La première lettre des Épîtres générales, aussi appelées Épîtres catholiques.
Sommaire
• Auteur
• Date, origine et destination
• Objectifs et enseignement théologique
• Contenu
Auteur
La lettre se présente comme ayant été écrite par « Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ » (Jc 1.1). Mais qui était ce Jacques ? Parmi ceux qui sont mentionnés dans le Nouveau Testament (NT), seuls deux d'entre eux ont été considérés comme auteurs possibles de cette lettre : Jacques, fils de Zébédée, et Jacques, frère du Seigneur.
Le Jacques qui a écrit cette épître n'était probablement pas le fils de Zébédée du même nom, car celui-ci est mort en martyr en 44 apr. J.‑C., donc avant qu'elle n'ait été écrite (voir Ac 12.1–2). La plupart des chercheurs en concluent que l'auteur est donc Jacques, le frère de Jésus (Mc 6.3 ; Ga 1.19) qui était à la tête de l'Église à Jérusalem (Ac 15.13, 19 ; 21.17–25 ; Ga 2.12). Le contenu de l'épître reflètent la judaïté et l'attachement à la loi qui caractérisaient ce Jacques.
Jacques écrit en tant qu'ancien de l'Église de Jérusalem aux douze tribus de la dispersion. Il s'agit peut-être d'une façon de décrire la dispersion des Juifs chrétiens mentionnée dans Actes 11.19. Il leur présente la relation entre l'Évangile et la loi, que les Juifs tenaient en haute estime. Si les épîtres de Paul sont un commentaire sur les conséquences doctrinales de la mort et de la résurrection du Christ, l'épître de Jacques est plus axée sur l'enseignement du Christ durant sa vie terrestre et particulièrement sur le Sermon sur la montagne.
Dans le Sermon sur la montagne comme dans l'épître de Jacques, l'amour est représenté comme l'accomplissement de la loi (Mt 7.12 ; Jc 2.8) et le langage est remarquablement similaire. Comparer par exemple:
Jacques 1.2 avec Matthieu 5.12 ;
L'épître place le même accent que le Sermon sur la Montagne sur la justice dans l'Évangile en tant qu'accomplissement suprême de la loi. Jacques avait lui-même gagné le surnom « le Juste », un trait de caractère qui correspond à ces observations (voir Jc 1.20 ; 2.10 ; comp. 3.18 avec Mt 5.20). Il était donc particulièrement apte à diriger une Église encore zélée pour la loi (Ac 21.18–24 ; Ga 2.12). Si quelqu'un pouvait amener des Juifs à l'Évangile, c'était bien lui, car il présentait la justice selon le modèle de l'Ancien Testament (AT), combiné avec la foi évangélique (comp. aussi Jc 2.8 avec Mt 5.44, 48).
Date, origine et destination
De nombreux experts pensent que l'épître de Jacques a été écrite aussi tôt que 45–49 apr. J.‑C., car son contenu correspond aux débuts de l'Église, une époque où de nombreux chrétiens juifs n'avaient pas complètement rompu avec le judaïsme. Ainsi, Jacques utilise des termes comme « les douze tribus » (Jc 1.1) et « synagogue » (2.2 traduit du grec par « assemblée » dans la LSG). Son discours rappelle parfois celui des prophètes de l'AT (5.1 ss) et d'autres fois celui du livre des Proverbes (comp. Jc 1.5 avec Pr 2.6 ; Jas 1.19 avec Pr 29.20 ; Jc 3.18 avec Pr 11.30 ; Jc 4.13–16 avec Pr 27.1 ; et Jc 5.20 avec Pr 10.12). Comme mentionné plus tôt, le message de Jacques suit de près l'enseignement de Jésus, mais ne traite pas de la question de la relation entre les Gentils et la loi qui a pris de l'importance dans les années 50 et 60. De plus, contrairement aux épîtres de Pierre, Jude et Jean, Jacques ne dit rien concernant le problème des faux enseignants qui lui aussi devient plus important plus tard dans l'histoire de l'Église primitive. Aucun de ces indices ne correspond à une date de composition tardive. La lettre a probablement été écrite avant 50 apr. J.‑C., date du premier Concile de Jérusalem qui s'est réuni pour discuter de la question de la relation entre les Gentils et la loi (Ac 15.1 ss). La lettre aurait été écrite après 44 apr. J.‑C., date de la persécution déclenchée par Hérode Agrippa (12.1). Cette persécution aurait poussé de nombreux chrétiens juifs à quitter Jérusalem. Ce sont peut-être ceux que Jacques appelle « la dispersion » (Jc 1.1). Ainsi, l'épître aurait été écrite entre 45 et 49 apr. J.‑C., et serait le premier livre du NT à avoir été écrit. Même s'il n'est pas possible de déterminer l'exactitude de ces dates, il peut au moins être déterminé que la lettre a été écrite avant 61 ou 62 apr. J.‑C., date du martyre de Jacques, selon Flavius Josèphe.
