Le ministère du prophète Élie était intimement lié...
Le ministère du prophète Élie était intimement lié à son propre parcours spirituel. Élie a confronté Israël et son infidélité, attiré par le culte du dieu de la tempête cananéen, Baal. Au fil du combat, Élie a découvert la puissance et le soin de Dieu, en contraste avec l'impuissance de Baal, ce qu'a montré son affrontement avec les prophètes de Baal sur le mont Carmel (18.1–46). La fuite d'Élie devant Jézabel a conduit Dieu à renouveler sa mission prophétique lors de sa rencontre à la montagne du Sinaï (19.1–18). La mission d'Élie a été complétée par son successeur, Élisée (19.19–21).
1Élie, le Thischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab: L’Éternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur! il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole.
Le torrent de Kerith a servi de refuge...
Le torrent de Kerith a servi de refuge à Élie pendant la sécheresse décrétée par Dieu (voir 18.10). L'eau et la nourriture qu'il y recevait témoignaient de la protection de l'Éternel. • Lorsque la source d'eau s'est tarie, Élie a dû se déplacer vers un nouvel endroit.
2Et la parole de l’Éternel fut adressée à Élie, en ces mots:
3Pars d’ici, dirige-toi vers l’orient, et cache-toi près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain.
4Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là.
5Il partit et fit selon la parole de l’Éternel, et il alla s’établir près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain.
6Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir, et il buvait de l’eau du torrent.
7Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec, car il n’était point tombé de pluie dans le pays.
8Alors la parole de l’Éternel lui fut adressée en ces mots:
Sarepta se trouvait en territoire phénicien, à environ...
Sarepta se trouvait en territoire phénicien, à environ onze kilomètres au sud de Sidon, hors de la juridiction d'Achab. Ironiquement, Dieu a offert à Élie un refuge dans la patrie de Jézabel, étroitement liée au culte de Baal. • Il se leva, et il alla : Élie a de nouveau obéi à l'ordre de l'Éternel (voir 17.5). L'obéissance (1S 15.22 ; Ps 40.1–6 ; Es 1.10–20), la confiance (Ps 37.3 ; Pr 3.5–6), et la fidélité (Ps 18.25 ; Ap 2.10) restent des qualités essentielles pour un service spirituel authentique. • Le soin constant de Dieu pour Élie et pour la veuve de Sarepta montrait son attention envers tous ceux qui le placent en premier dans leur vie. • eau … pain : Élie demandait les denrées les plus élémentaires, bien que celles-ci soient devenues rares à mesure que la sécheresse s'étendait jusqu'au territoire phénicien.
La foi d'Élie a été mise à l'épreuve...
La foi d'Élie a été mise à l'épreuve encore davantage. Au torrent de Kerith, Dieu avait directement pourvu à ses besoins. Avec l'interruption de ces soins, Élie devait désormais compter sur la réponse d'une femme étrangère, soumise elle-même à une épreuve divine. Le récit expose le contexte (17.8–10a), l'épreuve posée par Élie à la veuve(17.10b-14), l'obéissance de la femme, puis la récompense accordée par Dieu (17.15–16).
9Lève-toi, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir.
10Il se leva, et il alla à Sarepta. Comme il arrivait à l’entrée de la ville, voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. Il l’appela, et dit: Va me chercher, je te prie, un peu d’eau dans un vase, afin que je boive.
11Et elle alla en chercher. Il l’appela de nouveau, et dit: Apporte-moi, je te prie, un morceau de pain dans ta main.
12Et elle répondit: L’Éternel, ton Dieu, est vivant! Je n’ai rien de cuit, je n’ai qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Et voici, je ramasse deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela pour moi et pour mon fils; nous mangerons, après quoi nous mourrons.
Malgré ses ressources extrêmement limitées (17.12), Élie a...
Malgré ses ressources extrêmement limitées (17.12), Élie a demandé à la femme de le servir en priorité, avant elle-même et son fils. À l'image de la pauvre veuve qui a offert ses deux petites pièces (Lc 21.1–4), cette femme a été invitée à donner tout ce qu'elle possédait pour soutenir le prophète de l'Éternel. La véritable fidélité consiste à placer le Royaume de Dieu avant ses propres préoccupations (Mt 6.33).
13Élie lui dit: Ne crains point, rentre, fais comme tu as dit. Seulement, prépare-moi d’abord avec cela un petit gâteau, et tu me l’apporteras; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils.
14Car ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël: La farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point, jusqu’au jour où l’Éternel fera tomber de la pluie sur la face du sol.
La femme a fait ce qu'Élie lui avait...
La femme a fait ce qu'Élie lui avait demandé, et Dieu a récompensé son acte de foi. Le renouvellement quotidien de ses provisions lui rappelait la fidélité et la bonté de l'Éternel (Lm 3.22–24 ; Ph 4.19).
15Elle alla, et elle fit selon la parole d’Élie. Et pendant longtemps elle eut de quoi manger, elle et sa famille, aussi bien qu’Élie.
16La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua point, selon la parole que l’Éternel avait prononcée par Élie.
Ce récit s'ouvre avec les doutes de la...
Ce récit s'ouvre avec les doutes de la femme concernant Élie (17.17–18) et se clôt sur sa reconnaissance de l'autorité de la parole de Dieu transmise par Élie (17.24). Ironiquement, cette veuve païenne a reconnu la puissance miraculeuse de l'Éternel, alors que le peuple d'Israël, pourtant choisi par Dieu, avait oublié ses œuvres puissantes.
17Après ces choses, le fils de la femme, maîtresse de la maison, devint malade, et sa maladie fut si violente qu’il ne resta plus en lui de respiration.
18Cette femme dit alors à Élie: Qu’y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils?
19Il lui répondit: Donne-moi ton fils. Et il le prit du sein de la femme, le monta dans la chambre haute où il demeurait, et le coucha sur son lit.
20Puis il invoqua l’Éternel, et dit: Éternel, mon Dieu, est-ce que tu affligerais, au point de faire mourir son fils, même cette veuve chez qui j’ai été reçu comme un hôte?
21Et il s’étendit trois fois sur l’enfant, invoqua l’Éternel, et dit: Éternel, mon Dieu, je t’en prie, que l’âme de cet enfant revienne au-dedans de lui!
Le miracle de la résurrection de l'enfant a...
Le miracle de la résurrection de l'enfant a récompensé la foi d'Élie et a renforcé la confiance initiale de la mère envers le prophète de Dieu. Son témoignage laisse penser qu'elle a placé sa foi dans l'Éternel. Jésus l'a d'ailleurs citée comme un exemple de la préoccupation de Dieu pour les non-Israélites, soulignant que les messagers de Dieu sont souvent mieux accueillis par les étrangers que par leurs propres compatriotes (Lc 4.24–26). À plusieurs reprises, les Écritures rappellent l'attention particulière de Dieu pour les veuves, illustrant son attention pour les personnes les plus vulnérables (Ex 22.21 ; Dt 10.18 ; 27.19 ; Ps 68.5 ; Es 1.17 ; Jc 1.27).
22L’Éternel écouta la voix d’Élie, et l’âme de l’enfant revint au-dedans de lui, et il fut rendu à la vie.
23Élie prit l’enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison, et le donna à sa mère. Et Élie dit: Vois, ton fils est vivant.
24Et la femme dit à Élie: Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l’Éternel dans ta bouche est vérité.