mariage, coutumes de mariage

Union légitime d'un homme et d'une femme telle que reconnue par les autorités ou la société, selon les coutumes et dispositions de diverses cultures.

Le mariage a été instauré par Dieu, qui a décrété qu'un homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et que lui et elle deviendraient une seule chair (Gn 2.24).

Plusieurs types de coutumes de mariage sont mentionnées dans l'Ancien Testament (AT). La plus ancienne semble être basée sur un principe matrilinéaire : le mariage avec des membres de la famille de la mère. Bien qu'il semble y avoir quelques indications de cette pratique à l'âge du bronze moyen et au début de la monarchie, il est difficile d'en être certain. Cependant, on sait que le rôle de la mère était important en Égypte, et peut-être ailleurs, pour déterminer la descendance.

Généralement, la mariée quittait ses parents lorsqu'elle se mariait et allait vivre avec le clan de son mari, comme Rebecca (Gn 24.58–59). Le mot parfois traduit « épouser » (une femme) dans certaines bibles françaises (Dt 21.13, voir Nouvelle Bible Segond) provient d'une racine signifiant « devenir maître ». Dans ce contexte sociétaire, l'épouse traitait souvent son mari comme un maître et l'adressait ainsi.

Les listes généalogiques hébraïques montrent que la descendance était établie au travers des hommes de la lignée (Gn 5.10 ; 36.9–43 ; Nb 1.1–15 ; Ru 4.18–22 ; 1Ch 1.1–9). Le droit important de donner un nom à enfant, indiquant pouvoir et autorité sur lui, est exercé presque autant par le père et la mère dans les références bibliques (voir Gn 4.1, 25–26 ; 5.29 ; 35.18 ; 1S 1.20 ; 4.21 ; Es 8.3 ; Os 1.4–9). Les fils étaient parfois nommés d'après leurs pères (p. ex. « Ben-Hur » signifie « fils de Hur »). Les noms des pères servaient très souvent à identifier les enfants (p. ex. « Simon, fils de Jonas »).

Le père était incontestablement le chef de famille dans le foyer d'une société patriarcale. Sa femme et ses enfants étaient considérés comme ses possessions à certains égards, comme l'étaient ses champs et son bétail (Ex 20.17 ; Dt 5.21). Il avait le droit de vendre ses fils et ses filles (Ex 21.7 ; Né 5.5) et possédait même le pouvoir de vie et de mort sur ses enfants.

Dans la loi de Moïse, il était permis à un homme de divorcer, mais il n'y a pas d'indication qu'une femme pouvait divorcer de son mari (Dt 24.1–4 ; voir 22.13–21).

La coutume du lévirat (mariage du frère ou plus proche parent mâle du défunt à sa veuve) servait à préserver une lignée familiale ainsi que l'héritage ancestral. Ainsi, lorsqu'un homme mourait sans enfant, la responsabilité de lui donner une descendance revenait à son frère ou plus proche parent mâle (Dt 25.5–10). Le premier-né du nouveau mariage était considéré comme l'enfant du défunt. Le lévirat était également connu des Cananéens, des Assyriens et des Hittites.

Le lévirat le plus connu de l'AT est celui de Ruth, même s'il ne se conforme pas exactement à la loi de Deutéronome 25. Il était essentiel pour Ruth de trouver un proche parent masculin puisqu'elle était veuve, sans enfants et vulnérable. Le plus proche parent masculin qui aurait pu l'épouser refuse de le faire, parce qu'il pense que ce serait à la perte de sa propre famille. Boaz est le prochain parent masculin le plus proche et il accepte d'assumer cette responsabilité. Il se marie avec Ruth, avec qui il a un fils (Ru 2.20–4.10).

Il y a de nombreux cas de polygamie mentionnés dans l'AT, mais selon toute probabilité, la grande majorité des Israélites étaient monogames. Il n'y a aucun exemple de grand ménage polygame parmi les classes populaires.

