L'Ecclésiaste conclut souvent ses réflexions sur ce qui se passe dans la vie en recommandant de profiter de la vie, car c'est un don de Dieu (voir Ec 2.24–25 ; 3.12–13, 22 ; 5.17 ; 6.9 ; 8.15 ; 9.7–9 ; 11.7–10). Même quand la vie semble difficile, il y a un temps pour rire, pour danser, pour aimer et pour profiter de la paix. La vie reste précieuse même quand la vieillesse et la mort menacent d'en enlever la joie (9.4, 10 ; 11.7–9 ; 12.1). Le message de l'Ecclésiaste est que nous devons prendre plaisir dans ce que nous mangeons et buvons, dans la santé, le vêtement, l'amour dans le mariage, les enfants, le travail quotidien et les temps de repos.
Il peut sembler surprenant de trouver un tel message dans le livre de l'Ecclésiaste. En effet, ce livre parle beaucoup des frustrations et des injustices de la vie. Cependant, le fait que la joie est recommandée sur ce fond de réalisme illustre où réside la sagesse. Une personne sage comprend la nature de la vie sur terre et sait comment bien vivre même dans un monde imparfait.
Toutefois, l''Ecclésiaste avertit que de se vouer au plaisir est de la folie. Celui qui ne veut que le plaisir n'en aura jamais assez et sera toujours frustré. Ainsi, ne rechercher que le plaisir ne profite pas et n'est pas sage (2.1–2 ; 7.4 ; 10.16–19 ; voir aussi Es 22.13 ; 56.12 ; Lc 12.19–20). La vie doit être vécue sous le regard de Dieu, à qui tous donneront des comptes.
Le Nouveau Testament nous encourage à toujours nous réjouir dans le Seigneur, même quand nous traversons des épreuves difficiles (Ph 4.4 ; Jc 1.2). Une tradition du christianisme enseigne que la vocation première de l'homme est de glorifier Dieu et de prendre son plaisir en Dieu pour toujours (Catéchisme de Westminster, Question 1).
Passages pour une étude plus approfondie
Ecclésiaste 2.24–25 ; 3.12–13, 22 ; 4.6 ; 5.17–19 ; 6.9 ; 8.15 ; 9.7–9 ; 11.7–10 ; Ésaïe 22.13 ; 56.12 ; Luc 12.19–20 ; Philippiens 4.4 ; Colossiens 2.20–22 ; Jacques 1.2 ; 4.13–16