Dîme

Le mot « dîme » vient du français ancien, signifiant « dixième ». Il se réfère à une taxe sur les produits ou le travail pour soutenir la religion.

La pratique de la dîme est très ancienne. Par exemple, Abraham donnera une dîme, ou un dixième, de ses dépouilles de guerre à Melchisédek (voir Gn 14.20). La dîme était également courante dans de nombreux endroits, y compris :

  • Athènes

  • L'Arabie

  • Rome

  • Carthage

  • L'Égypte

  • La Syrie

  • Babylone

  • La Chine

Le livre du Deutéronome (Dt 12.27, 1719 ; 14.22–29) indique que lorsque le culte a été centralisé en Israël, on devait apporter leur dîme annuelle au sanctuaire. Les prêtres et les Lévites partageaient cette dîme. Les éléments soumis à la dîme comprenaient :

  • Les céréales

  • Le vin

  • L'huile

  • Le bétail

Chaque troisième année, la dîme entière était donnée en tant que geste caritatif aux Lévites, aux étrangers, aux orphelins et aux veuves (Dt 26.12). Nb 18.21–32 indique que toutes les dîmes en Israël étaient données aux Lévites comme paiement pour leur service en tant que prêtres.

Le prophète Malachie condamnera ceux qui retenaient leurs dîmes. Il qualifie cela de « trompe[r] Dieu » (Ml 3.8–10). Il promet que la dîme apporterait des bénédictions, des granges pleines et une protection contre les ravageurs. Les premières fêtes de la dîme incluaient probablement des actes de reconnaissance pour les dons de Dieu. Ce n'est pas quelque chose qui est fortement souligné dans les textes (voir Gn 28.22). Le principal objectif de la dîme était de soutenir le service de Dieu et la charité.

Le Nouveau Testament mentionne la dîme de manière critique, sauf pour la dîme de Melchisédek (Hé 7). Dans Matthieu 23.23 et Luc 11.42, Jésus critique ceux qui donnaient méticuleusement la dîme de petites herbes tout en négligeant les questions plus importantes de la loi : la justice, la miséricorde et la foi. Jésus voyait cela comme un signe de mauvaise moralité et de priorités mal placées, associant cela au pharisaïsme. Il dira qu'il était plus facile de suivre les règles, car c'était aussi plus satisfaisant. Il était plus difficile de développer le sens moral pour gérer les relations avec les autres et avec Dieu. Dans Luc 18.12, un pharisien, se vantant dans sa prière de ses vertus, mentionnera le fait qu'il ait donné la dîme de tous ses revenus comme l'une de ses prétentions à la faveur divine. Jésus, cependant, valorisait l'humilité par-dessus les pratiques religieuses pleines d'orgueil, préférant un pénitent humble à un pharisien vantard.

Voir aussi Offrandes et sacrifices.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (12)

Genèse

Nombres

Deutéronome

Malachie

Matthieu

Hébreux