Un certain nombre de propositions ont été faites concernant l'origine géographique du livre, mais il ne fait guère de doute que la lettre a été écrite en Palestine. En effet, l'auteur fait des allusions qui conviennent généralement au Proche-Orient et plus particulièrement, à la Palestine (voir « les pluies de la première et de l'arrière-saison » dans 5.7 ; la source d'eau amère dans 3.11 ; le figuier, les olives et la vigne dans 3.12 ; et la « chaleur ardente » dans 1.11).
Le contenu de la lettre indique clairement que Jacques s'adresse à des chrétiens juifs. Il les appelle les « douze tribus », un titre qui désigne Israël (1.1). Il est supposé dans 2.1 qu'ils sont chrétiens. Leur lieu de rassemblement est appelé une synagogue (2.2). Jacques parle de Dieu en tant que le « Seigneur des armées » (5.4), un nom qui lui est fréquemment donné dans l'AT. Dans les passages plus courts et déconnectés de la lettre, il est impossible de découvrir quoi que ce soit sur les circonstances des lecteurs. La plupart de ces exhortations sont générales et se rapportent à des conditions sociales et spirituelles que l'on pourrait trouver parmi n'importe quel groupe de chrétiens à n'importe quelle époque. Les passages plus longs qui traitent de conditions sociales (2.1–12 ; 5.1–11) fournissent des informations sur la situation des lecteurs. Jacques s'adresse à des chrétiens pauvres employés comme ouvriers agricoles par de riches propriétaires de terres. Quelques riches font peut-être partie de ses lecteurs chrétiens juifs (voir 4.13–17), mais Jacques se préoccupe principalement des pauvres. Ses dénonciations des abus des riches rappellent celles des prophètes de l'AT, particulièrement celles d'Amos.
Objectifs et enseignement théologique
La lettre de Jacques a pour objectifs de (1) fortifier les chrétiens juifs traversant des épreuves (Jc 1.2–4, 13–15 ; 5.7–11), (2) corriger une façon erronée de comprendre la doctrine de la justification par la foi (2.14–26) ; et (3) de transmettre à la première génération de chrétiens un trésor de sagesse pratique.
La théologie de l'Épître de Jacques n'est pas dogmatique. Elle ne mentionne pas les grands thèmes théologiques qui sont si importants dans les écrits de Paul et dans le reste du NT. Il n'y aucune mention de l'Incarnation et le nom de Christ n'apparaît que deux fois dans la lettre (1.1 ; 2.1). Les souffrances, la mort et la résurrection du Christ n'y sont même pas mentionnées.
La théologie de Jacques est pratique et a un caractère distinctement juif. Bien sûr, l'épître a aussi des caractéristiques chrétiennes. Jacques combine des éléments des deux pour produire cette lettre judéo-chrétienne.
Les thèmes théologiques dont la lettre traite sont les suivants :
La tentation et les épreuves
La joie dans l'épreuve et l'utilité des épreuves pour développer et parfaire le caractère sont des enseignements juifs (1.2–4). Jacques enseigne aussi sur l'origine des tentations (v. 13–15). Selon les rabbins, le péché s'explique par la présence d'un penchant mauvais dans l'homme qui l'y incite. Toutefois, Jacques précise que Dieu n'est pas la source de la tentation : « Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise » (v. 13–14).
La loi
La lettre entière se consacre à un enseignement éthique plutôt qu'à la doctrine. Comme mentionné plus tôt, il n'y a aucune mention de la mort et de la résurrection du Christ, vérités pourtant centrales à l'Évangile. Jacques présuppose l'Évangile et présente la mise en pratique du christianisme comme une loi parfaite. Il semble vouloir rassurer ses lecteurs judéo-chrétiens que pour eux, il existe toujours une loi (le bien inestimable de chaque Juif).