La parole divine donnée à Adam au commencement était qu'un « homme … s'attachera à sa femme » (Gn 2.24). Les lois hébraïques assument généralement le mariage avec une seule femme (Ex 20.17 ; 21.5 ; Lv 18.8, 16–20 ; 20.10 ; Nm 5.12 ; Dt 5.21). La monogamie était la norme à l'époque de la monarchie. Cependant, Salomon, en tant que roi, n'a pas suivi les traditions hébraïques à cet égard. Dans la période postexilique, les mariages étaient également principalement monogames, même s'il y avait beaucoup plus de divorces. À l'époque du Nouveau Testament (NT), la monogamie semble avoir été la norme, même si des personnes telles qu'Hérode le Grand étaient polygames. Jésus-Christ a enseigné que si un homme divorce de sa femme et en épouse une autre, il commet l'adultère, sauf en cas d'infidélité (Mt 5.31–32 ). L'apôtre Paul précise aussi que la relation maritale est pour la vie.

Les gens se mariaient généralement parmi leurs proches. Il était donc important de préciser quels mariages n'étaient pas acceptables entre membres d'une même famille. L'exemple du mariage d'Abraham et de Sara semble indiquer qu'il était acceptable à leur époque de se marier avec une demi-sœur du côté de son père (Gn 20.12). Les paroles de Tamar, fille du roi David, à son demi-frère qui s'apprête à la violer, semble indiquer que c'était peut-être toujours possible pendant le règne de David (2S 13.13). Pourtant, cela avait été spécifiquement interdit dans Lévitique 20.17.

Comme la loi de Deutéronome 25.5 prévoit ce qui semble interdit dans Lévitique 18.16, il est possible qu'il y ait eu une modification des règlements lévitiques plus stricts. Les mariages entre cousins, tels que ceux d'Isaac avec Rebecca et de Jacob avec Rachel et Léa, étaient courants. Lorsqu'une demande de mariage venait d'un proche parent, il était presque impossible de refuser (Tobit 6.13 ; 7.11–12). Avant que la loi ne soit donnée, Moïse est né d'un mariage entre un neveu et sa tante (Ex 6.20 ; Nb 26.59), ce qui aurait été interdit selon Lévitique 18.12–13 et 20.19. Le mariage de Jacob avec deux sœurs en même temps aurait également été interdit (Gn 29.30 ; voir Lv 18.16–20, en particulier le v. 18).

Lorsque les Israélites se sont installés en Canaan, beaucoup d'entre eux se sont mariés avec des femmes cananéennes, ce qui les a entraînés à adopter leurs pratiques religieuses (Jg 3.6). De tels mariages mixtes étaient interdits par la loi de Moïse (Ex 34.15–16 ; Dt 7.3–4). Cependant, de nombreux Israélites n'ont pas observé ces commandements. Dans le cas d'une femme faite prisonnière à la guerre, une exception pouvait être faite (Dt 21.10–14). Samson a fait le contraire : il a épousé une femme philistine ,qui est restée avec son propre peuple, mais qui recevait périodiquement des visites conjugales de son mari (Jg 14.8–15.2).

Le danger que le mariage mixte corrompe la foi hébraïque était considéré si grand que, pendant la période postexilique, une réforme a ordonné que chaque Juif qui avait épousé une femme étrangère la renvoie avec ses enfants (Esd 9.2 ; 10.3, 16–17). L'intention était de ne plus permettre à Israël de retomber dans l'idolâtrie qui avait provoqué l'exil, même s'il fallait payer le prix de la destruction de foyers. Dans le NT, Paul prescrit aussi que les chrétiens ne doivent pas se marier en dehors de la foi (2Co 6.14–15).

Il est difficile d'estimer à partir de quel âge les gens se mariaient. Selon la tradition juive après les temps bibliques, un garçon était considéré responsable d'un point de vue religieux et communautaire à l'âge de 13 ans. Cette transition était célébrée par la bar-mitsva, une cérémonie qui avait généralement lieu lorsque le garçon avait 13 ans. Toutefois, la Bible n'indique pas clairement à quel âge les jeunes filles ou les jeunes hommes étaient mariés.

