Port important près de ruines importantes à la tête du golfe d'Aqaba. Étsjon-Guéber était l'une des étapes où les Israélites ont campé en route vers les plaines de Moab (Nb 33.35–36 ; Dt 2.8). La ville n'est plus mentionnée jusqu'à l'époque de Salomon. Depuis ce port, Salomon et Hiram, roi de Tyr, menaient une entreprise commerciale rentable. Les produits de Salomon comprenaient du cuivre (extrait dans la plaine à Thimna, à 25 km au nord d'Étsjon-Guéber), de l'huile d'olive, et possiblement des produits achetés en Égypte, tels que du lin et des chars (1R 10.28–29). Les « navires de Tarsis », avec la flotte de Hiram, effectuaient un voyage de trois ans aller-retour d'Étsjon-Guéber vers de nombreux ports le long des côtes d'Afrique et d'Arabie et peut-être même jusqu'en Inde (1R 10.22). En échange, le convoi rapportait de l'or d'Ophir, ainsi que des pierres précieuses, du bois de sandal (v. 11–12), de l'argent, de l'ivoire, des singes et des paons (v. 22). L'alliance de Salomon avec les Phéniciens de Tyr lui offrait un port sur la Méditerranée (qu'il ne possédait pas lui-même). L'alliance offrait également à Hiram et aux Phéniciens un débouché à Étsjon-Guéber pour le commerce dans l'océan Indien.
Avec la division du royaume après Salomon, le port était sous le contrôle de Juda. Il sera brûlé et détruit par Schischak d'Égypte lors de son invasion de Juda dans la cinquième année de Roboam (925 av. J.‑C.). Une deuxième ville sera construite sur les ruines, mais il n'y a aucune mention d'une marine. Josaphat pourra restaurer la flotte pour naviguer à nouveau, mais une tempête ou une autre catastrophe détruira les navires (1R 22.48). Dans l'histoire ultérieure de Juda, la nation pourra utiliser le port lors de ses périodes d'ascendance, mais dans ses périodes de faiblesse, c'est d'autres nations qui en auront l'usage (Édom par exemple, voir 2R 8.20–22 ; 16.6).
Voir Exode, L'; Errances dans le désert.