Les récits de la multiplication des pains pour...
Les récits de la multiplication des pains pour les 4 000 et les 5 000 sont similaires. Les quatre Évangiles rapportent la première histoire des 5 000 (6.35–44; Mt 14.13–21; Luc 9.10–17; Jean 6.1–15), mais seuls Marc et Matthieu (Mt 15.32–39) décrivent l'histoire des 4 000 comme étant un miracle différent (Marc 8.19–21; Mt 16.9–10). Plusieurs détails distinguent ces deux histoires.
La dernière mention d'une grande foule était la...
La dernière mention d'une grande foule était la multiplication des pains pour les 5 000 (6.34). Jésus a montré de la compassion en 6.34 car les gens "étaient comme des brebis sans berger". Ces histoires illustrent la préoccupation de Jésus pour les individus dans leur ensemble (leurs besoins primaires inclus) : dans cette histoire, il se soucie du fait que ses fidèles ont besoin de manger. Ils sont dans le désert (8.4) et n'ont pas de nourriture (8.1). Ils sont avec Jésus depuis trois jours, ils n'ont rien à manger (8.2), et ils ont parcouru une longue distance. Ils ont besoin de manger avant de rentrer chez eux (8.3).
1En ces jours-là, une foule nombreuse s’étant de nouveau réunie et n’ayant pas de quoi manger, Jésus appela les disciples, et leur dit:
2Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger.
3Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin; car quelques-uns d’entre eux sont venus de loin.
4Ses disciples lui répondirent: Comment pourrait-on les rassasier de pains, ici, dans un lieu désert?
5Jésus leur demanda: Combien avez-vous de pains? Sept, répondirent-ils.
Les verbes utilisés dans ce passage sont les...
Les verbes utilisés dans ce passage sont les mêmes que ceux utilisés lors de la Dernière Cène (cp. 14.22–25).
6Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit, et les donna à ses disciples pour les distribuer; et ils les distribuèrent à la foule.
7Ils avaient encore quelques petits poissons, et Jésus, ayant rendu grâces, les fit aussi distribuer.
8Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.
9Ils étaient environ quatre mille. Ensuite Jésus les renvoya.
Comme dans le miracle précédent (6.30–44), la multiplication...
Comme dans le miracle précédent (6.30–44), la multiplication des pains pour les 4 000 est suivie par la traversée de la mer de Galilée par Jésus, en bateau (cf. 6.45), et par les pharisiens qui remettent en question son autorité en lui demandant d'accomplir un signe miraculeux (cf. 7.1–23). La localisation précise de Dalmanutha est inconnue. Matthieu 15.39 fait référence à Magdala au lieu de Dalmanutha.
10Aussitôt il monta dans la barque avec ses disciples, et se rendit dans la contrée de Dalmanutha.
11Les pharisiens survinrent, se mirent à discuter avec Jésus, et, pour l’éprouver, lui demandèrent un signe venant du ciel.
12Jésus, soupirant profondément en son esprit, dit: Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Je vous le dis en vérité, il ne sera point donné de signe à cette génération.
13Puis il les quitta, et remonta dans la barque, pour passer sur l’autre bord.
Ce récit de la traversée de la mer...
Ce récit de la traversée de la mer de Galilée met en avant la grandeur de Jésus, qui se manifeste dans les deux miracles de la multiplication des pains, et met l'accent sur l'incrédulité des disciples, qui ne voient pas, n'entendent pas ou ne comprennent pas à cause de leurs cœurs endurcis (voir 4.9–20; 6.52).
14Les disciples avaient oublié de prendre des pains; ils n’en avaient qu’un seul avec eux dans la barque.
15Jésus leur fit cette recommandation: Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et du levain d’Hérode.
16Les disciples raisonnaient entre eux, et disaient: C’est parce que nous n’avons pas de pains.
Jésus a posé huit questions aux disciples, qui...
Jésus a posé huit questions aux disciples, qui ont pour but de leur faire des reproches. En effet, ils devraient être conscients de la puissance miraculeuse du Fils de Dieu. Bien que les disciples se souviennent encore des miracles de multiplication des pains, ils n'en ont jamais considéré les implications pour leur situation immédiate.
17Jésus, l’ayant connu, leur dit: Pourquoi raisonnez-vous sur ce que vous n’avez pas de pains? Êtes-vous encore sans intelligence, et ne comprenez-vous pas?
18Avez-vous le cœur endurci? Ayant des yeux, ne voyez-vous pas? Ayant des oreilles, n’entendez-vous pas? Et n’avez-vous point de mémoire?
Les questions de Jésus faisaient référence aux miracles...
Les questions de Jésus faisaient référence aux miracles de la multiplication des pains (6.30–44; 8.1–10).
19Quand j’ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés? Douze, lui répondirent-ils.
20Et quand j’ai rompu les sept pains pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées? Sept, répondirent-ils.
21Et il leur dit: Ne comprenez-vous pas encore?
Dans un passage précédent, Jésus et ses disciples...
