baume, huile parfumée, onguent

Mélanges de substances à usage médicinal. La plupart des baumes bibliques comprennent de l'huile, mélangée avec des épices ou d'autres herbes. La plupart des Israélites utilisaient de l'huile d'olive dans leurs baumes. L'huile d'olive elle-même était considérée comme un baume médicinal. Dans L'Ancien Testament (AT), le mot « huile » peut être utilisé pour signifier « baume ».

En Égypte et en Mésopotamie, différentes huiles végétales et graisses animales étaient utilisées dans les recettes de baumes. Les huiles végétales les plus couramment utilisées incluaient l'huile de ricin, l'huile de sésame, l'huile de lin, l'huile de radis, l'huile de coloquinte et l'huile de noix diverses.

Les baumes et huiles divers avaient un rôle important dans l'Antiquité. Le climat du Proche-Orient étant sec et chaud, ils étaient utilisés pour protéger et guérir la peau. Toutes les classes sociales en utilisaient à des fins médicinales, pour leurs qualités apaisantes et pour masquer les odeurs. L'AT mentionne le métier de parfumeur (1S 8.13 ; 2Ch 16.14). Les parfumeurs étaient parfois organisés en guildes (Né 3.8).

Fabrication des baumes

En général, les baumes étaient préparés en faisant bouillir des plantes aromatiques dans de l'huile (voir Jb 41.22). Les baumes parfumés étaient un mélange de substances crues dans de l'huile spécialement préparée. Dans l'AT, le mot « parfum » désigne souvent une huile parfumée (Ct 1.3 ; Ec 7.1). Différents types de récipients pouvaient être utilisés pour en contenir, mais les flacons d'albâtre étaient préférés. Un vase en albâtre contenait le parfum de grand prix que Marie a utilisé pour oindre Jésus à Béthanie (Mc 14.3).

Comment les baumes étaient-ils utilisés ?

Les baumes ou huiles avaient de nombreuses utilisations. Parmi les peuples sémitiques, ils avaient des usages culturels et religieux importants. Une huile d'onction sacrée à servi à consacrer Aaron, ses fils, le tabernacle et son mobilier. Elle était composée de myrrhe, de cannelle, de roseau aromatique et de casse mélangés avec de l'huile d'olive (Ex 30.23–25). De l'huile était également utilisée pour oindre rois et prophètes, mais ce n'était pas le même mélange que l'huile d'onction sacrée.

En tant que produits cosmétiques, les baumes parfumés aidaient à masquer les odeurs du corps. De l'huile était appliquée sur le corps (2S 12.20), mise sur des vêtements (Ps 45.9) ou sur des objets personnels (Pr 7.17). Les femmes utilisaient des huiles pour purifier et embellir leur peau (Est 2.12). Le parfum de certains baumes était utilisé pour attirer le sexe opposé (Ct 4.10). Le Cantique des cantiques mentionne des parfums plusieurs fois.

On utilisait aussi de l'huile pour oindre les invités, car c'était considéré une façon de bien accueillir au Proche-Orient ancien. Les Égyptiens utilisaient des cônes d'huile qui étaient mis au-dessus de la tête des invités pour que des gouttes tombent sur leurs têtes (comp. avec Ps 133.2). Les hôtes oignaient aussi la tête de leurs invités avec de l'huile en signe de respect et d'honneur. Jésus fait remarquer à un pharisien qu'il ne l'a pas accueilli ainsi quand l'a reçu chez lui (Lc 7.37–40). Marie oint Jésus avec du nard de grand prix qui était contenu dans un vase d'albâtre. Ce parfum était obtenu de racines d'une herbe aromatique en provenance d'Inde (Mc 14.3).

Huiles utilisées pour oindre les morts

On utilisait des huiles d'onction pour préparer les morts à l'inhumation. Le Nouveau Testament (NT) en donne des exemples. Le corps du défunt ou de la défunte était lavé et oint avec de l'huile (Mc 16.1 ; Ac 9.37). Le corps était ensuite enveloppé dans des linges avec des aromates et du baumes (Lc 23.56 ; Jn 19.40). Les Juifs ainsi que les Romains utilisaient le nard ainsi. Pour l'enterrement de Jésus, un mélange de myrrhe et d'aloès a été utilisé.

Huiles médicinales

On utilisait fréquemment des huiles à des fins médicinales. De l'huile était versée sur les blessures (Lc 10.34). On utilisait des gommes aromatiques ou des résines. Galaad était connu pour son baume médicinal (Jr 8.22). Le baume était aussi exporté d'Israël (Gn 37.25 ; Ez 27.17). Une allusion au célèbre collyre de Laodicée (liquide médicinal), qui servait à guérir les yeux, est faite dans la lettre à l'Église de cette ville (Ap 3.18). Les baumes étaient aussi un produit de commerce important à l'époque romaine (Ap 18.13).

L'onction avec de l'huile symbolisait la joie et à l'allégresse (Ps 45.8 ; Es 61.3). Ainsi, on ne s'oignait pas pendant les périodes de deuil (2S 14.2). Le prophète Michée mentionne le manque huile pour s'oindre comme l'un des jugements de Dieu sur la nation (Mi 6.15). Enfin, on utilisait aussi l'huile pour oindre les boucliers (probablement faits de cuir) pour les rendre plus souples et plus à mêmes de dévier les projectiles (2S 1.21).

Voir aussi médecine et pratiques médicinales ; huile ; plantes (olive, olivier).

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (30)

Références Bibliques (30)

Genèse

Exode

1 Samuel

2 Samuel

2 Chroniques

Néhémie

Esther

Job

Psaumes

Proverbes

Ecclésiaste

Cantique des Cantiques

Ésaïe

Jérémie

Ézéchiel

Michée

Marc

Jean

Actes

Apocalypse