Israël était une terre souvent sujette à la sécheresse. Les habitants connaissaient bien les sources d'eau et leur qualité. Il y avait peu de sources et de rivières qui coulaient toute l'année. Ainsi, les gens creusaient des trous profonds (ou citernes) pour recueillir l'eau de pluie et en conserver pour la saison sèche. Les gens utilisaient aussi des puits pour accéder à l'eau souterraine.
Dans la culture juive, l'« eau vive » désignait de l'eau en mouvement, comme les rivières, les sources et la pluie, à l'opposé de l'eau stagnante des bassins ou des citernes. L'eau vive était précieuse, car elle était fraîche. C'était cette meilleure eau qui était souvent utilisée dans les cérémonies de la loi (Lv 14.5–6, 50–51 ; 15.13 ; Nb 19.17–19).
La femme samaritaine n'a pas compris comment Jésus pouvait lui offrir de l'eau « vive » (Jn 4.12). La Samarie n'avait pas de rivière permanente. Et si même le patriarche Jacob avait eu besoin d'y creuser un puits, qui était donc cet homme qui proposait de l'eau vive ? D'où l'obtiendrait-il ?
Jésus parle à nouveau d'eau vive à Jérusalem pendant la fête des Tabernacles (Jn 7.37–39). Pendant cette fête, qui se tenait en automne (c'est-à-dire pendant la saison sèche), il était coutume de répandre de l'eau. C'est dans ce contexte que Jésus s'avance et fait la déclaration, sans aucune hésitation, que quiconque cherche de l'eau vive doit venir à lui et boire. Jean explique que Jésus parle du Saint-Esprit. Jésus est la source de cette eau vive. Il est venu directement de Dieu et a apporté le renouveau divin par le Saint-Esprit.
Passages pour une étude plus approfondie
Lévitique 14.5–6, 14.50–51 ; 15.13 ; Nombres 19.17–19 ; Cantique des Cantiques 4.15 ; Jérémie 2.13 ; 17.13 ; Jean 4.10–14 ; 7.38–39 ; Jacques 3.11–12