La servitude signifie être retenu ou contrôlé par quelqu'un ou quelque chose. Lorsqu'une personne est en servitude, elle perd sa liberté et devient souvent semblable à un esclave. Les mots hébreux et grecs traduits par « servitude » signifient « une perte de liberté ». Cette idée est liée au fait de servir ou d'être esclave d'une autre personne.
La Servitude dans l'Ancien Testament
L'Ancien Testament utilise plusieurs mots pour désigner la servitude afin de décrire les périodes où les Israélites étaient esclaves. Cela inclut la période en Égypte ainsi qu'à Babylone et en Perse. Certaines versions française de la Bible utilisent le mot « servitude » pour décrire une condition d'esclavage individuel. Un exemple se trouve dans les lois que Moïse a données qui permettent à une personne de choisir de devenir esclave (Lv 25.39–44). L'ancien terme « servante » est utilisé pour décrire une maîtresse ou une épouse secondaire. L'idée de servitude est également utilisée pour décrire le contrôle que Dieu a sur les nations du monde (Ps 2.3).
Servitude dans le Nouveau Testament
Dans le Nouveau Testament, le terme « esclavage » est utilisé comme une métaphore avec des aspects positifs et négatifs. Négativement, il indique la soumission spirituelle :
Au péché ou à Satan (Hé 2.14–15 ; 2P 2.19),
À la chair (Rm 8.12–14), ou
Les êtres humains deviennent esclaves lorsque des forces hostiles contrôlent leurs actions. L'apôtre Paul illustre également l'idée de servitude par la manière dont la création est soumise à la décomposition physique (Rm 8.21). Il s'agit de la conséquence du péché humain.
Réflexions Positives sur l'Esclavage
Positivement, l'utilisation du terme esclavage dans la Bible désigne le fait d'être un serviteur. Ceci est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit de décrire le service à Dieu comme une obligation ou un vœu (Nb 30.2–15 ; Ez 20.37). L'esclavage peut également représenter la nécessité et la valeur de la souffrance (Hé 10.34 ; 13.3). L'apôtre Paul utilise ce terme de deux manières lorsqu'il se qualifie de « prisonnier de Christ ». Il dit cela pour démontrer le lien entre ses chaînes physiques et son esclavage spirituel envers Christ (Ep 3.1 ; Ph 1.7–14 ; 2Tm 1.8 ; 2.9 ; Phm 1.9–10, 13).
Voir aussi Esclave, esclavage.