La loi, comme règle de vie du christianisme, est une loi parfaite (1.25) car elle a été perfectionnée par Jésus-Christ. C'est aussi une loi de liberté, c'est-à-dire une loi qui s'applique à ceux qui ont la liberté, non pas de la loi, mais du péché et de soi-même grâce à la « parole de vérité ». Ainsi, le mot « loi » décrit les règles de vie de la foi chrétienne et la norme de conduite pour le croyant en Jésus-Christ du point de vue d'un Juif palestinien chrétien.
Cette tendance à décrire l'enseignement pratique chrétien comme loi apparaît dans 2.8–13, un passage qui explique pourquoi le favoritisme en faveur des riches est péché. L'impartialité est présentée comme l'obéissance à la loi royale « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien » selon l’Écriture (2.8), ici la loi de l'AT. Le mot « royal » fait allusion au royaume de Dieu. Cette règle de foi est donc pour ceux qui se soumettent au règne de Dieu. Cette assimilation de la loi aux règles de vie du christianisme est typique de toute la lettre.
Le rapport entre la foi et les œuvres
La foi joue un rôle important dans la théologie de Jacques. L'élément fondamental de la piété (1.3 ; voir 2.5) est la foi en Dieu. Il ne s'agit pas seulement de croire en son existence, mais aussi de croire que Dieu est bon et bienveillant envers l'humanité (1.6). La foi inclut la croyance en la puissance de Dieu et en sa capacité à faire des miracles. La foi est essentielle à la prière (5.15–16 ; voir 1.6). Jacques a un concept de foi active qui va clairement au-delà du judaïsme puisqu'il caractérise la foi comme étant dans le Seigneur Jésus-Christ (2.1).
Il y a des similitudes entre le concept de la foi dans Jacques et celui présent dans les enseignements de Jésus. En effet, Jésus enseigne aussi que la foi permet de voir la puissance de Dieu et l'associe souvent à la guérison (voir Mt 21.22 ; Mc 5.34 ; 11.24).
Le passage sur la foi le plus célèbre est Jacques 2.14–26, passage qui clarifie son rapport avec les œuvres. Un examen attentif de ce passage démontre que Jacques ne contredit pas Paul. Pour Jacques et pour Paul, la foi est en le Seigneur Jésus-Christ, et cette foi produira toujours de bonnes œuvres.
Il ne faut pas confondre la façon dont Jacques aborde le sujet des « œuvres » avec la façon dont Paul en parle le plus souvent dans Romains et dans Galates. Pour Jacques, les « œuvres » sont des œuvres de foi, la manifestation extérieure de la véritable spiritualité et particulièrement de l'amour (2.8). Dans Romains et Galates, Paul utilise souvent le mot « œuvres » pour parler des œuvres de la loi par lesquelles certains pensaient qu'ils seraient justifiés devant Dieu. C'est contre cette hérésie que Paul s'oppose le plus fortement dans ses lettres aux Galates et aux Romains.
La sagesse
Le concept de la sagesse de Jacques illustre également l'arrière-plan juif de la lettre. La sagesse est principalement pratique plutôt que philosophique. Elle ne doit pas être confondue avec la capacité de raisonner ou celle de comprendre des problèmes intellectuels. Elle ne se préoccupe pas des questions du « pourquoi » et du « comment ». Elle doit être recherchée à travers la prière fervente ; c'est un don de Dieu (Jc 1.5). Ces deux idées trouvent leurs racines dans les livres de sagesse juifs (voir Pr 2.6 ; Sg 7.7 ; Si 1.1). Le sage démontre sa sagesse par sa bonne conduite (Jc 3.13), alors que quelconque « sagesse » qui produit jalousie et égoïsme ne vient pas de Dieu (v. 15–16).
La fin des temps
Trois thèmes importants qui concernent la fin des temps sont abordés dans la lettre.
Le royaume de Dieu
Le royaume de Dieu est mentionné dans le contexte de l'enseignement de Jacques sur le favoritisme dans la première moitié du chapitre 2. Il ne faut pas être partial envers les riches, car Jacques demande : « Dieu n'a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu'ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui l'aiment ? » (2.5). Ce passage fait écho à l'enseignement de notre Seigneur dans Lc 6.20 : « Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ». Le royaume le Dieu est son règne qui s'exerce déjà en partie dans cette vie, mais qui s'accomplira pleinement dans la vie à venir (comme « promis » dans Jc 2.5).
