Exode 2LSG

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Le chapitre 1 établit la nécessité d'une délivrance....

Le chapitre 1 établit la nécessité d'une délivrance. Le chapitre 2 décrit la préparation de Moïse, le sauveur. Dieu a utilisé la destruction des bébés garçons hébreux pour garantir que le sauveur serait formé pour sa mission (voir note d'étude sur 2.10).

1Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi.

2Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu’il était beau, et elle le cacha pendant trois mois.

3Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de poix; elle y mit l’enfant, et le déposa parmi les roseaux, sur le bord du fleuve.

4La sœur de l’enfant se tint à quelque distance, pour savoir ce qui lui arriverait.

À l'instar du Gange dans l'Inde contemporaine, le...

À l'instar du Gange dans l'Inde contemporaine, le Nil était considéré par les Égyptiens comme une déesse aux vertus vivifiantes et curatives. Quand la fille de Pharaon descendait se baigner dans le fleuve, ce n'était pas avant tout pour se laver, mais bien pour faire ses dévotions matinales. Découvrir un bébé flottant sur le fleuve, dans les bras de ce qu'elle considérait être la déesse du Nil, devait être très significatif pour elle. Aussi est-il normal pour une jeune femme d'avoir pitié d'un nourrisson qui pleure. L'ensemble de ces facteurs peut expliquer la raison pour laquelle elle a sauvé l'enfant, bien qu'elle ait reconnu qu'il était hébreu (les Hébreux et les Égyptiens pratiquaient différemment la circoncision).

5La fille de Pharaon descendit au fleuve pour se baigner, et ses compagnes se promenèrent le long du fleuve. Elle aperçut la caisse au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante pour la prendre.

6Elle l’ouvrit, et vit l’enfant: c’était un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié, et elle dit: C’est un enfant des Hébreux!

C'est une preuve de la grâce et de...

C'est une preuve de la grâce et de la souveraineté de Dieu que la fille de Pharaon ait paradoxalement payé la mère de Moïse pour allaiter son propre bébé, au lieu de le faire tuer selon l'ordre de Pharaon. Le narrateur semble suggérer que la princesse a découvert qui était la mère du bébé (puisqu'elle n'a pas posé de questions embarrassantes). S'il c'est le cas, les deux femmes ont décidé de se comprendre et de jouer la comédie. Moïse a été sauvé parce que Dieu était à l'œuvre, et non parce que quelqu'un a été trompé.

7Alors la sœur de l’enfant dit à la fille de Pharaon: Veux-tu que j’aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux, pour allaiter cet enfant?

8Va, lui répondit la fille de Pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l’enfant.

9La fille de Pharaon lui dit: Emporte cet enfant, et allaite-le-moi; je te donnerai ton salaire. La femme prit l’enfant, et l’allaita.

10Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai retiré des eaux.

Moïse a eu une éducation privilégiée, bien loin...

Moïse a eu une éducation privilégiée, bien loin du labeur et des difficultés endurés par son propre peuple, les Hébreux, mais il était prêt à s'identifier à eux et à les aider au point de faire une croix sur ses privilèges.

Cette section traite de la première tentative avortée...

Cette section traite de la première tentative avortée de Moïse de sauver Israël par ses propres moyens. Moïse montre son courage et sa détermination lors de cet incident, mais il montre également sa tendance à assumer lui-même la responsabilité, ce qui aura plus tard des effets tragiques dans sa vie (Nb 20.1–13). Moïse se souciait du bien-être de son peuple, ce qui était une bonne chose. Cependant, le moment et la manière dont il a choisi d'agir n'était pas conforme au plan de Dieu.

11En ce temps-là, Moïse, devenu grand, se rendit vers ses frères, et fut témoin de leurs pénibles travaux. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu d’entre ses frères.

12Il regarda de côté et d’autre, et, voyant qu’il n’y avait personne, il tua l’Égyptien, et le cacha dans le sable.

13Il sortit le jour suivant; et voici, deux Hébreux se querellaient. Il dit à celui qui avait tort: Pourquoi frappes-tu ton prochain?

14Et cet homme répondit: Qui t’a établi chef et juge sur nous? Penses-tu me tuer, comme tu as tué l’Égyptien? Moïse eut peur, et dit: Certainement la chose est connue.

15Pharaon apprit ce qui s’était passé, et il cherchait à faire mourir Moïse. Mais Moïse s’enfuit de devant Pharaon, et il se retira dans le pays de Madian, où il s’arrêta près d’un puits.

Ce passage révèle encore que Moïse est préoccupé...

Ce passage révèle encore que Moïse est préoccupé par les opprimés, et son installation dans un nouveau pays (2.18–22). Il s'y est marié, a eu un enfant et y a vécu pendant quarante ans (Ac 7.30). D'un point de vue humain, il semblait impossible que Moïse puisse libérer les Israélites, mais c'est toujours la perspective de Dieu qui prime. La fin de cette section (Ex 2.23–25) nous assure que Dieu n'a pas oublié son peuple, mais qu'il attend simplement le moment propice pour agir (2.25).

16Le sacrificateur de Madian avait sept filles. Elles vinrent puiser de l’eau, et elles remplirent les auges pour abreuver le troupeau de leur père.

17Les bergers arrivèrent, et les chassèrent. Alors Moïse se leva, prit leur défense, et fit boire leur troupeau.

Le père des sept filles ne voulait pas...

Le père des sept filles ne voulait pas laisser un homme aussi généreux et courageux (qui pourrait être un excellent mari potentiel) sans surveillance. Nous avons ici un exemple d'hospitalité (voir aussi Gn 18.1–8) qui caractérise encore les habitants de cette région jusqu'à ce jour.

18Quand elles furent de retour auprès de Réuel, leur père, il dit: Pourquoi revenez-vous si tôt aujourd’hui?

19Elles répondirent: Un Égyptien nous a délivrées de la main des bergers, et même il nous a puisé de l’eau, et a fait boire le troupeau.

20Et il dit à ses filles: Où est-il? Pourquoi avez-vous laissé cet homme? Appelez-le, pour qu’il prenne quelque nourriture.

21Moïse se décida à demeurer chez cet homme, qui lui donna pour femme Séphora, sa fille.

22Elle enfanta un fils, qu’il appela du nom de Guerschom, car, dit-il, j’habite un pays étranger.

23Longtemps après, le roi d’Égypte mourut, et les enfants d’Israël gémissaient encore sous la servitude, et poussaient des cris. Ces cris, que leur arrachait la servitude, montèrent jusqu’à Dieu.

Les verbes employés évoquent un Dieu attentif aux...

Les verbes employés évoquent un Dieu attentif aux besoins de son peuple, un Dieu fidèle et fiable, qui se souvient de sa promesse d'alliance, et un Dieu qui accepte les obligations propres à ses engagements allianciels.

24Dieu entendit leurs gémissements, et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob.

25Dieu regarda les enfants d’Israël, et il en eut compassion.