Rapports sexuels entre un homme marié et une autre femme que son épouse ou entre une femme mariée et un autre homme que son mari. L'adultère trahit l'alliance qui unit le mari et sa femme.
Dans l'Ancien Testament (AT), avoir plusieurs épouses n'était pas considéré comme un adultère (Dt 21.15). Au temps des patriarches, si la femme d'un homme ne pouvait pas ou plus avoir d'enfants, certaines coutumes lui permettaient d'aller vers une servante pour avoir un enfant d'elle. Ce cas particulier n'était pas traité comme un adultère non plus (Gn 16.1–4 ; 30.1–5).
Cependant, Jésus rejette toute inégalité entre homme et femme concernant ce qui constitue un adultère. Il souligne en particulier que le mariage est l'union d'un homme et d'une femme et ne permet le divorce qu'en cas d'adultère (Mt 5.32 ; 19.9). Sinon, il y a adultère pour l'homme ou la femme qui se remarie après un divorce. Paul ajoute des instructions sur comment cela s'applique si l'un des conjoints, qui n'est pas chrétien, divorce. Autrement, la séparation d'un couple chrétien ne leur permet pas de se remarier. Cependant, un veuf ou une veuve qui se remarie ne commet pas d'adultère (Rm 7.2–3).
Jésus déclare aussi que l'interdiction d'adultère qui vient des dix commandements s'applique aussi aux pensées et aux intentions. Toute personne mariée qui aime regarder une autre personne pour la convoiter sexuellement « a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur » (Mt 5.27–28 ; voir aussi Jb 31.1, 9).
L'adultère est condamnée tout au long de l'AT : dans la loi, les prophètes et les livres de sagesse.
Les dix commandements interdisent catégoriquement l'adultère (Ex 20.14 ; Dt 5.18).
Les prophètes répètent que l'adultère attise la colère de Dieu et provoque son jugement (Jr 23.11–14 ; Ez 22.11 ; Ml 3.5).
Les proverbes décrivent l'adultère comme ce que fait un insensé qui veut se détruire lui-même (Pr 6.23–35 ; voir aussi 7.6–27).
Le Nouveau Testament (NT) condamne tout autant l'adultère. Toute personne qui commet l'adultère et qui ne se repent pas, sera exclue du royaume de Dieu (1Co 6.9). Dieu jugera les adultères (Hé 13.4). L'adultère est contraire à l'amour du prochain (Rm 13.9–10).
Dans l'AT, l'adultère était puni de mort. L'homme et la femme coupables étaient tous les deux condamnés (Lv 20.10 ; Dt 22.22). Ceci s'appliquait aussi si une femme était fiancée et avait des relations sexuelles avec un autre homme. L'exception était si l'autre homme l'avait prise de force (violée) : dans ce cas là, lui seul était mis à mort (Dt 22.23–27). Le commandement « Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi » (Dt 22.24) montre que l'adultère représentait un grave danger pour toute la société, pas juste pour les familles des deux personnes coupables.
Puisque les conséquences étaient si graves, la culpabilité devait être prouvée. Lorsqu'un mari soupçonnait que sa femme avait commis un adultère mais n'avait pas de preuve, elle devait jurer qu'elle n'était pas coupable devant le sacrificateur et boire une eau amère. Si elle était coupable, son ventre enflerait et sa cuisse se dessécherait, et elle n'aurait plus d'enfants. Par contre, si elle était innocente, ces choses n'arriveraient pas. C'était donc Dieu lui-même qui révélait la vérité et jugeait (Nb 5.11–31).
Dans les deux Testaments, l'infidélité humaine envers Dieu est représentée comme un adultère. Les prophètes de l'AT comparent l'alliance entre Dieu et son peuple à un mariage (Es 54.5–8 ; voir aussi Ap. 21.2). Trahir cette relation, surtout en adorant des idoles, est considéré comme un adultère spirituel (Jr 5.7–8 ; 13.22–27 ; Ez 23.37).
Jésus décrit ceux qui lui demandent un signe et refusent de croire comme une génération adultère (Mt 12.39 ; 16.4 ; Mc 8.38). Dans Jacques 4.4, ceux qui aiment les choses du monde sont comme des adultères qui trahissent l'amour de Dieu et s'exposent au jugement de sa jalousie.
Le message du prophète Osée est particulièrement centré sur l'adultère spirituel d'Israël. Dieu avait commandé à Osée de prendre pour femme une femme prostituée. Au travers de cette expérience difficile, il enseigne ce que signifient pour Dieu les infidélités de son peuple (Os 2.4–8). Toutefois, Dieu était prêt à reprendre son peuple s'il se repentait (3.1–5).
Ainsi l'adultère tant entre époux qu'envers Dieu est un péché grave qui amène son jugement. Que ce soit envers un conjoint ou envers Dieu, Dieu offre le pardon à ceux qui se repentent véritablement (Jr 3.1–14 ; Ez 16.1–63).
Voir aussi divorce ; mariage, coutumes de mariage ; fornication.