Le jugement
Le jugement est un thème important qui porte sur la fin des temps dans Jacques. Dans 2.12, les lecteurs sont exhortés à parler et à agir comme devant être jugés par une loi de liberté. Le prochain verset leur rappelle que le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. En d'autres termes, le jugement sera administré selon les œuvres de l'amour. Dans 3.1, Jacques s'adresse à ceux qui désirent enseigner et explique que ceux qui enseignent seront jugés plus sévèrement.
Le thème du jugement réapparaît dans 5.1–6 où l'auteur s'adresse aux injustes tel un prophète. Le jugement de Dieu s'abattra sur les riches propriétaires qui auront mené leur vies pour leur propre plaisir et au détriment des autres. Ils exploitent les pauvres qui sont à leur service et font condamner et tuer le juste qui ne leur résiste pas (5.6). Le motif de leur sentence est déjà écrit (v. 5).
Le dernier passage final portant sur le jugement (5.9) s'adresse à ceux qui sont exploités ou souffrent. Jacques les exhorte à ne pas se plaindre les uns des autres. Juger revient à Dieu et le Juge est à la porte.
Le retour de Christ
L'espérance qui repose sur le retour futur du Christ alimente la persévérance dans la vie chrétienne. Le chrétien peut être patient et affermir son cœur, car le retour du Christ est proche (5.8). Cette attente est puissante et s'applique dans le présent, ainsi qu'elle est également présentée dans les lettres aux Thessaloniciens.
Contenu
Comme typique des livres de sagesse juifs, Jacques aborde de nombreux sujets. Ses paragraphes sont courts et directs. La progression de sujet en sujet a été comparée à un collier de perles, chaque sujet étant relativement indépendant. Il y a parfois des transitions entre sujets, mais elles sont souvent difficiles à identifier et Jacques passe rapidement d'un sujet à un autre.
L'auteur commence sa lettre en s'identifiant comme « serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ » et en désignant ses lecteurs comme les « douze tribus qui sont dans la dispersion ». Comme mentionné plus tôt, ceci est peut-être une façon de désigner les chrétiens juifs qui sont partis de Jérusalem et d'Israël à cause de la persécution.
Il commence avec un mot d'encouragement. Les épreuves doivent être regardées comme un sujet de joie, car elles sont un moyen que Dieu utilise pour tester le croyant et produire en eux la maturité spirituelle. S'il est besoin de sagesse, Dieu peut l'accorder. Il donne généreusement la sagesse à ceux qui la demandent avec foi (1.5–8).
Le chrétien qui est pauvre devrait être fier d'être élevé en Jésus-Christ. Le chrétien qui est riche devrait se glorifier d'apprendre l'humilité, car il a découvert qu'il y a des choses plus importantes que la richesse. Les richesses sont transitoires, comme des fleurs qui se dessèchent rapidement sous la chaleur du soleil de Palestine (1.9–11).
Dieu promet la vie à ceux qui endurent les épreuves. Il ne faut pas blâmer Dieu pour la tentation, car cela est contraire à sa nature même d'être tenté ou de tenter. La tentation provient du désir égoïste de chacun. Quand ce désir prend racine et donne naissance au péché, il produit la mort (1.12–15). Dieu n'est pas l'origine de la tentation ; il est au contraire la source de tout bien. Le meilleur de ses dons est la nouvelle vie qui vient de la parole de la vérité (v. 16–18).
Jacques avertit contre les dangers de la colère. En contraste, la parole de vérité doit être accueillie avec douceur. Cette écoute de la parole dans le bon état d'esprit spirituel peut apporter le salut (1.19–21). Il ne faut pas se contenter d'écouter la parole, mais la mettre en pratique. Écouter sans mettre en pratique, c'est être comme un homme qui se voit dans un miroir et qui oublie ce qu'il a vu. Celui qui écoute activement plonge ses regards dans la Parole de Dieu, persévère et ne l'oublie pas, mais la met en pratique. Celui-là sera béni dans ce qu'il fait (v. 22–25).
La vraie religion se voit dans la pratique et comprend de contrôler sa langue, d'aider les orphelins et les veuves, et d'adopter un mode de vie qui ne se conforme pas au monde (1.26–27).
