Psaumes Introduction approfondie

Jésus et les apôtres aimaient le livre des Psaumes : ils en citaient régulièrement les paroles et cherchaient à vivre selon ses enseignements. Ces prières et chants de louange d’Israël jouent un rôle de pont entre l’Ancien et le Nouveau Testament ; les thèmes qu’ils introduisent trouvent un prolongement et un accomplissement dans les écrits du Nouveau Testament. Là où la dynastie de David a connu l’échec, Jésus apporte une espérance nouvelle. Pourtant, certaines attentes exprimées dans les Psaumes ne se sont pas encore pleinement réalisées, en particulier ceux qui concernent l’accomplissement des desseins de Dieu par son peuple et la soumission de toutes les nations au Messie.

Résumé

Les psaumes, comme toute l'Écriture, sont inspirés et donnés par Dieu (voir 2Tm 3.16). Pourtant, chacun d’eux a été composé par un auteur humain sous forme de prière ou de louange adressée à l’Éternel. Le Psautier présente une grande diversité : on y trouve des lamentations, des chants de louange, des textes de sagesse, des actions de grâce, des méditations sur les œuvres de Dieu, des célébrations de sa révélation et des expressions d’adoration.

Les deux premiers psaumes introduisent l’ensemble du Psautier. Le Ps 1 décrit une personne pieuse qui se réjouit en Dieu, vit selon l'instruction divine et n'est pas influencée par les malfaiteurs. Le Ps 1 décrit la personne fidèle qui trouve sa joie en Dieu, suit ses instructions et ne se laisse pas influencer par les méchants. Ce psaume soulève trois grandes questions : (1) Existe-t-il un pardon pour les fautes ? (2) Pourquoi ceux qui suivent Dieu souffrent-ils ? (3) Pourquoi les injustes semblent-ils prospérer ? Le reste du Psautier médite sur ces questions.

Le Ps 2 expose la révolte des nations et des injustes contre l’autorité de Dieu. L’Éternel y affirme son jugement sur les rebelles et sa protection envers les fidèles. Deux questions majeures en émergent : (1) Pourquoi les puissances hostiles à Dieu prospèrent-elles ? (2) Pourquoi les rois issus de la lignée de David n’ont-ils pas triomphé ?

C'est en toute franchise que le psalmiste lutte avec ces interrogations. Certains accueillent leurs épreuves avec sérénité, d’autres interpellent Dieu ou laissent éclater leur frustration. À travers ce dialogue constant avec l’Éternel, de nouvelles questions et tensions émergent au fil des psaumes.

La composition des Psaumes

Pendant environ mille ans, des poètes ont rédigé ces chants, tandis que le peuple les récitait et les conservait. La liturgie du temple a favorisé à la fois leur composition et leur collecte. Progressivement, les éditeurs ont intégré de petits recueils dans de plus grands, jusqu’à façonner cinq grandes sections réunies en un seul recueil : le livre des Psaumes. Ce travail d’édition s’est déroulé sur une longue période et s’est achevé après l’exil à Babylone. On trouve plusieurs indices qui témoignent de cette activité éditoriale :

  1. Les éditeurs ont placé les Ps 1 et 2 comme une introduction à l'ensemble du livre. Les deux psaumes offrent des portraits idéalisés : le Ps 1 dépeint la personne pieuse idéale qui vit selon l'instruction de Dieu. Le Ps 2 dépeint le Messie, le roi idéal d'Israël. Le reste du Psautier développe ces portraits et en approfondit les implications, en montrant cependant que ni le peuple de Dieu ni leur roi n’ont réussi à atteindre les idéaux divins, et à instaurer le bonheur et la paix du royaume de Dieu.

  2. Les psaumes individuels ont été rassemblés en groupes. Les éditeurs ont structuré ces regroupements en cinq grandes collections  : livre Un (Ps 1–41, clôturé par une doxologie en 41.13), livre Deux (Ps 42–72, avec une doxologie en 72.19), livre Trois (Ps 73–89, avec une doxologie en 89.52), livre Quatre (Ps 90–106, avec une doxologie en 106.48), et livre Cinq (Ps 107–150, sans doxologie finale).

  3. Les livres Un (Ps 1–41) et Deux (Ps 42–72) constituent la première étape de cette compilation. Le passage des nombreux psaumes attribués à David dans le livre Un (Ps 3–32 ; 34–41) à des collections de psaumes venant de divers auteurs dans le livre Deux (les descendants de Koré, Ps 42–49 ; Asaph, Ps 50 ; David, Ps 51–65 ; 68–70 ; Salomon, Ps 72) révèle une transition : on passe de David en tant que seul modèle et enseignant à d'autres perspectives. À la fin du livre Deux, une note éditoriale indique : « Fin des prières de David, fils d’Isaï » (72.20), remarque qui est restée dans le texte même après l’ajout des livres Trois, Quatre et Cinq, qui comportent aussi des psaumes attribués à David.

  4. Le livre Trois (Ps 73–89) partage avec le livre Deux une préférence pour le nom hébreu Elohim, afin de décrire Dieu (Ps 42–83), ainsi qu’une diversité d’auteurs (Asaph, Ps 73–83 ; les descendants de Koré, Ps 84–85 ; 87–88 ; David, Ps 86). Le Ps 73, qui ouvre ce livre Trois, remet en cause la justice et la puissance de Dieu, posant ainsi un contraste fort avec la vision prospère du royaume messianique décrite dans le dernier psaume du livre Deux (Ps 72). Ce doute revient aussi dans le Ps 89, à la fin du livre Trois.

