Le sacrifice pour le pardon (en hébreu khatta’t,...
Le sacrifice pour le pardon (en hébreu khatta’t, "manquer, échouer, rater, faillir") se fait pour des violations spécifiques et non intentionnelles des commandements de Dieu (voir aussi Nb 15.22–29), et est destinée à réparer une perte ou à remédier à un échec (par exemple, Lv 5.1–4). Bien que nous péchons tous, Dieu nous pardonnera si nous nous confessons (Ga 6.1 ; 1Jn 1.8–9). Cependant, on nous prévient de ne pas pécher "effrontément" ou "délibérément" (Nb 15.30–31 ; Hé 6.4–6 ; 10.26–29).
1L’Éternel parla à Moïse, et dit:
2Parle aux enfants d’Israël, et dis: Lorsque quelqu’un péchera involontairement contre l’un des commandements de l’Éternel, en faisant des choses qui ne doivent point se faire;
Ces versets distinguent deux types de sacrifice pour...
Ces versets distinguent deux types de sacrifice pour le pardon : d'abord le sacrifice pour le péché du grand prêtre (4.3, 20) et pour toute la communauté d'Israël (4.13), ensuite le sacrifice pour l'un des chefs d'Israël (4.22) et pour tout membre du peuple (4.27). Dans le premier cas, il faut sacrificier un taureau, un animal grand et coûteux. Il ne doit pas être mangé (6.30) mais être complètement brûlé (4.12, 21), et une partie de son sang est présentée dans le Lieu Saint (4.6–7, 17–18). Dans le deuxième cas, il faut un animal moins important, comme un bouc mâle pour un dirigeant laïc ou une brebis ou une chèvre pour unmembre du peuple. Le prêtre mange une partie du sacrifice de l'Israëlite (6.24–29), et le sang est présenté à l'autel de bronze dans la cour (4.25, 30). Cette distinction souligne les responsabilités des dirigeants. Le sacrifice est le même pour le prêtre que pour tout le peuple, et le sacrifice du chef laïc plus important que celui d'une personne du peuple. Le Nouveau Testament souligne également la responsabilité des chefs religieux ; ceux qui enseignent (Jc 3.1) et les chefs religieux qui servent (Mt 23.1–33 ; Lc 20.47) sont jugés plus sévèrement que leurs adeptes.
3Si c’est le sacrificateur ayant reçu l’onction qui a péché et a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l’Éternel, pour le péché qu’il a commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice d’expiation.
4Il amènera le taureau à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel; et il posera sa main sur la tête du taureau, qu’il égorgera devant l’Éternel.
Dans le complexe du Tabernacle, il y avait...
Dans le complexe du Tabernacle, il y avait une tente (parfois appelée la "Tente de la Rencontre" ; voir la note d'étude sur 1.1) à l'extrémité ouest de la cour. À l'intérieur, le rideau intérieur séparait la première pièce, le Lieu Saint, de la deuxième, le Lieu Très Saint. L'Arche de l'Alliance (Ex 26.31–33) se trouvait dans le Lieu Très Saint qui était la salle du trône de Dieu (voir la note d'étude sur Lévitique 1.1). L'aspersion du sang de l'animal sur le rideau (4.6, 17) et son application sur les cornes de l'autel des parfums (4.7, 18) servaient à expier le prêtre oint ou toute la communauté. Cette action démontrait la gravité des offenses expiées (cf. 4.25, 30–35).
5Le sacrificateur ayant reçu l’onction prendra du sang du taureau, et l’apportera dans la tente d’assignation;
6il trempera son doigt dans le sang, et il en fera sept fois l’aspersion devant l’Éternel, en face du voile du sanctuaire.
7Le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l’autel des parfums odoriférants, qui est devant l’Éternel dans la tente d’assignation; et il répandra tout le sang du taureau au pied de l’autel des holocaustes, qui est à l’entrée de la tente d’assignation.
8Il enlèvera toute la graisse du taureau expiatoire, la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
9les deux rognons, et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu’il détachera près des rognons.
10Le sacrificateur enlèvera ces parties comme on les enlève du taureau dans le sacrifice d’actions de grâces, et il les brûlera sur l’autel des holocaustes.
Seules les sacrifices pour le prêtre ou toute...
Seules les sacrifices pour le prêtre ou toute la communauté étaient brûlées à l'extérieur du camp. Cela peut s'expliquer par le fait que la faute du grand prêtre ou de la communauté était reportée sur le sacrifice qui devait donc être éliminé à l'extérieur du camp. Les coupables ne devaient pas participer ou tirer profit de leurs propres sacrifices pour le péché, même s'ils étaient prêtres (6.19–23).
11Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses jambes, ses entrailles et ses excréments,
12le taureau entier, il l’emportera hors du camp, dans un lieu pur, où l’on jette les cendres, et il le brûlera au feu sur du bois: c’est sur le tas de cendres qu’il sera brûlé.
13Si c’est toute l’assemblée d’Israël qui a péché involontairement et sans s’en apercevoir, en faisant contre l’un des commandements de l’Éternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
14et que le péché qu’on a commis vienne à être découvert, l’assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice d’expiation, et on l’amènera devant la tente d’assignation.
15Les anciens d’Israël poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l’Éternel, et on égorgera le taureau devant l’Éternel.
16Le sacrificateur ayant reçu l’onction apportera du sang du taureau dans la tente d’assignation;
17il trempera son doigt dans le sang, et il en fera sept fois l’aspersion devant l’Éternel, en face du voile.
18Il mettra du sang sur les cornes de l’autel qui est devant l’Éternel dans la tente d’assignation; et il répandra tout le sang au pied de l’autel des holocaustes, qui est à l’entrée de la tente d’assignation.
19Il enlèvera toute la graisse du taureau, et il la brûlera sur l’autel.
20Il fera de ce taureau comme du taureau expiatoire; il fera de même. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour eux l’expiation, et il leur sera pardonné.
21Il emportera le taureau hors du camp, et il le brûlera comme le premier taureau. C’est un sacrifice d’expiation pour l’assemblée.
Les sacrifices pour le péché décrits dans ce...
Les sacrifices pour le péché décrits dans ce passage permettent aux laïcs, qu'ils soient chefs ou autres citoyens israélites, d'expier leurs fautes. On pouvait manger les sacrifices (contrairement à 4.3–21), qui étaient des animaux de moindre valeur. Le sang du sacrifice n'entrait pas dans le Lieu Saint ; on s'en débarassait dans la cour du Tabernacle. Comme pour le sacrifice de communion (ch 3), la graisse et certains organes internes étaient brûlés sur l'autel. Cependant, on donnait le reste de la chair au prêtre comme nourriture pour lui-même et les hommes de sa famille (6.29), et il fallait la manger dans un lieu sacré (6.26 ; cf. 10.16–20). Un chef laïc devait offrir un bouc (4.23), tandis qu'un laïc ordinaire pouvait offrir une chèvre ou une brebis. La petite taille et le faible coût de l'animal reflétaient l'influence moindre de l'Israélite ordinaire et, probablement, sa situation financière. Les considérations économiques permettaient à ceux qui étaient pauvres d'apporter une paire de colombes ou de jeunes pigeons (5.7–8 ; 12.6, 8 ; cf. Lc 2.24). Les plus pauvres pouvaient offrir environ un kilo de farine (Lv 5.11).
22Si c’est un chef qui a péché, en faisant involontairement contre l’un des commandements de l’Éternel, son Dieu, des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
23et qu’il vienne à découvrir le péché qu’il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut.
24Il posera sa main sur la tête du bouc, qu’il égorgera dans le lieu où l’on égorge les holocaustes devant l’Éternel. C’est un sacrifice d’expiation.
25Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra le sang au pied de l’autel des holocaustes.
26Il brûlera toute la graisse sur l’autel, comme la graisse du sacrifice d’actions de grâces. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour ce chef l’expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
Les laïcs, qui avaient moins de responsabilité qu'un...
Les laïcs, qui avaient moins de responsabilité qu'un prêtre ou un leader, étaient autorisés à offrir une brebis ou une chèvre. Une position plus élevée apporte une plus grande responsabilité (cf. Am 3.2 ; Mt 25.14–30 ; Jc 3.1).
27Si c’est quelqu’un du peuple qui a péché involontairement, en faisant contre l’un des commandements de l’Éternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
28et qu’il vienne à découvrir le péché qu’il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu’il a commis.
29Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire, qu’il égorgera dans le lieu où l’on égorge les holocaustes.
30Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra tout le sang au pied de l’autel.
31Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse du sacrifice d’actions de grâces, et il la brûlera sur l’autel, et elle sera d’une agréable odeur à l’Éternel. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation, et il lui sera pardonné.
32S’il offre un agneau en sacrifice d’expiation, il offrira une femelle sans défaut.
33Il posera sa main sur la tête de la victime, qu’il égorgera en sacrifice d’expiation dans le lieu où l’on égorge les holocaustes.
34Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra tout le sang au pied de l’autel.
35Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse de l’agneau dans le sacrifice d’actions de grâces, et il la brûlera sur l’autel, comme un sacrifice consumé par le feu devant l’Éternel. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation du péché qu’il a commis, et il lui sera pardonné.