Dans un passage précédent, Jésus et ses disciples se sont mis en route pour Bethsaïda sans succès (6.45) ; dans ce passage, ils arrivent et Jésus guérit un aveugle. Marc est le seul à décrire cette guérison en deux temps ; cela pourrait être lié à l'ouverture des yeux spirituels des disciples dans le passage suivant (8.27–38). Jean 1.44 identifie Bethsaïda comme étant le lieu d'origine de Pierre, André, Jacques et Jean (voir aussi Jean 12.21). Ce petit village de pêcheurs, bien que techniquement situé en Gaulanitis, est généralement considéré comme faisant partie de la Galilée (Jean 12.21). Il a été déplacé et élevé au rang de ville par Philippe le Tétrarque (Josèphe, Antiquités juive 18.2.1).
22Ils se rendirent à Bethsaïda; et on amena vers Jésus un aveugle, qu’on le pria de toucher.
23Il prit l’aveugle par la main, et le conduisit hors du village; puis il lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains, et lui demanda s’il voyait quelque chose.
La guérison n'est pas instantanée — l'homme voit...
La guérison n'est pas instantanée — l'homme voit d'abord de manière imparfaite. Le deuxième imposition des mains de Jésus apporte une guérison complète. Qui est cet homme qui calme la mer et guérit les aveugles ? Pierre le révèle dans le passage suivant : il est le Messie (8.29).
24Il regarda, et dit: J’aperçois les hommes, mais j’en vois comme des arbres, et qui marchent.
25Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux; et, quand l’aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement.
26Alors Jésus le renvoya dans sa maison, en disant: N’entre pas au village.
Philippe le Tétrarque, fils d'Hérode le Grand, a...
Philippe le Tétrarque, fils d'Hérode le Grand, a construit Césarée de Philippe sur les pentes du mont Hermon, à environ 40 kilomètres au nord de la mer de Galilée. La ville de Césarée qui se trouve sur de la côte (plus célèbre) a été construite par le père de Philippe. En tant que bon enseignant, Jésus pose une question pour aider ses disciples à comprendre. La réponse est similaire à 6.14–16 (voir la note d'étude sur 6.14). Jésus est considéré comme étant un prophète (6.4; 14.65; Luc 7.16, 39; 13.33; 24.19).
La déclaration de Pierre selon laquelle Jésus est...
La déclaration de Pierre selon laquelle Jésus est le Messie, ainsi que la première prédiction de Jésus au sujet de sa mort, marquent un tournant dans l'Évangile de Marc et une nouvelle étape dans la vie de Jésus. Pierre répond enfin à la question posée par les disciples en 4.41.
Cette section est la première qui contient une...
Cette section est la première qui contient une prédiction de Jésus sur sa souffrance (8.31), une erreur des disciples (8.32–33), et un regroupement de paroles données par Jésus sur la formation des disciples (8.34–9.1). Cp. 9.30–10.31.
27Jésus s’en alla, avec ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et il leur posa en chemin cette question: Qui dit-on que je suis?
28Ils répondirent: Jean-Baptiste; les autres, Élie, les autres, l’un des prophètes.
Dans le texte grec, le vous utilisé dans...
Dans le texte grec, le vous utilisé dans la question est emphatique. Pierre répond pour le groupe que Jésus est le Messie. Sa réponse est correcte, comme l'indique le commandement de ne rien dire à personne au sujet de Jésus (voir 3.11–12; voir aussi 1.1; 14.61–62; Mt 16.17).
29Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre lui répondit: Tu es le Christ.
30Jésus leur recommanda sévèrement de ne dire cela de lui à personne.
Ensuite, Jésus enseigne aux disciples qu'il souffrira et...
Ensuite, Jésus enseigne aux disciples qu'il souffrira et sera tué à Jérusalem, et que trois jours plus tard il ressuscitera d'entre les morts. Jésus prédit maintenant explicitement ce qu'il avait décrit de manière cachée (2.19–20). En réponse, Pierre s'y oppose, alors Jésus lui enseigne, ainsi qu'aux autres disciples présents, la nature de sa mission, et le sens qu'il y a à le suivre.
31Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât trois jours après.
32Il leur disait ces choses ouvertement. Et Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre.
33Mais Jésus, se retournant et regardant ses disciples, réprimanda Pierre, et dit: Arrière de moi, Satan! Car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n’as que des pensées humaines.
Jésus expose à ses disciples et à la...
Jésus expose à ses disciples et à la foule ce qu'il en coûte d'être son disciple. Jésus dit qu'il faut le laisser déterminer nos objectifs et nos desseins dans la vie. Le fait de prendre sa croix est métaphorique (cp. Luc 9.23) et fait référence au fait que la fidélité à Jésus doit s'étendre, si nécessaire, jusqu'à la mort. Suivre l'enseignement et l'exemple de Jésus est un engagement perpétuel.
34Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.
35Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.
La réponse implicite à la question rhétorique de...
La réponse implicite à la question rhétorique de Jésus est que posséder le monde entier n'a aucune valeur si cela vous fait perdre la vie éternelle : "Il n'est pas fou, celui qui donne ce qu'il ne peut pas garder pour obtenir ce qu'il ne peut pas perdre" (Jim Elliot). Vous avez besoin de votre âme pour profiter des bienfaits du monde à venir. Une fois que vous avez abandonné votre vie ou votre âme, il n'y a plus rien que vous puissiez faire pour la récupérer.
36Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme?
37Que donnerait un homme en échange de son âme?
38Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges.