coutumes funéraires

Coutumes et cérémonies accomplies lorsque des personnes sont en train de mourir ou sont mortes. Toutes les sociétés humaines ont observé des pratiques funéraires dès leurs débuts.

La plupart des anthropologues pensent que les coutumes funéraires remplissent des fonctions sociales importantes pour les vivants. Toutefois, ce que signifient généralement de telles coutumes dans chaque culture continue de faire débat. Certains scientifiques pensent que les coutumes funéraires apaisent l'appréhension face à la mort. D'autres pensent qu'elles renforcent une révérence religieuse ou même les relations entre les vivants. Il est probable que ces deux facteurs soient présents dans la plupart des coutumes funéraires. Elles rappellent aux gens que la mort est quelque chose à ne pas prendre à la légère, tout en leur apportant une interprétation réconfortante de celle-ci.

Les croyances concernant ce qui arrive après la mort influencent les coutumes funéraires. La plupart des cultures croient en une sorte d'immortalité. Des objets tels que des outils, des ornements (décorations, bijoux) et même de la nourriture ont été découverts dans de très anciennes des tombes. Ceci pourrait démontrer à quel point la croyance que l'être humain continue d'exister après la mort est répandue. Ainsi, les rites funéraires étaient censés aider les morts à atteindre leur dernier lieu de repos. Ce voyage était souvent censé comprendre de nombreux dangers, tels que la traversée de rivières ou de gouffres mythiques. Parfois, les rites funéraires étaient aussi censés garantir que les esprits des morts ne s'attaqueraient pas aux vivants.

Soins et dispositions du corps après le décès

Très souvent, le corps d'une personne morte est enterré dans la terre. Cette pratique pourrait tirer son origine de la croyance que les morts vivaient sous terre. La tombe était souvent considérée comme l'entrée qui mène au monde souterrain. Cependant, certaines cultures croyaient que les morts vivaient dans le ciel. Parmi beaucoup de cultures, le corps n'est pas enterré mais placé sur un support pour qu'il soit dévoré par des oiseaux et des animaux. Quelques groupes consommaient le cadavre eux-mêmes, croyant pouvoir ainsi absorber les bonnes qualités du défunt.

De nombreuses sociétés asiatiques brûlent les corps. Dans le passé, il n'était pas rare que la femme ou les esclaves d'un homme mort se jettent aussi dans le feu qui consumait son corps. L'incinération du corps des défunts est devenue populaire dans les pays occidentaux. Cette pratique va peut-être se répandre encore plus, car il y a de moins en moins de terres disponibles pour les tombes.

Presque toutes les sociétés ont des coutumes pour exprimer le deuil lors de la disposition du corps. Celles-ci peuvent inclure le port de vêtements spéciaux, des expressions intenses d'émotions, l'isolation et l'interdiction de manger certains aliments. La plupart des sociétés organisent une cérémonie qui peut inclure des rites de purification et un repas que les personnes endeuillées prennent ensemble. Dans la plupart des cultures, on donne souvent aux individus de haut statut des cérémonies funéraires plus grandioses.

Les coutumes funéraires dans la Bible

La Bible ne décrit les pratiques funéraires en détail. Cependant, elle donne des indices sur les pratiques courantes en Israël et mentionne certaines lois concernant la mort. La plupart des corps étaient enterrés dans le sol ou mis dans une grotte. L'un des plus grands déshonneurs était de ne pas être enterré après sa mort ou qu'un cadavre soit mangé par des prédateurs (Dt 28.26 ; 1R 11.15). Si possible, les morts étaient enterrés le jour même du décès (Dt 21.23). Les morts n'étaient pas habituellement embaumés, mais ils étaient souvent habillés de vêtements funéraires et aspergés de divers parfums (Mc 15.46 ; Jn 11.44).

On poussait souvent de grand cris de lamentation pendant les funérailles. Ce n'étaient pas seulement les pleurs naturels des personnes endeuillées qui faisaient partie de la coutume funéraire (Mt 11.17). On louait les services de pleureurs qui se lamentaient au moment opportun pendant les funérailles. Pendant la majeure partie du service funéraire, ces pleureurs chantaient des psaumes et prononçaient des éloges funèbres sur le défunt (2Ch 35.25 ; Jr 9.1722). Le rôle important des lamentations reflétait l'importance de la vie et de la santé en tant que dons de Dieu pour les Israélites (Ps 91.16). Pour eux, l'existence était dans le corps (16.911). Cette croyance pourrait expliquer pourquoi l'AT n'enseigne pas clairement l'immortalité. L'AT semble représenter la vie après la mort comme une existence dans l'ombre du séjour des morts et fait allusion à une résurrection future (Jb 14.13; Esd 37).

L'Église primitive croyait aussi que la vie se vivait dans le corps. Cependant, le NT enseigne également qu'il y a une vie après la mort. Au contraire des Grecs qui croyaient que seule l'âme était immortelle, le NT enseigne que le corps sera ressuscité et que la vie éternelle inclut l'âme et le corps. Cette doctrine a déterminé les pratiques funéraires chrétiennes. Ces pratiques symbolisent la foi en la résurrection et en la vie éternelle. Les lamentations ont été remplacées par le chant joyeux des psaumes. Le corps était lavé, oint, enveloppé de linges et entouré de bougies, qui représentent tous la vie éternelle. Les amis et les parents du défunt observaient une nuit de veille à son domicile et lisaient des passages de la Bible sur la résurrection et la vie éternelle. On prenait souvent à cette occasion le repas du Seigneur (Sainte Cène), qui symbolise le sacrifice du Christ. Au rassemblement ou à la tombe, un discours funéraire était prononcé pour honorer le défunt et réconforter les vivants. Bon nombre de ces pratiques sont encore observées par les chrétiens aujourd'hui.

Voir aussi enterrement, coutumes funéraires ; deuil.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (12)

Deutéronome

1 Rois

2 Chroniques

Job

Psaumes

Jérémie

Ézéchiel

Matthieu

Marc

Jean