Paul met en avant sa fidélité et la...
Paul met en avant sa fidélité et la sincérité de ses motivations en tant qu'apôtre du Christ. Cependant, seul Dieu peut juger le cœur.
1Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu.
2Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle.
Le désir le plus profond de Paul était...
Le désir le plus profond de Paul était d'être trouvé fidèle devant Dieu. Ce que l'homme pouvait penser de lui - et même sa propre opinion de soi- lui importait peu.
3Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain. Je ne me juge pas non plus moi-même, car je ne me sens coupable de rien;
4mais ce n’est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c’est le Seigneur.
5C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due.
Paul réprimande à nouveau les chrétiens de Corinthe...
Paul réprimande à nouveau les chrétiens de Corinthe pour leur arrogance (4.6–13), puis les exhorte comme un père (4.14–21).
6C’est à cause de vous, frères, que j’ai fait de ces choses une application à ma personne et à celle d’Apollos, afin que vous appreniez en nos personnes à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, et que nul de vous ne conçoive de l’orgueil en faveur de l’un contre l’autre.
7Car qui est-ce qui te distingue? Qu’as-tu que tu n’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu?
Paul souligne avec ironie la différence entre les...
Paul souligne avec ironie la différence entre les Corinthiens et lui-même. Leurs attitudes reflètent la sagesse du monde ; la sienne, la sagesse de Dieu. Dans leur orgueil, les Corinthiens pensaient être arrivés, mais ils étaient encore en réalité loin de là (cf. Ap 3.17–18 ; contraste Ph 3.12–14). S'ils étaient vraiment arrivés, ils auraient partagé davantage les souffrances de Paul (1Co 4.11–13). Contrairement aux Corinthiens, si fiers de leurs réalisations et du respect qu'on leur donnait, les apôtres étaient l'objet de mépris et de dédain.
8Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous!
9Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
10Nous sommes fous à cause de Christ; mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés!
Paul rappelle aux Corinthiens combien il avait enduré...
Paul rappelle aux Corinthiens combien il avait enduré d'épreuves par amour pour le Christ (cf. 2Co 6.4–5 ; 11.23–28).
11Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là;
12nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons;
13calomniés, nous parlons avec bonté; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant.
En sa qualité de Père spirituel - puisque...
En sa qualité de Père spirituel - puisque c'est lui qui leur a le premier annoncé la Bonne Nouvelle - Paul exprime sa véritable préoccupation pour leur bien-être (cf. 1Th 2.11–12). Comme ce sont ses enfants bien-aimés, ils devraient écouter leur Père et suivre son exemple et ses enseignements (voir 1Co 11.1 ; Ga 4.12 ; Ph 3.17 ; 4.9 ; 1Th 1.6 ; 2Th 3.7–9).
Paul conclut cette section sur les divisions dans...
Paul conclut cette section sur les divisions dans l'église (1.10–4.21) par des paroles douces d'exhortation paternelle et d'avertissement.
14Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris ces choses; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.
15Car, quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, vous n’avez cependant pas plusieurs pères, puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Évangile.
16Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs.
17Pour cela je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur; il vous rappellera quelles sont mes voies en Christ, quelle est la manière dont j’enseigne partout dans toutes les Églises.
Parce qu'il leur avait envoyé Timothée, certains en...
Parce qu'il leur avait envoyé Timothée, certains en ont peut-être tiré la conclusion que Paul n'avait pas le courage de leur rendre visite personnellement, mais en réalité, il était très pris par son travail à Éphèse à cette époque (Ac 19.8–20 ; voir note d'étude sur Ac 19.10). Il comptait leur rendre visite bientôt (voir 1Co 16.5–9 ; Ac 19.21–22 ; 20.1–3 ; cf. 2Co 1.15–2.4) et affronter ceux qui s'opposaient publiquement à lui, pour démontrer qu'ils n'étaient rien que de beaux parleurs. Sa vie et ses paroles démontreraient la réalité de la puissance de Dieu (voir aussi 1Co 2.4).
18Quelques-uns se sont enflés d’orgueil, comme si je ne devais pas aller chez vous.
19Mais j’irai bientôt chez vous, si c’est la volonté du Seigneur, et je connaîtrai, non les paroles, mais la puissance de ceux qui se sont enflés.
20Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance.
21Que voulez-vous? Que j’aille chez vous avec une verge, ou avec amour et dans un esprit de douceur?