Dans la Bible, les prophètes annoncent souvent que Dieu va faire venir son jugement et des malheurs sur les pécheurs, mais ils donnent aussi de l'espoir.
Dans la prophétie de Jérémie, le premier signe d'espoir est le commandement que l’Éternel donne aux Israélites de se détourner de l'idolâtrie et de lui obéir ainsi qu'à l'alliance conclue au mont Sinaï (Jr 3.11–4.2). S'ils faisaient cela, leur avenir serait beaucoup plus positif. Ils recevraient guérison et salut (3.22–23). Israël deviendrait une bénédiction pour toutes les nations (4.1–2). La repentance du peuple mettrait fin à la punition de Dieu, et la nation ne ferait plus face à la destruction.
Même pendant la période difficile qui précède la destruction de Jérusalem, Dieu parle d'un avenir merveilleux donnant de l'espoir à la nation (voir 16.15 ; 23.3–8 ; 29.10–14 ; 30.1–33.26). Soixante-dix ans après la destruction de Jérusalem, ceux qui obéissent au Seigneur retourneront en Terre promise pour reconstruire le Temple et Jérusalem. Une nouvelle communauté se reconstruira et connaîtra paix et prospérité (voir Jr 46.27–28 ; chap. 50–51). En effet, après la conquête de Babylone par les Perses, des exilés juifs retournent en Juda, en 539–538 av. J.‑C.
L'espoir pour le peuple de Dieu concerne aussi des temps plus lointains dans l'avenir, car Dieu a promis qu'un descendant du roi David règnera un jour dans la justice sur son peuple (Es 11.1–5 ; Jr 23.5–6 ; 33.15–17). Jésus-Christ est ce descendant juste. Par sa mort sur la croix, il est devenu « le médiateur d'une nouvelle alliance » (Hé 9.13–15 ; 12.22–24). Ceux qui ont mis leur foi en lui et le suivent attendent maintenant la venue de son royaume éternel quand tous les jugements de Dieu seront accomplis et feront partie du passé.
Passages pour une étude plus approfondie
Ésaïe 2.3–4 ; 4.2 ; 11.1–16 ; 35.1–10 ; 52.11–12 ; Jérémie 3.11–4.2 ; 16.14–15 ; 23.3–8 ; 29.10–14 ; 30.1–33.26 ; 46.27 ; Osée 3.4–5 ; Amos 9.11–15 ; Hébreux 9.13–15 ; 12.22–24