Normalement, les parents du jeune homme choisissaient la mariée. Ils en parlaient ensuite avec les parents de la mariée. Souvent, les futurs mariés n'étaient pas consultés. La coutume était de marier l'aîné de la famille en premier (voir Gn 29.26). Lorsque Abraham décide qu'il est temps pour Isaac de se marier, il envoie son serviteur choisir une épouse parmi ses proches en Mésopotamie. Le serviteur discute de la proposition de mariage avec le frère et la mère de la mariée dans un premier temps (24.33–53). Ce n'est qu'ensuite que Rebecca est consultée (v. 57–58). Son père était peut-être dans l'impossibilité d'assumer ce qui normalement aurait été son rôle et sa décision.

La pratique normale était de payer une dot, c'est-à-dire un paiement en biens, à la famille de la future mariée, comme condition de mariage. Cela signifie que la majorité des jeunes hommes ne pouvaient probablement pas se permettre d'avoir plus d'une épouse. Certains épisodes bibliques pourraient indiquer qu'il était possible de proposer autre chose que des biens comme dot, par exemple, travailler pour un temps pour la famille de la femme (Gn 29.15–30) ou lui rendre un autre service (1S 18.25–27). Un homme qui avait eu des relations sexuelles avec une vierge était obligé de payer une dot à son père. Dans le cas d'un viol d'une vierge non fiancée, le coupable pouvait être obligé de se marier avec elle et de payer des dommages à la famille (si le père de la jeune femme le permettait). Le prix était fixé à 50 sicles et était considéré comme une punition plutôt qu'une dot normale.

Selon certaines traditions juives, la dot d'une vierge à fiancer était de 50 sicles durant la période du Second Temple. La dot d'une veuve ou d'une femme divorcée valait environ la moitié de cette somme. Ces traditions affirment que le mariage avec une vierge se faisait en milieu de semaine, pour que son mari, s'il découvrait qu'elle n'était pas vierge, puisse avoir le temps d'en apporter la preuve au tribunal avant le sabbat. Une veuve ou une femme divorcée était mariée habituellement deux jours avant le Sabbat afin de pouvoir passer une journée complète avec son mari avant le sabbat.

Le mariage était une alliance ou un pacte entre deux familles, unissant les deux familles, car le couple et leurs enfants faisaient partie des deux. L'alliance du mariage augmentait donc la taille de chaque famille. Ceci était important car dans cette société, les responsabilités envers la parenté étaient prises très au sérieux. Dans certains cas, le mariage produisait aussi une alliance politique, comme celui entre Salomon et la princesse égyptienne (1R 11.1) ou Achab d'Israël et Jézabel de Tyr (16.31).

L'alliance pouvait s'accompagner de cadeaux qui démontrait la richesse et l'importance sociale du marié et de la mariée (Gn 34.12). Dans le Proche-Orient ancien, offrir un cadeau pouvait être considéré comme donner une partie de soi-même. Le cadeau qui scellait l'alliance établissait également l'autorité du donateur sur la mariée.

La prochaine étape de la procédure de mariage était les fiançailles. Le terme est mentionné pour la première fois dans Exode 22.16 et est utilisé plusieurs fois dans Deutéronome (20.7 ; 22.23–24). Les fiançailles avaient le statut légal d'un mariage (Dt 28.30 ; 2S 3.14) et quiconque avait des relations sexuelles avec une vierge fiancée devait être lapidé, selon la loi du Deutéronome, pour avoir déshonoré la « femme » de son prochain (Dt 22.23–24). Les fiançailles signifiaient prendre possession, de façon comparable à recevoir un tribut. Néanmoins, il était compris que se fiancer ne permettait pas encore de profiter des droits conjugaux (20.7). Pendant la période de fiançailles, le futur marié était exempté de service dans l'armée. Les fiançailles étaient considérées comme un engagement formel à la relation permanente (Mt 1.18 ; Lc 1.27 ; 2.5).

Celui qui devait épouser la fille d'un homme était considéré son gendre dès qu'il lui était fiancé (Gn 19.14). Puisque Marie était fiancée à Joseph, elle était en fait considérée par la société comme sa femme, même s'ils n'habitaient pas encore ensemble et n'ont pas eu de relations sexuelles jusque après la naissance de Jésus.

