Agur reconnaît son ignorance, à l’image du psalmiste...
Agur reconnaît son ignorance, à l’image du psalmiste qui se décrit comme un animal sans intelligence (cf. Ps 73.22). Le commencement de la sagesse, c’est de savoir qu’on ne sait pas.
1Paroles d’Agur, fils de Jaké. Sentences prononcées par cet homme pour Ithiel, pour Ithiel et pour Ucal.
2Certes, je suis plus stupide que personne, Et je n’ai pas l’intelligence d’un homme;
3Je n’ai pas appris la sagesse, Et je ne connais pas la science des saints.
Face à l’ignorance et à la faiblesse d’Agur...
Face à l’ignorance et à la faiblesse d’Agur se dressent la force et la sagesse de Dieu (cf. Ps 18.30). C’est là une bonne nouvelle pour Agur, qui reconnaît en Dieu un bouclier pour tous ceux qui cherchent refuge en lui.
4Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu? Qui a recueilli le vent dans ses mains? Qui a serré les eaux dans son vêtement? Qui a fait paraître les extrémités de la terre? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils? Le sais-tu?
5Toute parole de Dieu est éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui un refuge.
6N’ajoute rien à ses paroles, De peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur.
Agur demande deux choses à Dieu: être préservé...
Agur demande deux choses à Dieu : être préservé du mensonge (cf. 6.16–19 ; 14.5, 25 ; 25.18 ; 26.18–19) et ne recevoir ni trop, ni trop peu. Être riche (3.9–10, 15–16 ; 10.15, 22) ou pauvre (3.27 ; 11.24 ; 28.27 ; 29.7, 14) n'est pas un péché, mais Agur voulait sagement éviter les pièges de l’excès comme du manque.
7Je te demande deux choses: Ne me les refuse pas, avant que je meure!
8Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère; Ne me donne ni pauvreté, ni richesse, Accorde-moi le pain qui m’est nécessaire.
9De peur que, dans l’abondance, je ne te renie Et ne dise: Qui est l’Éternel? Ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe, Et ne m’attaque au nom de mon Dieu.
10Ne calomnie pas un serviteur auprès de son maître, De peur qu’il ne te maudisse et que tu ne te rendes coupable.
Ces versets dressent le portrait de ceux que...
Ces versets dressent le portrait de ceux que les sages méprisent : les insensés qui déshonorent leurs parents(10.1 ; 20.20 ; Ex 20.12 ; Dt 5.16). Ils se trompent eux-mêmes (Pr 8.7), se croient purs alors qu’ils ne le sont pas (20.9), s’enflent d’orgueil (6.17–18 ; 11.2 ; 13.10 ; 15.33 ; 16.18 ; 18.12 ; 19.20 ; 29.23), blessent les autres par leurs paroles tranchantes (25.18), et méprisent les pauvres (3.27 ; 11.24 ; 28.27 ; 29.7, 14).
11Il est une race qui maudit son père, Et qui ne bénit point sa mère.
12Il est une race qui se croit pure, Et qui n’est pas lavée de sa souillure.
13Il est une race dont les yeux sont hautains, Et les paupières élevées.
14Il est une race dont les dents sont des glaives Et les mâchoires des couteaux, Pour dévorer le malheureux sur la terre Et les indigents parmi les hommes.
Le parallélisme numérique (« Trois... Quatre ») est...
Le parallélisme numérique (« Trois... Quatre ») est un procédé poétique qui sert à souligner des exemples marquants. Ici, il révèle des forces insatiables et parfois destructrices (30.18–19, 30.21–23, 30.29–31). • Le séjour des morts, image de la mort, semble toujours réclamer davantage : les hommes continuent de mourir (27.20). • la femme stérile : Les femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants désirent souvent en avoir, comme Sara avant qu'elle ne donne naissance à Isaac, Rebecca jusqu'à la naissance d'Ésaü et Jacob, et Anne jusqu'à la naissance de Samuel. • Le terre qui n'est pas rassasiée et le feu dévorant partagent cette même faim insatiable : ils consument tout sur leur passage.
15La sangsue a deux filles: Donne! Donne! Trois choses sont insatiables, Quatre ne disent jamais: Assez!
16Le séjour des morts, la femme stérile, La terre, qui n’est pas rassasiée d’eau, Et le feu, qui ne dit jamais: Assez!
17L’œil qui se moque d’un père Et qui dédaigne l’obéissance envers une mère, Les corbeaux du torrent le perceront, Et les petits de l’aigle le mangeront.
L’auteur est frappé d’étonnement en observant comment certaines...
L’auteur est frappé d’étonnement en observant comment certaines choses avancent, portées par une dynamique qui les dépasse.
18Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée, Même quatre que je ne puis comprendre:
19La trace de l’aigle dans les cieux, La trace du serpent sur le rocher, La trace du navire au milieu de la mer, Et la trace de l’homme chez la jeune femme.
20Telle est la voie de la femme adultère: Elle mange, et s’essuie la bouche, Puis elle dit: Je n’ai point fait de mal.
Ce proverbe mentionne quatre situations qui ébranlent la...
Ce proverbe mentionne quatre situations qui ébranlent la terre, car elles bouleversent l’ordre établi. • qui est rassasié de pain : Dans l’Antiquité, comme dans de nombreux pays non industrialisés aujourd’hui, avoir de quoi manger à sa faim, en particulier du pain, était un signe de prospérité.
21Trois choses font trembler la terre, Et il en est quatre qu’elle ne peut supporter:
22Un esclave qui vient à régner, Un insensé qui est rassasié de pain,
23Une femme dédaignée qui se marie, Et une servante qui hérite de sa maîtresse.
Voici un autre exemple de parallélisme numérique: de...
Voici un autre exemple de parallélisme numérique : de petites créatures, en apparence faibles, se révèlent d’une étonnante force et d’une grande ingéniosité.
24Il y a sur la terre quatre animaux petits, Et cependant des plus sages;
25Les fourmis, peuple sans force, Préparent en été leur nourriture;
26Les damans, peuple sans puissance, Placent leur demeure dans les rochers;
27Les sauterelles n’ont point de roi, Et elles sortent toutes par divisions;
28Le lézard saisit avec les mains, Et se trouve dans les palais des rois.
29Il y en a trois qui ont une belle allure, Et quatre qui ont une belle démarche:
30Le lion, le héros des animaux, Ne reculant devant qui que ce soit;
31Le cheval tout équipé; ou le bouc; Et le roi à qui personne ne résiste.
32Si l’orgueil te pousse à des actes de folie, Et si tu as de mauvaises pensées, mets la main sur la bouche:
33Car la pression du lait produit de la crème, La pression du nez produit du sang, Et la pression de la colère produit des querelles.