2Je veux te conduire, t’amener à la maison de ma mère; Tu me donneras tes instructions, Et je te ferai boire du vin parfumé, Du moût de mes grenades.
3Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m’embrasse!
4Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, Avant qu’elle le veuille.
5Qui est celle qui monte du désert, Appuyée sur son bien-aimé? Je t’ai réveillée sous le pommier; Là ta mère t’a enfantée, C’est là qu’elle t’a enfantée, qu’elle t’a donné le jour.
6Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, Comme un sceau sur ton bras; Car l’amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l’Éternel.
7Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, Il ne s’attirerait que le mépris.
ⓘAu milieu d'un échange passionné de compliments et...
Au milieu d'un échange passionné de compliments et d'engagements romantiques, voici un nouvel éloge de l'abstinence sexuelle jusqu'au mariage.
8Nous avons une petite sœur, Qui n’a point encore de mamelles; Que ferons-nous de notre sœur, Le jour où on la recherchera?
9Si elle est un mur, Nous bâtirons sur elle des créneaux d’argent; Si elle est une porte, Nous la fermerons avec une planche de cèdre.
10Je suis un mur, Et mes seins sont comme des tours; J’ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.
ⓘD'un point de vue dramatique, le dilemme de...
D'un point de vue dramatique, le dilemme de l'épouse concernant la vigne du verset 1.6 est finalement résolu : elle a réussi à rapporter l'argent du bail de sa vigne à Baal-Hamon, afin de payer Salomon et les vendangeurs qu'elle a engagés.
Si le passage est purement poétique, son message principal est que l'amour ne peut être acheté, même par un roi puissant comme Salomon.
11Salomon avait une vigne à Baal-Hamon; Il remit la vigne à des gardiens; Chacun apportait pour son fruit mille sicles d’argent.
12Ma vigne, qui est à moi, je la garde. A toi, Salomon, les mille sicles, Et deux cents à ceux qui gardent le fruit!
13Habitante des jardins! Des amis prêtent l’oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre!
14Fuis, mon bien-aimé! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes des aromates!
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Cantique des cantiques 8.1
Si c'était son frère, elle pourrait l'embrasser en public ; les baisers romantiques n'étaient pas appropriés en public, mais les baisers entre membres d'une même famille étaient acceptables.
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Cantique des cantiques 8.4
Pour la troisième fois, elle encourage les jeunes femmes de Jérusalem à conserver leur virginité (voir 2.7; 3.5). La vertu de la virginité est encore confirmée en 8.8–9.
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Cantique des Cantiques 8.5
Le pommier est un symbole de fertilité car il porte des fruits (voir 2.3, 5 ; 7.8).
Le fait de mentionner la mère peut être une manière subtile de suggérer la procréation comme fruit de l'amour sexuel (cf. 8.2).
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Cantique des Cantiques 8.6
Dans l'Israël ancien, on utilisait une marque pour identifier ou montrer la propriété en pressant la face d'une bague dans de la cire molle. Le mari veut que sa femme se marque de son identité, en privé sur son cœur, et publiquement sur son bras également.
Bien que la mort soit inévitable, le lien de l'amour est résolu, inébranlable, et ne se brise qu'à la mort.
L'énergie de la jalousie se déplace pour protéger une relation exclusive telle que celle entre mari et femme ou entre Dieu et son peuple (Na 1.2 ; Za 1.14–17).
Dans l'Ancien Testament, la tombe (en hébreu shéol)symbolise le séjour des morts. Il n'est pas nécessairement associé à la punition.
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Cantique des Cantiques 8.8
Les frères de la femme expriment leur inquiétude pour la chasteté de leur sœur. Selon la coutume de l'Ancien Proche-Orient, ils sont les gardiens de la sexualité de leur sœur jusqu'à son mariage.
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Cantique des Cantiques 8.9
Le terme 'rempart' semble avoir deux significations métaphoriques : soit cela porte sur la poitrine de la fille prépubère comme un rempart (voir 8.10) ; soit sur l'abstinence de la fille jusqu'au mariage, impénétrable comme un rempart.
Les tours servaient de postes d'observation pour protéger la ville ; une tour d'argent serait plus visible et imprenable. Si la femme est déjà un rempart, ayant gardé sa virginité, ils honoreront et renforceront sa détermination.
D'autre part, une porte battante indique la promiscuité. Les frères la forceront à se retenir.
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Cantique des Cantiques 8.10
La femme affirme qu'elle était chaste et se préservait pour le mariage.
La femme se décrit dans le langage du désir (cf. 4.4 ; 7.4, 8) et remet en question la perception de ses frères qui la considèrent comme immature.
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Cantique des Cantiques 8.11
Baal-Hamon n'est pas mentionné ailleurs dans la Bible. Cependant, ce lieu apparaît plus tard comme se situant au nord d'Israël ; il pourrait s'agir du même endroit.
Il existe différentes dénominations de pièces dans l'Ancien Testament ; le prix exact ne peut donc pas être déterminé, mais la vigne était grande.
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Cantique des Cantiques 8.13
La scène est passée du bail aux jardins, plus familiers et agréables.
Il semble que la femme parle avec ses amis ("des camarades"). Son homme est légèrement jaloux et la veut pour lui seul.
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Cantique des Cantiques 8.14
Avec cette exclamation, elle l'invite à la suivre, et il la poursuit avec toute la force et la vitesse exaltante d'une gazelle (voir 2.8–10).