Le premier récit biblique d'un mariage célébré par un festin est celui de Jacob et de Léa (Gn 29.22). Le premier contrat de mariage est mentionné le livre de Tobit (Tobit 7.12). Ce contrat n'était pas considéré comme valide tant que le couple n'avait pas cohabité pendant une semaine (Gn 29.27 ; Jg 14.12, 18). Lorsque Samson quitte sa femme avant la fin de la période de sept jours, les parents considèrent le mariage annulé et la donnent à un autre homme (Jg 14.20).

Le mariage était l'occasion de grande réjouissance familiale. Certains passages bibliques mentionnent les beaux vêtements que la mariée et le marié portaient pour l'occasion (Es 61.10 ; Ez 16.9–13). La mariée pouvait porter des habits brodés, des bijoux (Ps 45.14–15 ; Es 61.10) et d'autres ornements. Le marié pouvait porter un diadème (Ct 3.11 ; Es 61.10). La mariée portait un voile (Gn 24.65 ; Ct 4.3) qui était retiré dans la chambre nuptiale. Cela expliquerait pourquoi Rebecca a mis son voile en présence d'Isaac, son fiancé (Gn 24.65), et comment Laban a pu faire passer Léa pour Rachel lors de la nuit de noces de Jacob (Gn 29.23–25).

La demande de Ruth à Boaz qu'il étende le pan de son vêtement sur elle (LSG : « étends ton aile sur ta servante ») pourrait décrire une action symbolique lors de la cérémonie de fiançailles ou de mariage (Ru 3.9). Le retrait de la ceinture de la mariée par le marié dans la chambre nuptiale (pièce ou tente spécialement préparée pour le couple nouvellement marié), était peut-être aussi cérémonial. Le mariage était scellé par relation sexuelle la première nuit (Gn 29.23 ; Tobit 8.1) et le linge taché par le sang de virginité servait de preuve que la mariée était vierge au moment du mariage.

Le mariage était accompagné par un cortège élaboré et un festin, mais la procédure de divorce est décrite de façon très simple. L'homme écrivait un certificat de divorce, le donnait à sa femme et la renvoyait de chez lui (Dt 24.1). Le verset indique que la raison du divorce devait être quelque chose de honteux d'ordre sexuel. Toutefois, certaines traditions juives affirment que le sens était simplement quelque chose de déplaîsant au mari. Au temps du NT, beaucoup de Juifs l'appliquaient ainsi (Mt 19.3), mais les rabbins du 11e siècle apr. J.‑C. ont annulé le droit de divorce du mari pour n'importe quelle raison. Dans tous les cas, le divorce était découragé avec une procédure qui est devenue de plus en plus complexe et accompagnée de mesures dissuasives.

Avec la complication des lois concernant le divorce, la procédure est également devenue de plus en plus coûteuse. Plus tard, on recourait à un spécialiste de la loi ou parfois un rabbin, pour être guidé sur des questions telles que le retour de biens appartenant légitimement à la mariée ou à sa famille.

Si une femme mariée avait commis un adultère, son mari avait le droit de divorcer. Dans la tradition juive, cela s'appliquait aussi en cas de soupçons d'infidélité. Il pouvait aussi divorcer de sa femme s'il estimait qu'elle avait enfreint une norme morale, était devenue apostate ou était considérée suffisamment incapable dans ses devoirs domestiques. Si une femme refusait à son mari ses droits conjugaux pendant au moins un an, il pouvait divorcer d'elle. D'autres motifs de divorce dans certaines traditions juives incluent un comportement de la femme que le mari ou ses proches trouvent insultant, le fait de contracter une maladie incurable ou le refus de déménager avec son mari dans une autre région.

De telles pratiques donnait à l'épouse juive un statut familial assez bas, particulièrement au temps du NT. Même si elle donnait des conseils, s'occupait de la maison, éduquait les jeunes enfants et travaillait, le mari était le maître et elle devait lui obéir. Elle n'était guère plus qu'une servante, même si son statut était plus élevé que celui d'une esclave, car elle ne pouvait pas être vendue (même si elle pouvait être divorcée). Toutefois, la situation semble avoir été pire pour les femmes dans la période du judaïsme rabbinique qu'elle ne l'était au temps de l'AT. En effet, l'AT ne parle pas des épouses dans des termes dénigrants comme le font certains écrits juifs plus tard, et les règles abusives décrites ci-haut ne viennent pas de l'AT.

