Jérusalem

Jérusalem est une ville active dès quatre cents ans avant l'époque du roi David. Les Israélites ne la capturent pas entièrement lors de la conquête de Canaan, ni à l'époque des juges (Jos 15.63 ; Jg 1.8, 21). Israël cohabite plutôt avec les Jébusiens de cette région (Jg 19.10–12). Jérusalem a été tellement difficile à capturer que l'Ancien Testament ne mentionne que trois invasions réussies : celles de David, de Joas et de Nebucadnetsar, roi de Babylone (2R 14.11–14 ; 2R 25.1–10).

Le roi David réussit à capturer Jérusalem, peut-être en y entrant par un tunnel servant à y amener de l'eau (voir note d'étude sur 5.8). Il en fait ensuite la capitale politique d'Israël. Plus tard, elle en devient la capitale spirituelle. Le Psaume 48 décrit sa beauté et sa puissance comme celle d'une forteresse. Elle a des tours, des murs (remparts) et des hauteurs fortifiées (citadelles) faciles à défendre. Le terrain alentour est accidenté.

Cette situation pouvait donner à ceux qui y vivaient un faux sentiment de sécurité et la tentation de se fier à ses défenses plutôt qu'à Dieu. Psaume 48.1–4 rappelle aux lecteurs et auditeurs que les avantages stratégiques de la position de Jérusalem ne garantissaient pas sa sécurité : seule la présence de Dieu était sa protection absolue.

Tant l'Ancien Testament que le Nouveau appellent Jérusalem une « ville sainte » (voir Né 11.1, 18 ; Es 52.1 ; Dn 9.24 ; Mt 4.5 ; 27.53 ; Ap 21.2). C'est la seule ville décrite de cette manière dans la Bible. Pourquoi cette ville est-elle considérée comme sainte ? Ce n'est certainement pas à cause de la sainteté de ses habitants. En fait, les Babyloniens la détruisent en 586 av. J.‑C. parce que son peuple est très éloigné de Dieu. Elle n'est pas sainte non plus à cause du fait qu'elle a été la capitale d'Israël pendant de nombreux siècles.

Jérusalem est une ville sainte parce que Dieu l'a choisie (1R 8.44, 48 ; 11.13, 32, 36 ; 2Ch 6.5, 34). Parce qu'il l'a choisie, il y a placé sa gloire et son nom (voir 1R 14.21 ; 2Ch 12.13 ; Ez 8–10 ; 43.1–27).

Dans les Évangiles et le livre des Actes, Jérusalem est toujours très importante. Hérode le Grand, roi de Judée de 37 à 4 av. J.‑C., agrandit la ville et y mène d'importants projets de construction, y compris l'agrandissement et l'embellissement du Temple. La ville et le Temple restent au centre de la vie spirituelle du peuple d'Israël (voir Ac 2.46 ; 3.1–26 ; 5.12). De nombreux événements dans la vie de Jésus et de ses disciples se déroulent à Jérusalem.

Jésus parle de son amour pour Jérusalem, mais annonce aussi qu'elle subira un terrible jugement pour son manque de foi et d'obéissance à Dieu (Mt 23.37–39). Il parle souvent sévèrement contre les dirigeants religieux de la ville et du Temple. Ceux-ci font finalement arrêter et exécuter Jésus à Jérusalem. Jésus avertit du jugement de Dieu sur la ville (Mc 13.1–2 ; Lc 21.20–24). Ses paroles se réalisent lorsque les Romains détruisent Jérusalem et le Temple en 70 apr. J.‑C.

Cependant, le Nouveau Testament parle d'une « nouvelle Jérusalem », la ville future du peuple saint de Dieu (Hé 11.10 ; Ap 3.12 ; 21.2). La Jérusalem actuelle est le lieu où Dieu et son règne étaient partiellement représentés par le roi David et ses successeurs. La nouvelle Jérusalem représente le gouvernement de Jésus-Christ, l'ultime héritier royal de la lignée de David. La nouvelle Jérusalem représente également la présence éternelle de Jésus avec son peuple (comp. avec Jn 1.14 ; Ap 21.3).

Passages pour une étude plus approfondie

Josué 15.63 ; Juges 1.8, 21 ; 2 Samuel 5.6–9 ; 1 Rois 8.1 ; 2 Rois 18.13–17 ; 25.1–10 ; 2 Chroniques 3.1 ; 12.1–12 ; 26.9, 15 ; 32.1–5, 27–30 ; Esdras 1.1–6 ; Néhémie 1.1–6.19 ; Psaume 48.1–4 ; 125.2 ; Ésaïe 14.32 ; 52.1–3 ; Galates 4.25–26 ; Hébreux 12.22–24

Tiré du Aquifer Open Study Notes (Themes). Adaptation des Tyndale Open Study Notes par Mission Mutual (CC BY-SA 4.0). CC BY-SA 4.0.

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