Le mot hébreu courant torah est généralement traduit « loi » dans la plupart des versions françaises. Cette traduction provient du mot grec nomos, qui signifie souvent « loi ». La Septante, traduction ancienne de l'Ancien Testament hébreu en grec, utilise nomos pour traduire le mot torah. Pourtant, torah signifie essentiellement « enseignement » ou « instruction ».
Le terme loi évoque souvent des règles imposées par une autorité extérieure, comme un gouvernement. Le concept de loi est souvent perçu comme correspondant à des documents légaux stricts et rigides. Pourtant, la torah de Moïse donne des instructions qui incluent bien plus que cela. Elle comprend :
des commandements
des récits (Lv 10.1–3)
des passages poétiques (Dt 32.1–43)
des généalogies (Ex 6.14–25)
d'autres types de littérature
D'autres mots qui peuvent aussi être traduits par « loi » font partie des instructions données aux Israélites. Par exemple, khoq, signifie « statut » et désigne une loi donnée par un législateur (p. ex. Lv 6.15). Un statut énonce un principe général, dont l'application spécifique est interprétée selon le contexte ou par des juges.
Dans Lévitique 18.4–5 et 19.37, le mot hébreu khuqqah, qui signifie « décret », est associé au mot mishpatim, qui signifie « régulations ». Ce sont des lois casuistiques. C'est-à-dire qu'elles correspondent à des cas bien précis. Il est impossible d'écrire des lois pour chaque situation. Une loi casuistique donne donc un exemple de la façon dont un statut est appliqué dans certains cas. Cela aide à comprendre comment agir dans d'autres cas.
Il est nécessaire d'avoir une loi, car il y aura toujours des personnes qui en auront besoin pour ne pas pécher. Le mot « loi » peut ainsi décrire une grande partie de la torah de l'Ancien Testament. Pourtant, plus généralement, la torah enseigne au peuple de Dieu qui il est, et comment il peut être le peuple de Dieu et lui leur Dieu.
De manière similaire, enseigner la doctrine et comment vivre pieusement sont des éléments essentiels de l'enseignement dans l'Église et de son témoignage au monde concernant la vie éternelle (Col 3.16).
Passages pour une étude plus approfondie
Genèse 26.5 ; Exode 16.4 ; Lévitique 6.2, 7 ; Deutéronome 17.8–13, 18–20 ; 2 Rois 10.30–31 ; 22.8–20 ; Job 22.21–23 ; Psaumes 40.9 ; 78.9–12 ; Proverbes 6.20–23 ; 13.14 ; 28.9 ; Ésaïe 8.20 ; Colossiens 3.16 ; 2 Timothée 3.14–17