Deuil

Ensemble de pratiques lorsqu'une personne meurt. Ces pratiques sont suivies par la famille et les amis de la personne défunte.

Deuil dans l'Ancien Testament

Le deuil commençait lorsque l'on fermait les yeux du défunt et qu'on embrassait son corps. Le corps était ensuite préparé pour l'enterrement (Gn 46.4 ; 50.1). Un enterrement immédiat était nécessaire en raison du climat chaud (Ac 5.1–10). Nous n'avons pas beaucoup de détails sur les pratiques funéraires avant le Nouveau Testament (Mt 27.59 ; Jn 11.44 ; 19.39–40). Les découvertes archéologiques suggèrent que les gens étaient enterrés entièrement vêtus, mais pas dans des cercueils. Les Israélites n'embaumaient pas leurs morts et ne les brûlaient pas, mais un enterrement approprié était très important.

Quand quelqu'un mourait, il était courant de :

Certaines pratiques de deuil étaient interdites car elles étaient païennes (Lv 19.27–28 ; Dt 14.1). Par exemple :

Les personnes en deuil arrêtaient de se laver et d'utiliser des parfums (2S 12.20 ; 14.2).

Le jeûne était aussi un rite de deuil courant (1S 31.13 ; 2S 1.12). Voisins ou amis apportaient du pain de deuil et une « coupe de consolation » aux proches du défunt (Jr 16.7 ; Ez 24.17, 22). La raison derrière cela était que la nourriture ne pouvait pas être préparée dans la maison du défunt en raison de l'impureté rituelle. Les morts étaient considérés comme impurs, au point que les sacrificateurs ne pouvaient participer aux rites de deuil que pour leurs plus proches parents de sang (mère, père, fils, fille, frère et sœur, à condition qu'elle soit encore vierge ; Lv 21.14, 1011). Les rites de deuil étaient des expressions de chagrin et d'affection et non des actes de culte des morts.

Aux abords du tombeau, les lamentations pour les morts étaient courantes (1R 13.30 ; Jr 6.26 ; Am 5.16 ; 8.10 ; Za 12.10). Hommes et femmes pleuraient en groupes séparés (Za 12.11–14). Ces exclamations de douleur pouvaient se transformer en lamentations rythmiques (2S 1.17–27 ; Am 8.10). Des pleureuses professionnelles (c'étaient des femmes la plupart du temps), étaient souvent engagées pour diriger les lamentations (Jr 9.17–19 ; Am 5.16). Le livre des Lamentations illustre ce genre d'expression. Les Lamentations nous rappellent que le deuil n'était pas toujours associé à la mort. Le deuil au sens large pouvait aussi donner libre cours à l'expression d'un cœur brisé à cause du péché, tant au niveau individuel que national.

Ces rites de deuil montraient une profonde tristesse. Certaines pratiques, comme déchirer ses vêtements, porter des sacs, se couvrir de poussière et de cendres, et même se couper, reflétaient un chagrin intense. La signification religieuse de ces pratiques est maintenant assez obscure. Le deuil n'était pas seulement un sentiment intérieur ou un état mental ; c'était un rituel délibéré et établi. Lorsqu'une personne mourait, un Israélite pleurait parce que c'était la coutume et que c'était approprié. Les gens construisaient des monuments ou des mémoriaux (2S 18.18). Cependant, la plupart des Israélites étaient trop pauvres pour que cela soit une pratique courante.

Deuil dans le Nouveau Testament

Les pratiques de deuil dans le Nouveau Testament étaient similaires à celles de l'Ancien Testament. Le deuil était associé à :

Les chrétiens croyaient que la résurrection du Christ avait vaincu la mort (1Co 15.54–57). Ils pleuraient néanmoins, mais pas comme ceux qui n'ont pas d'espérance (1Th 4.13 ; Ap 21.4).

Voir aussi enterrement, coutumes funéraires ; rites funéraires.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (58)

Références Bibliques (58)

Genèse

Lévitique

Deutéronome

Josué

1 Samuel

1 Rois

Néhémie

Esther

Ésaïe

Amos

Michée

Zacharie

Marc

Luc

Actes

1 Corinthiens

1 Thessaloniciens

Jacques

Apocalypse