Stoïcisme, Stoïciens

Philosophie grecque très répandue, bien représentée parmi le public qui a écouté Paul à Athènes (Ac 17.16–34). L'apôtre était probablement familier avec le stoïcisme ; en effet, elle avait commencé à Athènes vers l'an 300 av. J.‑C., avec l'enseignement de Zénon dans la « stoa » (les portiques) des bâtiments publics, et s'était répandue dans tout le monde gréco-romain. Elle était connue, par exemple, à Tarse et sur l'île de Chypre, de sorte que Paul aurait sans doute rencontré des stoïciens plus tôt dans ses voyages et peut-être même dans sa ville natale. La portée et la puissance de son influence sont indiquées par le fait que l'empereur romain Marc Aurèle (mort en 180 apr. J.‑C.) était lui-même stoïcien, et certains de ses écrits philosophiques ont survécu.

Les premiers stoïciens s'intéressaient principalement à la cosmologie, c'est-à-dire à l'étude de l'origine de la nature et de ses lois. Ils étaient matérialistes et soutenaient que toutes choses proviennent de l'unique élément fondamental du feu et finiront par retourner à cet élément unique lors d'une vaste conflagration cosmique. Leur vision de l'histoire cosmique était donc cyclique, indiquant qu'un univers surgit après l'autre pour ensuite être détruit. L'ordre des choses tel que nous le connaissons, ainsi que ce schéma cyclique de l'histoire, étaient attribués au pouvoir d'une force omniprésente connue sous le nom de Logos, parfois considérée comme divine. Celui-ci organisait et soutenait l'univers est ses lois. Les lois de ce Logos étaient les lois de la nature auxquelles toutes les créatures doivent se conformer. Il donnait à toutes les choses leur nature essentielle et ainsi donnait vie et raison aux hommes. Le Logos se trouvait en l'homme, selon eux, prenant la forme de l'âme humaine. Ainsi, vivre selon la raison était vivre selon l'ordre naturel des choses ; voilà ce qui était vu comme bon. L'obéissance consciente à la loi naturelle libère un homme de la peur et des préoccupations concernant les circonstances extérieures sur lesquelles il n'a aucun contrôle mais qui sont toujours régies par les lois de la nature. La vie bien vécue, ainsi, est celle dans laquelle la raison, et non la passion, règne ; la paix intérieure et l'harmonie avec la nature prévalant en conséquence.

Les idées stoïciennes ont séduit certains chrétiens en raison des similitudes apparentes entre le logos stoïcien et le Logos de Jean 1.1–18, ainsi qu'entre l'idée de la loi naturelle et la loi de Dieu.

Voir aussi Épicuriens ; Philosophie.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (2)

Jean

Actes