La conduite exemplaire dans la maison de Dieu...
La conduite exemplaire dans la maison de Dieu (voir 3.15) s’applique à tous : anciens et jeunes (5.1–2), les veuves (5.3–16), les anciens (5.17–25), et les esclaves (6.1–2a). Le respect mutuel au sein de la communauté chrétienne dépasse les distinctions sociales.
1Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père; exhorte les jeunes gens comme des frères,
2les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté.
Une veuve sans ressources ni famille se retrouvait...
Une veuve sans ressources ni famille se retrouvait démunie dans une société qui ne pourvoyait pas à ses besoins. La communauté chrétienne avait donc la responsabilité de prendre soin de ces femmes parmi ses membres (voir Dt 10.17–19 ; Es 1.17 ; cf. Ac 6.1–6 ; Jc 1.27). Certains ont suggéré que ce passage faisait allusion à un ordre religieux de veuves dans l’église d’Éphèse au premier siècle, mais il n’existe aucune preuve concluante d’une telle institution, seulement l’existence d’un ministère dédié aux membres nécessiteux de la communauté.
3Honore les veuves qui sont véritablement veuves.
4Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux; car cela est agréable à Dieu.
5Celle qui est véritablement veuve, et qui est demeurée dans l’isolement, met son espérance en Dieu et persévère nuit et jour dans les supplications et les prières.
6Mais celle qui vit dans les plaisirs est morte, quoique vivante.
7Déclare-leur ces choses, afin qu’elles soient irréprochables.
8Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle.
9Qu’une veuve, pour être inscrite sur le rôle, n’ait pas moins de soixante ans, qu’elle ait été femme d’un seul mari,
10qu’elle soit recommandable par de bonnes œuvres, ayant élevé des enfants, exercé l’hospitalité, lavé les pieds des saints, secouru les malheureux, pratiqué toute espèce de bonne œuvre.
Si Paul s'inquiétait du remariage avec des non-croyants...
Si Paul s'inquiétait du remariage avec des non-croyants (cf. 5.14), le « premier engagement » pourrait désigner leur engagement chrétien, qu'elles renieraient en contractant un mariage païen. Un tel mariage les aurait probablement éloignés du Christ. Il est également possible que Paul et l’église reconnaissaient une forme de « veuvage sacré » (voir 5.5 ; cf. Ac 9.36–37), un état marqué par un vœu que Paul qualifierait ici de « premier engagement ».
Les jeunes veuves encore en âge d'avoir des...
Les jeunes veuves encore en âge d'avoir des enfants nécessitaient une approche différente. Paul craignait qu’elles ne soient influencées par les faux enseignants et détournées de la foi.
11Mais refuse les jeunes veuves; car, lorsque la volupté les détache du Christ, elles veulent se marier,
12et se rendent coupables en ce qu’elles violent leur premier engagement.
13Avec cela, étant oisives, elles apprennent à aller de maison en maison; et non seulement elles sont oisives, mais encore causeuses et intrigantes, disant ce qu’il ne faut pas dire.
14Je veux donc que les jeunes se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles dirigent leur maison, qu’elles ne donnent à l’adversaire aucune occasion de médire;
15car déjà quelques-unes se sont détournées pour suivre Satan.
16Si quelque fidèle, homme ou femme, a des veuves, qu’il les assiste, et que l’Église n’en soit point chargée, afin qu’elle puisse assister celles qui sont véritablement veuves.
soient jugés dignes d’un double honneur: Cf. Ga...
soient jugés dignes d’un double honneur : Cf. Ga 6.6. Il n’existe aucune preuve d’un clergé rémunéré à cette époque, et le terme utilisé ici ne désigne pas un salaire continu et régulier, bien qu’il implique plus qu’un simple respect. Les citations des Écritures (Dt 25.4 ; Lc 10.7) suggèrent une forme de soutien matériel ou financier.
anciens: Comme dans le judaïsme, les leaders de...
anciens : Comme dans le judaïsme, les leaders de la communauté (voir aussi 3.1–7 ; Ti 1.5–9) étaient généralement des hommes plus âgés jouant un rôle de direction dans la communauté élargie. Les lettres à Timothée et à Tite reconnaissent une fonction spécifique d’anciens, comme ici (voir aussi 1Tm 4.14 ; Ti 1.5), mais le terme peut aussi désigner plus largement les hommes âgés au sein de la communauté (comme dans 1Tm 5.1).
17Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement.
18Car l’Écriture dit: Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire.
Le climat instauré par les faux enseignants a...
Le climat instauré par les faux enseignants a peut-être favorisé la diffusion d’accusations infondées contre les dirigeants de la communauté. Ce passage suit le modèle de Dt 19.15–21. • deux ou trois témoins : Voir Dt 17.6 ; 19.15 ; Mt 18.16 ; 2Co 13.1 ; Hé 10.28.
19Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins.
20Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte.
21Je te conjure devant Dieu, devant Jésus-Christ, et devant les anges élus, d’observer ces choses sans prévention, et de ne rien faire par faveur.
22N’impose les mains à personne avec précipitation, et ne participe pas aux péchés d’autrui; toi-même, conserve-toi pur.
23Ne continue pas à ne boire que de l’eau; mais fais usage d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions.
Ces deux déclarations proverbiales résument 5.17–23 et indiquent...
Ces deux déclarations proverbiales résument 5.17–23 et indiquent le jugement de Dieu.
24Les péchés de certains hommes sont manifestes, même avant qu’on les juge, tandis que chez d’autres, ils ne se découvrent que dans la suite.
25De même, les bonnes œuvres sont manifestes, et celles qui ne le sont pas ne peuvent rester cachées.