En fait, l'AT utilise souvent le mariage comme image de la relation de Dieu avec Israël. Le peuple de Dieu est décrit comme la mariée qu'il aime et dont il s'occupe (Es 62.4–5 ; Jr 2.2). La désolation qui suivra les jugements annoncés par le prophète Jérémie est représentée comme la fin des réjouissances et des chants des mariés (Jr 7.34 ; 16.9 ; 25.10). Dans Osée, Dieu rejette Israël comme une épouse infidèle (Os 2.2), mais est prêt à être son fiancé pour toujours si elle revient à lui dans la fidélité (v. 19–20).

Dans le NT, Jean le Baptiste compare sa joie à celle de l'ami d'un homme qui se marie (Jn 3.29). Dans la parabole des vierges sages et folles, Jésus décrit l'attente de son retour par ses disciples comme les préparatifs pour l'arrivée de l'époux à la fête de mariage (Mt 25.1–12). Dans la parabole des noces, Christ fait allusion à des habits de noces qui sont fournis aux invités pour de telles festivités (22.1–14). L'Église est représentée comme l'épouse de Christ dans 2 Corinthiens, Éphésiens et Apocalypse. Cette relation est utilisée pour démontrer que le mari doit profondément aimer sa femme et bien prendre soin d'elle (Ep 5.22–33). Ceci est une attitude bien différente envers les femmes que celle des traditions juives mentionnées plus tôt.

Les enseignements de Jésus sur le mariage et l'adultère

L'enseignement de Jésus sur le mariage et l'adultère est plus équilibré entre hommes et femmes que dans l'AT. Par exemple, les lois de l'AT décrivent le divorce et l'adultère principalement du point de vue du mari. Lorsque des Juifs demandent à Jésus si un homme peut divorcer pour n'importe quelle raison, il leur répond qu'à l'origine, quand Dieu a créé l'homme et la femme, il a déclaré qu'ils se marieraient et deviendraient un. C'est Dieu lui-même qui a décrété que les époux sont joints, et l'homme n'a pas le droit de séparer ce que Dieu a joint (Mc 10.2–9). De plus, Jésus déclare que si un homme divorce de sa femme et se remarie, il « commet un adultère à son égard » (v. 11). Ainsi, Jésus montre que l'homme et la femme sont égaux en ce qui concerne l'adultère. Un mari infidèle est tout aussi adultère qu'une femme infidèle. Cet enseignement tranchait avec les attitudes de beaucoup de Juifs de cette époque, et a surpris les disciples, qui l'ont trouvé particulièrement difficile (voir Mt 19.10). Cependant, cela illustre ce que Jésus voulait dire lorsqu'il leur a enseigné que leur justice devait être supérieure à celle des pharisiens et des scribes (5.20).

Le récit parallèle dans Matthieu concernant l'enseignement de Jésus sur le divorce est légèrement différent de celui de Marc. Cela a conduit certains érudits à soutenir que Jésus n'était pas aussi strict que le résumé ci-dessus pourrait le suggérer. Selon Matthieu 19.9, un homme peut répudier (c'est-à-dire divorcer) sa femme en cas d'« infidélité ». Le mot grec que Jésus utilise désigne une inconduite sexuelle. Certains interprètent le fait que les disciples trouvaient cet enseignement difficile comme une indication que Jésus voulait dire que l'époux lésé pouvait divorcer, mais ne pouvait pas se remarier. Ils comprennent également ainsi le fait que Jésus a ensuite parlé de disciples choisissant de ne pas se marier pour le royaume des cieux (Mt 19.12). C'est aussi la façon dont l'Église a interprété le passage pendant les cinq premiers siècles de notre ère. Il était permis aux chrétiens de se séparer, mais pas de se remarier (voir aussi 1Co 7.11).

Voir aussi adultère ; droit civil et justice ; concubinage, concubines ; divorce ; vie familiale, relations familiales ; sexe, sexualité ; vierge.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (96)

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