba.
15Quand l’eau de l’outre fut épuisée, elle laissa l’enfant sous un des arbrisseaux,
16et alla s’asseoir vis-à-vis, à une portée d’arc; car elle disait: Que je ne voie pas mourir mon enfant! Elle s’assit donc vis-à-vis de lui, éleva la voix et pleura.
17Dieu entendit la voix de l’enfant; et l’ange de Dieu appela du ciel Agar, et lui dit: Qu’as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant dans le lieu où il est.
18Lève-toi, prends l’enfant, saisis-le de ta main; car je ferai de lui une grande nation.
19Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau; elle alla remplir d’eau l’outre, et donna à boire à l’enfant.
20Dieu fut avec l’enfant, qui grandit, habita dans le désert, et devint tireur d’arc.
21Il habita dans le désert de Paran, et sa mère lui prit une femme du pays d’Égypte.
Abimélek insiste sur les termes du traité, pour...
Abimélek insiste sur les termes du traité, pour qu'Abraham ne le trompe pas tout à nouveau. Abimélek sait que Dieu bénit Abraham, même si Abraham n'est pas entièrement digne de confiance (20.9–10). Cette triste contradiction rend un tel traité nécessaire. Néanmoins, les croyants sont exhortés à dire la vérité (Ep 4.15,25), et Jésus a mis en garde contre la manipulation de la vérité par l'utilisation fallacieuse des serments (Mt 5.37 ; Jc 5.12).
Ce passage explique l'origine du nom de B...
Ce passage explique l'origine du nom de Berchéba (en hébreu "le puits du serment"), où se trouve la maison d'Abraham (21.31–34). Berchéba reflète l'alliance qu'Abraham a conclue avec les habitants du pays, ce qui lui permet d'y demeurer en paix et de vivre dans la prospérité. La promesse de Dieu est en train de se réaliser (12.7 ; 13.14–17 ; 15.7,18–21 ; 17.8).
22En ce temps-là, Abimélec, accompagné de Picol, chef de son armée, parla ainsi à Abraham: Dieu est avec toi dans tout ce que tu fais.
23Jure-moi maintenant ici, par le nom de Dieu, que tu ne tromperas ni moi, ni mes enfants, ni mes petits-enfants, et que tu auras pour moi et le pays où tu séjournes la même bienveillance que j’ai eue pour toi.
24Abraham dit: Je le jurerai.
25Mais Abraham fit des reproches à Abimélec, au sujet d’un puits d’eau, dont s’étaient emparés de force les serviteurs d’Abimélec.
26Abimélec répondit: J’ignore qui a fait cette chose-là; tu ne m’en as point informé, et moi, je ne l’apprends qu’aujourd’hui.
Les cadeaux d'Abraham à Abimélek (cf. 20.14) garantissent...
Les cadeaux d'Abraham à Abimélek (cf. 20.14) garantissent son droit à demeurer légalement et paisiblement dans le pays, et de revendiquer la propriété du puits. Berchéba marque une étape de plus vers l'accomplissement de la promesse de Dieu.
27Et Abraham prit des brebis et des bœufs, qu’il donna à Abimélec; et ils firent tous deux alliance.
28Abraham mit à part sept jeunes brebis.
29Et Abimélec dit à Abraham: Qu’est-ce que ces sept jeunes brebis, que tu as mises à part?
30Il répondit: Tu accepteras de ma main ces sept brebis, afin que cela me serve de témoignage que j’ai creusé ce puits.
31C’est pourquoi on appelle ce lieu Beer-Schéba; car c’est là qu’ils jurèrent l’un et l’autre.
32Ils firent donc alliance à Beer-Schéba. Après quoi, Abimélec se leva, avec Picol, chef de son armée; et ils retournèrent au pays des Philistins.
Un tamaris a besoin de beaucoup d'eau. Qu'Abraham...
- Un tamaris a besoin de beaucoup d'eau. Qu'Abraham plante un tel arbre témoigne de sa sécurité quant à ses droits fonciers et de sa conviction que Dieu lui apportera de l'eau dans cette zone désertique. C'est un étranger sur cette terre, mais habiter sous son arbre est un signe de sécurité et de tranquillité (cf. Za 3.10).
- Voir note d'étude sur 12.8.
33Abraham planta des tamaris à Beer-Schéba; et là il invoqua le nom de l’Éternel, Dieu de l’éternité.
34Abraham séjourna longtemps dans le pays des Philistins.