Le favoritisme et la foi en Jésus-Christ ne vont pas de pair. Il est inacceptable de montrer du favoritisme envers un homme riche lorsqu'il vient dans l'assemblée et de ne faire aucun cas du pauvre. Dieu a choisi les pauvres pour être héritiers de son royaume. De plus, montrer du favoritisme envers les riches n'a pas de sens, car ce sont eux qui traînent les chrétiens devant les tribunaux et qui blasphèment le nom de Christ (2.1–7). Montrer du favoritisme viole la loi royale de Dieu, qui est d'aimer son prochain comme soi-même. C'est un péché que Dieu jugera. Il suffit de pécher dans un domaine pour devenir transgresseur à l'égard de toute la loi (v. 8–13).
Une foi qui ne produit pas d'œuvres peut-elle mener au salut ? À quoi sert une foi qui ne réagit pas aux besoins des autres ? Une telle foi est morte. Quelqu'un pourrait objecter en disant que certains sont chrétiens par la foi et d'autres chrétiens par les œuvres. Mais ce n'est pas le cas. La foi véritable se manifeste toujours par des œuvres. Il ne suffit pas d'avoir des croyances orthodoxes. Même les démons sont théologiquement orthodoxes ! Abraham, en offrant Isaac, donne un exemple de la façon dont la foi véritable et les œuvres vont de pair. Même Rahab, la prostituée, a démontré sa foi en protégeant les espions à Jéricho. Ainsi, la foi et les œuvres sont inséparables (2.14–26).
Peu de gens devraient devenir des enseignants spirituels, car cela entraîne une énorme responsabilité. Nous sommes tous sujets à des erreurs, notamment des erreurs dans nos paroles, car la langue est presque impossible à contrôler. Elle est comme un incendie destructeur allumé par l'enfer lui-même. La langue est souvent incohérente : elle est peut-être utilisée pour louer Dieu tout en maudissant les hommes. Cela ne devrait pas se faire (3.1–12).
La véritable sagesse se manifeste toujours dans la transformation du caractère, tandis que la fausse sagesse produit de la jalousie et de l'ambition égoïste (3.13–18).
Les conflits et les querelles tirent leurs origines de mauvais désirs. L'homme n'obtient pas ce qu'il désire soit parce qu'il ne le demande pas à Dieu, soit parce qu'il demande de mauvaises choses. Être un ami du monde, c'est être un ennemi de Dieu, car Dieu est un Dieu jaloux qui ne tolère aucun rival. Il s'oppose aux orgueilleux mais fait grâce aux humbles (4.1–10).
Parler contre un frère ou une sœur, ou les juger, c'est parler contre la loi de Dieu et la juger. La place du chrétien est de pratiquer la loi, non d'être juge. Le rôle de juge appartient à Dieu seul (4.11–12).
La vie est pleine d'incertitudes. Par conséquent, les projets doivent être faits en réalisant qu'ils dépendent tous de la volonté de Dieu. Agir autrement, c'est faire preuve d'orgueil et d'arrogance. C'est également un péché de s'abstenir de faire le bien qu'on sait qu'on doit faire (4.13–17).
Le jugement des riches arrive sur eux parce qu'ils accumulent leur richesse au lieu de l'utiliser pour faire le bien. Dieu n'est pas insensible aux cris des pauvres que les riches ont exploités et opprimés. Un jugement terrible les attend (5.1–6).
Face à la souffrance et à l'injustice, les pauvres doivent patiemment attendre le retour du Christ, comme le fermier attend patiemment que Dieu envoie les pluies pour faire pousser et mûrir ses récoltes. Les chrétiens ne doivent pas se plaindre les uns des autres, car le le retour de Christ est proche. Job donne un bon exemple de patience et d'endurance dans la souffrance. Il ne faut pas utiliser de serments pour garantir la véracité de ce qu'on affirme. Un simple oui ou non suffit (5.7–12).
Ceux qui souffrent devraient prier et ceux qui sont la joie devraient louer le Seigneur. Lorsque les croyants sont malades, qu'ils fassent appeler les anciens de l'Église pour que ceux-ci prient pour eux et les oignent d'huile. La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera. Si cette maladie est due à un péché personnel et que ce péché est confessé, Dieu pardonnera. Élie est un exemple classique de ce que Dieu peut faire quand un homme juste prie (5.13–18).
Si un chrétien constate qu'un autre chrétien s'est égaré de la vérité et parvient à le ramener dans la communion de Christ et de son Église, un pécheur aura été sauvé de la mort et Dieu lui pardonnera (5.19–20).
Voir aussi frères de Jésus ; Jacques (personne).