Phylactère

Petit étui de prière contenant des passages des Écritures. Les Juifs pieux le portent pendant la prière. Pendant la prière, les hommes juifs orthodoxes portent deux petites boîtes en cuir noir. Elles contiennent des Écritures.

Le phylactère n'était sans doute pas une boîte contenant des Écritures. Il s'agissait plutôt d'une bande de parchemin avec quatre passages de l'Ancien Testament en hébreu. Les passages étaient :

  1. Exode 13.110

  2. Exode 1116

  3. Deutéronome 6.4–9

  4. Deutéronome 11.13–21

Le passage Deutéronome 6.4–9 contient le « Shema », la confession selon laquelle Dieu est un seul Seigneur. Les quatre passages indiquent que Dieu ordonne à son peuple de lier ses lois sur leurs mains et de les avoir comme « fronteaux » entre leurs yeux. Les Juifs ont interprété cela de manière non littérale et ont renoncé à l'ornement physique. Toutefois, certains Juifs ont pris le commandement littéralement. Ils ont commencé à porter des portions de leurs Écritures sur leurs fronts et leurs mains. Le moment exact où cette pratique a commencé n'est pas convenu par les érudits. Il y a une mention explicite de la pratique dès 100 av. J.‑C. dans un document juif non biblique. Certains croient que cela a commencé dès le 4e siècle av. J.‑C., sinon plus tôt.

Dans Matthieu 23.5, Jésus condanera les scribes et les pharisiens pour, entre autres, leur habitude d'« élargir leurs phylactères ». Le contexte du passage est le rejet par Jésus de leurs pratiques religieuses ostentatoires. Il semblerait que le phylactère large était là pour impressionner les autres par la religiosité de celui qui le portait. C'était une preuve de fierté, de prétention et d'hypocrisie religieuse.

Voir aussi Amulette ; Fronton.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (5)

Exode

Deutéronome

Matthieu