Lévitique 17LSG

Dans ce chapitre 5 personnes 72 termes
Cette section traite de la manière dont la...

Cette section traite de la manière dont la communauté d'Israël devait observer la sainteté. La sainteté ne décrit pas un attribut de Dieu parmi d'autres. Au contraire, c'est l'ensemble de tous les attributs de sa personne, de sa nature et de son caractère (voir la note d'étude sur Ex 3.5). Sa "gloire" est la manifestation de sa personne, de sa nature et de son caractère parfaits (voir Lv 9.6). L'alliance de Dieu avec Israël signifiait que le peuple et la nation participaient à la sainteté de Dieu. Cette sainteté dépendait de la relation d'Israël avec Dieu. Israël devait se montrer à la hauteur des attentes éthiques et rituelles pour le maintien de la relation.

1L’Éternel parla à Moïse, et dit:

2Parle à Aaron et à ses fils, et à tous les enfants d’Israël, et tu leur diras: Voici ce que l’Éternel a ordonné.

Ces règles (voir aussi Dt 12.15–21) indiquent que...

Ces règles (voir aussi Dt 12.15–21) indiquent que le sacrifice non supervisé peut facilement mener à l'inclusion d'éléments païens dans le véritable culte du Seigneur (Lv 17.7). Le camp d'Israël se trouvait autour du Tabernacle (Nb 2.2–34), donc il n'était pas gênant d'amener un animal au sanctuaire pour l'abattre. Le verset Dt 12.20–24 anticipe l'installation du peuple d'Israël dans son pays et la difficulté imposée par cette règle. Il était autorisé d'abattre un animal et de manger sa chair sans l'amener au sanctuaire, tant que le sang n'était pas consommé.

3Si un homme de la maison d’Israël égorge dans le camp ou hors du camp un bœuf, un agneau ou une chèvre,

4et ne l’amène pas à l’entrée de la tente d’assignation, pour en faire une offrande à l’Éternel devant le tabernacle de l’Éternel, le sang sera imputé à cet homme; il a répandu le sang, cet homme-là sera retranché du milieu de son peuple.

5C’est afin que les enfants d’Israël, au lieu de sacrifier leurs victimes dans les champs, les amènent au sacrificateur, devant l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation, et qu’ils les offrent à l’Éternel en sacrifices d’actions de grâces.

6Le sacrificateur en répandra le sang sur l’autel de l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation; et il brûlera la graisse, qui sera d’une agréable odeur à l’Éternel.

7Ils n’offriront plus leurs sacrifices aux boucs, avec lesquels ils se prostituent. Ce sera une loi perpétuelle pour eux et pour leurs descendants.

8Tu leur diras donc: Si un homme de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux offre un holocauste ou une victime,

9et ne l’amène pas à l’entrée de la tente d’assignation, pour l’offrir en sacrifice à l’Éternel, cet homme-là sera retranché de son peuple.

10Si un homme de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux mange du sang d’une espèce quelconque, je tournerai ma face contre celui qui mange le sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple.

11Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.

12C’est pourquoi j’ai dit aux enfants d’Israël: Personne d’entre vous ne mangera du sang, et l’étranger qui séjourne au milieu de vous ne mangera pas du sang.

13Si quelqu’un des enfants d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux prend à la chasse un animal ou un oiseau qui se mange, il en versera le sang et le couvrira de poussière.

14Car l’âme de toute chair, c’est son sang, qui est en elle. C’est pourquoi j’ai dit aux enfants d’Israël: Vous ne mangerez le sang d’aucune chair; car l’âme de toute chair, c’est son sang: quiconque en mangera sera retranché.

Un animal tué par un prédateur ou mort...

Un animal tué par un prédateur ou mort de causes naturelles avait encore du sang non drainé dans sa chair, ce qui le rend rituellement impur et représente une source potentielle de souillure (22.8). Les Israélites devaient le jeter aux chiens (Ex 22.31) ou le donner/vendre à un non-Israélite (Dt 14.21). Si un Israélite mangeait par hasard un animal avec du sang non drainé, il ou elle devenait impur et devait se laver à l'eau. L'impureté elle-même n'était pas un péché, mais le fait de négliger l'impureté entraînait une punition.

15Toute personne, indigène ou étrangère, qui mangera d’une bête morte ou déchirée, lavera ses vêtements, se lavera dans l’eau, et sera impure jusqu’au soir; puis elle sera pure.

16Si elle ne lave pas ses vêtements, et ne lave pas son corps, elle portera la peine de sa faute.