Les livres prophétiques de l'Ancien Testament commencent souvent...
Les livres prophétiques de l'Ancien Testament commencent souvent par un "récit de l'appel" prophétique qui détaille la mission du prophète (par exemple, Jr 1.4–19). Ce récit apportait la preuve que les paroles du prophète étaient légitimes et qu'il parlait en tant qu'ambassadeur du Seigneur. Il introduit souvent les thèmes que sa prophétie abordera plus en détail, tout comme l'ouverture d'une symphonie introduit les motifs musicaux qui seront développés tout au long de la pièce. Le récit de l'appel d'Ézéchiel est centré sur le jugement imminent du Seigneur sur son peuple.
Les premiers versets situent le ministère du prophète...
Les premiers versets situent le ministère du prophète parmi les exilés de Juda qui avaient été emmenés à Babylone.
1La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, comme j’étais parmi les captifs du fleuve du Kebar, les cieux s’ouvrirent, et j’eus des visions divines.
2Le cinquième jour du mois, c’était la cinquième année de la captivité du roi Jojakin,
3la parole de l’Éternel fut adressée à Ézéchiel, fils de Buzi, le sacrificateur, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve du Kebar; et c’est là que la main de l’Éternel fut sur lui.
Le langage de cette première vision est celui...
Le langage de cette première vision est celui de la théophanie, c'est-à-dire de la manifestation physique de Dieu (voir la note d'étude sur Dt 1.33). Ézéchiel a eu du mal à décrire ce qu'il a vu, comme le démontre l'utilisation fréquente de termes qui traduisent cette difficulté. L'effet global est néanmoins clair et menaçant ; les verbes de mouvement sont combinés aux symboles de jugement pour avertir que le jugement de Dieu s'abattra inévitablement sur la Jérusalem rebelle.
4Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l’airain poli, sortant du milieu du feu.
Au centre de la nuée ardente se trouvaient...
Au centre de la nuée ardente se trouvaient quatre êtres vivants, chacun ayant quatre visages et quatre ailes. Quatre est un nombre qui représente la complétude ; ces créatures composites représentent l'ensemble de la création.
5Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l’aspect avait une ressemblance humaine.
6Chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes.
7Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme celle du pied d’un veau, ils étincelaient comme de l’airain poli.
8Ils avaient des mains d’homme sous les ailes à leurs quatre côtés; et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes.
9Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre; ils ne se tournaient point en marchant, mais chacun marchait droit devant soi.
10Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de bœuf à gauche, et tous quatre une face d’aigle.
Ces créatures de feu avaient des ailes et...
Ces créatures de feu avaient des ailes et des jambes, ce qui leur permettait de se déplacer à la vitesse de l'éclair dans n'importe quelle direction. Personne ne pouvait échapper à de telles bêtes redoutables. Dans une vision similaire au chapitre 10, elles sont assimilées à des chérubins, des agents du jugement divin.
11Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut; deux de leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre, et deux couvraient leurs corps.
12Chacun marchait droit devant soi; ils allaient où l’esprit les poussait à aller, et ils ne se tournaient point dans leur marche.
13L’aspect de ces animaux ressemblait à des charbons de feu ardents, c’était comme l’aspect des flambeaux, et ce feu circulait entre les animaux; il jetait une lumière éclatante, et il en sortait des éclairs.
14Et les animaux couraient et revenaient comme la foudre.
15Je regardais ces animaux; et voici, il y avait une roue sur la terre, près des animaux, devant leurs quatre faces.
Il serait impossible de construire un char physique...
Il serait impossible de construire un char physique dans lequel chaque roue serait accompagnée d'une deuxième roue tournant en sens inverse. Cette image représente un char qui peut se déplacer indifféremment dans toutes les directions, symbolisant la liberté de mouvement de Dieu dans le jugement.
16A leur aspect et à leur structure, ces roues semblaient être en chrysolithe, et toutes les quatre avaient la même forme; leur aspect et leur structure étaient tels que chaque roue paraissait être au milieu d’une autre roue.
17En cheminant, elles allaient de leurs quatre côtés, et elles ne se tournaient point dans leur marche.
18Elles avaient une circonférence et une hauteur effrayantes, et à leur circonférence les quatre roues étaient remplies d’yeux tout autour.
Le char était imprégné de l'esprit des êtres...
Le char était imprégné de l'esprit des êtres vivants, et toute l'assemblée se déplaçait comme une seule entité.
19Quand les animaux marchaient, les roues cheminaient à côté d’eux; et quand les animaux s’élevaient de terre, les roues s’élevaient aussi.
20Ils allaient où l’esprit les poussait à aller; et les roues s’élevaient avec eux, car l’esprit des animaux était dans les roues.
21Quand ils marchaient, elles marchaient; quand ils s’arrêtaient, elles s’arrêtaient; quand ils s’élevaient de terre, les roues s’élevaient avec eux, car l’esprit des animaux était dans les roues.
La surface était semblable au ciel, étincelante comme...
La surface était semblable au ciel, étincelante comme du cristal, et elle délimitait la sphère de la présence de Dieu (le ciel) de celle de l'humanité (la terre). Les références au ciel, aux chérubins (voir la note d'étude sur 1.11–14), et à l'arc-en-ciel (1.28) nous rappellent les premiers chapitres de la Genèse et indiquent que le récit qui va être développé concerne la destruction de la création de Dieu, suivie de sa reconstruction. Tout comme Dieu a détruit le monde qu'il avait créé en provoquant un déluge, puis l'a reconstruit par l'intermédiaire de Noé, le monde d'Ézéchiel est, lui aussi, en train de se détruire et de se reconstruire.
22Au-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant, qui s’étendait sur leurs têtes dans le haut.
23Sous ce ciel, leurs ailes étaient droites l’une contre l’autre, et ils en avaient chacun deux qui les couvraient, chacun deux qui couvraient leurs corps.
24J’entendis le bruit de leurs ailes, quand ils marchaient, pareil au bruit de grosses eaux, ou à la voix du Tout-Puissant; c’était un bruit tumultueux, comme celui d’une armée; quand ils s’arrêtaient, ils laissaient tomber leurs ailes.
25Et il se faisait un bruit qui partait du ciel étendu sur leurs têtes, lorsqu’ils s’arrêtaient et laissaient tomber leurs ailes.
Sur le trône de Dieu se trouvait une...
Sur le trône de Dieu se trouvait une figure dont l'apparence évoquait celle d'un homme. Ézéchiel est subjugué par la magnificence du spectacle et peine à le décrire. Cette forme humaine révélait la gloire rayonnante du Seigneur qui avait autrefois rempli le Tabernacle et le Temple comme une manifestation visible de la présence de Dieu (cf. Dn 7.9–10 ; Rev 1.12–17). Bien que la présence impressionnante de Dieu sous une forme humaine réconfortait son peuple fidèle, elle annonçait un jugement inévitable pour ceux qui lui désobéissaient. Cette vision présageait la venue de Dieu sur terre en tant qu'homme en Jésus-Christ.
26Au-dessus du ciel qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose de semblable à une pierre de saphir, en forme de trône; et sur cette forme de trône apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut.
27Je vis encore comme de l’airain poli, comme du feu, au-dedans duquel était cet homme, et qui rayonnait tout autour; depuis la forme de ses reins jusqu’en haut, et depuis la forme de ses reins jusqu’en bas, je vis comme du feu, et comme une lumière éclatante, dont il était environné.
28Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante, qui l’entourait: c’était une image de la gloire de l’Éternel. A cette vue, je tombai sur ma face, et j’entendis la voix de quelqu’un qui parlait.