Les lettres du premier siècle commençaient généralement par...
Les lettres du premier siècle commençaient généralement par mentionner le nom de l'auteur et de celui ou de ceux à qui elles étaient adressées, suivi de salutations (voir Ac 15.23 ; 23.25–26). Paul suit ce modèle. • Paul met en avant son appel en tant qu'apôtre, son mandat de Dieu pour fonder l'église, contesté à Corinthe.
1Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe:
2que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ!
Paul exprime maintenant sa reconnaissance de façon jubilatoire....
Paul exprime maintenant sa reconnaissance de façon jubilatoire. Il est heureux d'avoir reçu une consolation unique de la part Dieu (1.4–7) et d'avoir échappé à la mort dans la province d'Asie (1.8–11) malgré tous les problèmes qui l'ont accablé.
3Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation,
Un des objectifs de la souffrance est d'équiper...
Un des objectifs de la souffrance est d'équiper les servants du Christ de compassion pour les autres. Paul n'est pas un pasteur distant, éloigné des membres de son ministère.
4qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction!
5Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ.
6Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons.
7Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation.
Frères: en grec adelphoi. Ce terme affectif était...
Frères : en grec adelphoi. Ce terme affectif était traditionnellement utilisé pour s'adresser aux membres d'une même famille, les hommes comme les femmes. • Il n'est pas facile d'identifier les difficultés qui ont été les leurs dans la province d'Asie. On pense à l'émeute d'Éphèse (Ac 19.23–41) ou au jugement de Paul devant un tribunal civil et à la perspective d'une exécution à Éphèse (2Co 1.9 ; voir 1Co 15.32). On sait qu'il a également souffert d'une maladie aiguë, mettant sa vie en péril, mais ce n'est probablement pas ce dont il est question ici. Paul a été régulièrement menacé de mort (2Co 1.10 ; voir aussi 4.10–12 ; 6.9 ; 11.23), mais a été merveilleusement sauvé par assistance divine (1.11).
8Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie.
9Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts.
10C’est lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d’une telle mort, lui de qui nous espérons qu’il nous délivrera encore,
11vous-mêmes aussi nous assistant de vos prières, afin que la grâce obtenue pour nous par plusieurs soit pour plusieurs une occasion de rendre grâces à notre sujet.
Les projets de voyage de Paul et sa...
Les projets de voyage de Paul et sa promesse non tenue de visiter Corinthe sont critiqués : il a été accusé d'être inconstant, comme ceux du monde « qui disent 'Oui' quand elles veulent vraiment dire 'Non' » (1.17). Avant de répondre à cette accusation, il clarifie les motifs de son ministère et de ses lettres.
12Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu.
13Nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez, et ce que vous reconnaissez. Et j’espère que vous le reconnaîtrez jusqu’à la fin,
14comme vous avez déjà reconnu en partie que nous sommes votre gloire, de même que vous serez aussi la nôtre au jour du Seigneur Jésus.
Paul avait modifié son plan de voyage. En...
Paul avait modifié son plan de voyage. En 1Co 16.5, il exprimait l'espoir de visiter Corinthe après être passé par la Macédoine. Puis, il avait manifestement promis de visiter Corinthe plus tôt (peut-être dans sa lettre qui a « attristé », 2Co 7.8) alors qu'il se dirigeait vers le nord. Maintenant, il va devoir revenir au plan initial, et la visite précédente, qui avait apporté une double bénédiction, n'aura finalement pas lieu.
15Dans cette persuasion, je voulais aller d’abord vers vous, afin que vous eussiez une double grâce;
16je voulais passer chez vous pour me rendre en Macédoine, puis revenir de la Macédoine chez vous, et vous m’auriez fait accompagner en Judée.
17Est-ce que, en voulant cela, j’ai donc usé de légèreté? Ou bien, mes résolutions sont-elles des résolutions selon la chair, de sorte qu’il y ait en moi le oui et le non?
Aussi sûrement que Dieu est fidèle, on peut...
Aussi sûrement que Dieu est fidèle, on peut faire confiance à Dieu, à ses promesses par Christ et à son ministère au travers des apôtres.
C'était déjà assez que les ennemis de Paul...
C'était déjà assez que les ennemis de Paul à Corinthe aient accusé son caractère en le qualifiant de peu fiable et sournois (1.17). Ce fut pire lorsqu'ils affirmèrent que tout son message était aussi inconstant. Dans ces versets, Paul répond à cette allégation.
18Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n’a pas été oui et non.
19Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais c’est oui qui a été en lui;
20car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.
Le ministère de Paul a été rendu possible,...
Le ministère de Paul a été rendu possible, mandaté (littéralement oint), et approuvé par Dieu, qui l'a équipé pour son travail. • avec vous : tous les croyants sont identifiés comme les siens (littéralement scellés) par le Saint-Esprit, qui est le don de Dieu à son peuple (voir Rm 8.1–27 ; Ga 3.2–7 ; 5.5–6, 16–26 ; Ep 1.13–14). • Les arrhes est un terme commercial pour désigner une remise ou un acompte, garantissant la pleine propriété (voir 2Co 5.5 ; Ep 1.14).
21Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu,
22lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit.
Je prends Dieu à témoin: ce serment indique...
Je prends Dieu à témoin : ce serment indique qu'il dit la vérité (voir 1S 12.5 ; 20.12 ; Jb 16.19 ; cf. Rt 1.17 ; 1S 14.44 ; 2S 3.35 ; 1R 2.23 ; Jr 42.5). La véritable raison du changement de plans de Paul était de leur épargner une sévère réprimande (2Co 1.23) et de ne pas leur infliger une autre pénible visite (2.1).
23Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme, que c’est pour vous épargner que je ne suis plus allé à Corinthe;
24non pas que nous dominions sur votre foi, mais nous contribuons à votre joie, car vous êtes fermes dans la foi.