impudicité, impudique, fornication

Ces termes désignent l'immoralité sexuelle. Dans la Louis Segond 1910, « impudicité » et « impudique » désignent l'immoralité sexuelle et ceux qui la pratiquent. D'autres versions françaises traduisent impudicité « fornication » (Darby), « inconduite sexuelle » (Nouvelle Bible Segond) ou « immoralité sexuelle » (Semeur).

Dans le Nouveau Testament (NT), le terme porneia désigne, de façon générale, un rapport sexuel illicite de quelque sorte qu'il soit, c'est-à-dire tout rapport sexuel qui n'est pas entre mari et femme. Par exemple, dans 1 Corinthiens 5.1, le mot est utilisé deux fois pour décrire le fait qu'un homme avait des relations sexuelles avec sa belle-mère. Dans 1 Corinthiens, il semble que Paul utilise le mot pour désigner toutes sortes d'activités sexuelles illicites (6.13, 18). Dans 1 Corinthiens 7.2, le mot « impudicité » est en fait au pluriel dans le grec original et implique qu'il y a différentes sortes d'impudicités. L'adultère serait donc inclus dans cet usage général du mot.

L'impudicité peut aussi avoir le sens plus spécifique de rapports sexuels entre personnes non mariées. Ce sens est entendu lorsque les mots impudicité et adultère paraissent ensemble dans des listes bibliques de péchés. Par exemple, les péchés qui viennent du cœur et souillent une personne incluent les adultères et les impudicités (Mt 15.19 ; Mc 7.21). Ces deux péchés sont aussi inclus dans la liste de Paul qui décrit les pécheurs qui n'hériteront pas le royaume de Dieu (1Co 6.9).

Le mot porneia est traduit « infidélité » dans Matthieu 5.32 et 19.9 car il s'agit en fait d'adultère. En effet, « adultère » est un sens possible du mot, et beaucoup pensent que c'est ce qu'il faut comprendre dans ce contexte. Toutefois, les érudits ne s'accordent pas sur la question de ce qui constitue l'exception qui justifie le divorce dans ces paroles de Jésus. Il est possible que le mot signifie simplement « adultère » ou qu'il inclue d'autres types de péchés sexuels.

Parfois le mot « prostitution » est utilisé dans l'Ancien Testament et le Nouveau dans un sens similaire à celui d'« impudicité ». Dans les passages où la relation entre Dieu et Israël ou l'Église est décrite comme celle entre un mari et sa femme, l'apostasie et l'idolâtrie sont appelées des prostitutions (voir p. ex. Jr 2). Ézéchiel 16 représente l'infidélité spirituelle de Jérusalem comme une infidélité maritale. Dans les trois premiers chapitres d'Osée, les infidélités de Gomer, sa femme, servent d'illustration à la façon dont la nation d'Israël était devenue coupable de prostitution en se livrant à l'idolâtrie bien que « mariée » au Seigneur. Dans le livre de l'Apocalypse, Babylone la grande est décrite comme une femme impudique et « la mère des impudiques » (Ap 14.8 ; 17.2–4 ; 18.3 ; 19.2).

Voir aussi adultère.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (16)

Jérémie

Ézéchiel

Matthieu

Marc

Romains

1 Corinthiens

Apocalypse