Au cours de sa marche vers la Terre...
- Au cours de sa marche vers la Terre promise, Israël est parti du Mont Hor pour se rendre dans les plaines de Moab (22.1). Le récit de la marche d'Israël est ponctué par l'accent mis par le livre sur le plan patient du Seigneur pour conduire Israël en Canaan en dépit de ses faiblesses.
- Bien que la destination finale du voyage soit claire, l'itinéraire exact emprunté par les Hébreux reste inconnu. Beaucoup de lieux sont difficiles à identifier, et les preuves archéologiques de certains sites ne correspondent pas à la période généralement associée à la période dans le désert. Une évaluation honnête de l'itinéraire dans le désert est encore entravée par d'importantes incertitudes géographiques et historiques.
1Le roi d’Arad, Cananéen, qui habitait le midi, apprit qu’Israël venait par le chemin d’Atharim. Il combattit Israël, et emmena des prisonniers.
Israël a reçu l'ordre de détruire complètement ses...
- Israël a reçu l'ordre de détruire complètement ses ennemis et leurs biens (voir Lv 27.28–29 ; Dt 7.2 ; 20.17 ; Jos 6–7 ; 10.1–11.23).
- Cette bataille reflète un jeu de mots entre kharam et Hormah (de l'hébreu khormah, Nb 21.3). Elle marque un tournant dans l'interaction d'Israël avec les Cananéens, qui demeurent des ennemis redoutables pendant toute la période de la conquête.
2Alors Israël fit un vœu à l’Éternel, et dit: Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes par interdit.
3L’Éternel entendit la voix d’Israël, et livra les Cananéens. On les dévoua par interdit, eux et leurs villes; et l’on nomma ce lieu Horma.
La "promesse au Seigneur" et la victoire qui...
La "promesse au Seigneur" et la victoire qui en a résulté (21.2–3) n'ont pas empêché Israël de critiquer Dieu et Moïse, alors même que le long voyage constituait une punition pour le même genre de plaintes (14.26–35).
4Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge, pour contourner le pays d’Édom. Le peuple s’impatienta en route,
5et parla contre Dieu et contre Moïse: Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour que nous mourions dans le désert? Car il n’y a point de pain, et il n’y a point d’eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture.
6Alors l’Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël.
Jésus a évoqué cet incident lorsqu'il a parlé...
- Jésus a évoqué cet incident lorsqu'il a parlé de son identité et de sa mission (Jn 3.14–15).
- À l'époque d'Ézékias (vers 700 av. J.-C.), ce serpent d'airain était devenu un objet de culte à Jérusalem (2R 18.4).
7Le peuple vint à Moïse, et dit: Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.
8L’Éternel dit à Moïse: Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.
9Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.
10Les enfants d’Israël partirent, et ils campèrent à Oboth.
Les Israélites longeaient le côté est d'Édom. Lye-abarim...
- Les Israélites longeaient le côté est d'Édom.
- Lye-abarim ("ruines d'Abarim" ou "ruines de la région au-delà") se trouvait probablement près de la rive nord du ruisseau de Zéred (cf. Dt 2.13–14) qui délimitait l'ancien Édom de Moab (Dt 2.8–25).
11Ils partirent d’Oboth et ils campèrent à Ijjé-Abarim, dans le désert qui est vis-à-vis de Moab, vers le soleil levant.
12De là ils partirent, et ils campèrent dans la vallée de Zéred.
13De là ils partirent, et ils campèrent de l’autre côté de l’Arnon, qui coule dans le désert en sortant du territoire des Amoréens; car l’Arnon est la frontière de Moab, entre Moab et les Amoréens.
Le Livre des guerres du Seigneur, analogue au...
14C’est pourquoi il est dit dans le livre des Guerres de l’Éternel: …Vaheb en Supha, et les torrents de l’Arnon,
15et le cours des torrents, qui s’étend du côté d’Ar et touche à la frontière de Moab.
La localisation de Beer n'est pas connue (cf....
La localisation de Beer n'est pas connue (cf. Es 15.8). Le fragment poétique décrit la construction d'un nouveau puits dans une région semi-aride et reflète la joie qui en découle. Le fait que les ouvriers soient des princes et des dirigeants, et que les outils soient des sceptres et des bâtons peut expliquer pourquoi le fait de creuser ce puits a donné lieu à une fête.
16De là ils allèrent à Beer. C’est ce Beer, où l’Éternel dit à Moïse: Rassemble le peuple, et je leur donnerai de l’eau.
17Alors Israël chanta ce cantique: Monte, puits! Chantez en son honneur!
Après s'être déplacés au nord de l'Arnon, les...
Après s'être déplacés au nord de l'Arnon, les Hébreux ont quitté le désert à l'est de Moab et le territoire amorite nouvellement conquis (voir la note d'étude sur 21.21–35). Ils ont pris la direction de l'ouest vers la ligne de crête qui s'élève depuis la vallée du rift du Jourdain, puis ont voyagé vers le nord jusqu'au pic de Pisga (voir aussi 23.14 ; Dt 3.17, 27 ; 34.1, 5).
18Puits, que des princes ont creusé, Que les grands du peuple ont creusé, Avec le sceptre, avec leurs bâtons!
19Du désert ils allèrent à Matthana; de Matthana, à Nahaliel; de Nahaliel, à Bamoth;
20de Bamoth, à la vallée qui est dans le territoire de Moab, au sommet du Pisga, en regard du désert.
Cf. 20.14–17.
Cf. 20.14–17.
Le territoire du roi Sihon était enclavé entre...
Le territoire du roi Sihon était enclavé entre Moab et Ammon. Les Israélites ne devaient pas envahir Ammon (Dt 2.19), Édom, ou Moab (Dt 2.4–9) parce qu'ils étaient apparentés (Gn 19.30–38 ; 32.3), mais Israël devait traverser la Transjordanie pour entrer en Canaan. Le territoire de Sihon était la voie d'accès naturelle.
Les victoires des Israélites sur le roi Sihon...
- Les victoires des Israélites sur le roi Sihon de Hèchebon et sur le roi Og de Basan étaient un avant-goût de la conquête de Canaan par les Hébreux et symbolisaient la promesse de Dieu de soutenir son peuple dans les moments difficiles (cf. 13.10–12 ; Dt 2.24–3.7 ; Jos 2.10 ; 9.10 ; 12.1–6 ; Jg 11.19–22 ; Né 9.22 ; Ps 135.10–12 ; 136.17–22 ; Jr 48.45–46).
- Étant donné qu'Israël avait quitté le désert (cf. Nb 21.18, 23) avant d'arriver à Pisga (21.20), ce récit est probablement une rétrospective des événements qui ont eu lieu avant la marche décrite dans 21.18–20.
21Israël envoya des messagers à Sihon, roi des Amoréens, pour lui dire:
22Laisse-moi passer par ton pays; nous n’entrerons ni dans les champs, ni dans les vignes, et nous ne boirons pas l’eau des puits; nous suivrons la route royale, jusqu’à ce que nous ayons franchi ton territoire.
23Sihon n’accorda point à Israël le passage sur son territoire; il rassembla tout son peuple, et sortit à la rencontre d’Israël, dans le désert; il vint à Jahats, et combattit Israël.
24Israël le frappa du tranchant de l’épée et s’empara de son pays depuis l’Arnon jusqu’au Jabbok, jusqu’à la frontière des enfants d’Ammon; car la frontière des enfants d’Ammon était fortifiée.
25Israël prit toutes les villes, et s’établit dans toutes les villes des Amoréens, à Hesbon et dans toutes les villes de son ressort.
26Car Hesbon était la ville de Sihon, roi des Amoréens; il avait fait la guerre au précédent roi de Moab, et lui avait enlevé tout son pays jusqu’à l’Arnon.
Cette ancienne ballade était manifestement une vieille chanson...
Cette ancienne ballade était manifestement une vieille chanson amorite décrivant les exploits du roi Sihon. D'autres interprètes supposent que les poètes israélites l'ont créée comme une chanson de raillerie pour tourner en dérision la défaite de Sihon et célébrer la victoire d'Israël. Le cheminement logique de la pensée de 21.26 à 21.27 favoriserait la première interprétation, Israël associant la chanson à sa propre victoire : Sihon et les Amorites avaient vaincu Moab ; Israël les a maintenant vaincus. Cf. Jg 11.12–28.
27C’est pourquoi les poètes disent: Venez à Hesbon! Que la ville de Sihon soit rebâtie et fortifiée!
28Car il est sorti un feu de Hesbon, Une flamme de la ville de Sihon; Elle a dévoré Ar-Moab, les habitants des hauteurs de l’Arnon.
29Malheur à toi, Moab! Tu es perdu, peuple de Kemosch! Il a fait de ses fils des fuyards, Et il a livré ses filles captives à Sihon, roi des Amoréens.
30Nous avons lancé sur eux nos traits: De Hesbon à Dibon tout est détruit; Nous avons étendu nos ravages jusqu’à Nophach, Jusqu’à Médeba.
31Israël s’établit dans le pays des Amoréens.
32Moïse envoya reconnaître Jaezer; et ils prirent les villes de son ressort, et chassèrent les Amoréens qui y étaient.
L'ancien Bachan était situé à l'est de la...
- L'ancien Bachan était situé à l'est de la mer de Galilée.
- Le roi Og était un Amorite comme Sihon (voir la note d'étude sur 21.13). Ce bref récit de la défaite d'Og face à Israël est développé dans Dt 3.1–11.
33Ils changèrent ensuite de direction, et montèrent par le chemin de Basan. Og, roi de Basan, sortit à leur rencontre, avec tout son peuple, pour les combattre à Édréï.
34L’Éternel dit à Moïse: Ne le crains point; car je le livre entre tes mains, lui et tout son peuple, et son pays; tu le traiteras comme tu as traité Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon.
35Et ils le battirent, lui et ses fils, et tout son peuple, sans en laisser échapper un seul, et ils s’emparèrent de son pays.