  5. Les psaumes du livre Quatre (Ps 90–106) abordent les questions soulevées à l'époque de l'Exil, alors que l’alliance de Dieu avec David semblait rompue (voir Ps 89). En réponse à cette crise, plusieurs psaumes encouragent la croissance personnelle dans le caractère et la piété (voir Ps 91–92). La plupart des psaumes de cette collection présentent Dieu comme le roi véritable et fidèle dont la royauté s’étend à toute la création (Ps 93–100). Il aime toujours son peuple, le troupeau de son pâturage (Ps 100), mais attend aussi de lui qu’il l’écoute (Ps 95 ; 100). Dieu est source de pardon, et sa compassion rappelle aux exilés qu’il prend toujours soin d’eux. Une relecture de l’histoire de la rédemption, de la création à l’Exil (Ps 104–106), souligne à la fois la sagesse de Dieu et l’infidélité d’Israël comme cadre pour comprendre cette période de détresse.

  6. La bénédiction du Ps 106.48 figure aussi dans 1Ch 16.36, ce qui pourrait suggérer que la rédaction du livre Quatre a eu lieu à l’époque postexilique (époque durant laquelle les Chroniques ont été compilées).

  7. Le livre Cinq (Ps 107–150) contient plusieurs petites collections : le Hallel égyptien (Ps 113–118), le Psaume de la Torah (Ps 119), le Grand Hallel (Ps 120–136), qui inclut les Cantiques des degrés (aussi appelés Chants des Montées) (Ps 120–134), huit psaumes de David (Ps 138–145) et cinq hymnes de louange conclusifs (Ps 146–150). Ce livre Cinq met en évidence une progression allant de la souffrance à la louange. Le psaume d’ouverture (Ps 107) inaugure ce schéma, et son dernier verset (107.43) insiste sur l’importance de la sagesse pour comprendre les voies de Dieu. Le Ps 119, le plus long psaume, célèbre la sagesse divine et sa parole. Les psaumes qui rappellent la fidélité de l’Éternel envers Israël dans le désert (Ps 114–118 ; 135–136) préparent la communauté exilée et postexilique à lire les dernières prières de David (Ps 138–145) sous un nouveau jour : David attendait avec confiance l’établissement du royaume de Dieu (Ps 145), et les psaumes de louange qui concluent l’ouvrage expriment cette espérance (Ps 146–150).

  8. Certains psaumes semblent avoir reçu des ajouts ultérieurs. Cela pourrait expliquer les prières en faveur de la restauration de Sion (51.18–19) ou les demandes de bénédiction divines sur Jérusalem (69.34–36). Des circonstances nouvelles ont pu justifier l’insertion de strophes supplémentaires.

  9. Les manuscrits disponibles montrent une certaine souplesse dans l’organisation et les titres des psaumes. Les versions hébraïque et grecque du Psautier contiennent bien 150 psaumes, mais la division, la numérotation et les titres varient. Le texte grec, par exemple, fusionne les Ps 9 et 10 et les Ps 114 et 115, alors qu’il divise en deux les Ps 116 et 147. Les différences de numérotation entre les textes hébraïque et français sont souvent indiquées dans les annotations.

À l’époque de Jésus, le Psautier dans sa forme rassemblée était bien connu (voir Lc 20.42 ; Ac 1.20). Il faisait partie de la troisième section du canon hébraïque, connue sous le nom des Écrits (ou parfois directement appelé les psaumes, voir Lc 24.44).

Auteur

De nombreux psaumes sont associés à David, mais cette attribution ne concerne pas l’ensemble du recueil ; en réalité, moins de la moitié sont explicitement liés à lui. D’autres psaumes sont attribués à Asaph (Ps 50 ; 73–83), aux descendants de Koré (Ps 42–49 ; 84–85 ; 87), à Salomon (Ps 72 ; 127), à Héman (Ps 88), à Éthan (Ps 89), ou encore à Moïse (Ps 90).

Parmi les 116 psaumes qui comportent un titre, la plupart mentionne une personne liée au psaume. Toutefois, la personne indiquée n’est pas nécessairement l’auteur. En effet, la préposition hébraïque le placée devant un nom, souvent traduite par « de », peut aussi signifier « pour », « dédié à », « concernant », « à » ou même « par ». Ainsi, ledawid (généralement rendu par « de David ») peut tout aussi bien se traduit par : « dédié à David », « pour David », « concernant David » ou « par David ».

Bien que de nombreux psaumes dits « de David » aient effectivement pu être rédigés par lui, plusieurs éléments appellent à la prudence. Certains titres comportent deux noms, comme David et Jeduthun ou Asaph (Ps 39, 62, 77). Il est ainsi possible que l'autre individu soit le véritable auteur du psaume. Par ailleurs, certains psaumes reliés à un épisode particulier de la vie de David (Ps 3, 7, 18, 34, 51, 52, 54, 56, 57, 59, 60, 63, 142) donnent peu ou pas de ldétail précis permettant de relier le texte à cet épisode. Par exemple, le titre du Ps 51 évoque le péché de David et la réprimande de Nathan. Le psaume lui-même aborde le thème du péché, du pardon et de la contrition, mais sans mentionner clairement les événements particuliers de ce contexte. De plus, certains psaumes attribués à David semblent présupposer l’existence du temple, qui n’avait pas encore été construit à son époque (voir Ps 5.7 ; 122.1 ; 138.2). De même, le titre du Ps 30 associe David à la dédicace du temple, alors que le contenu du Ps 69 ne semble pas correspondre à ce que l'on sait de la vie de David. Enfin, certaines traditions textuelles divergent quant à la mention de David dans l'en-tête (par ex., Ps 122, 124). Il reste donc possible que ledawid doive se comprendre dans plusieurs cas comme « pour / dédié à / concernant David » plutôt qu'étant une indication certaine de paternité littéraire (« par David »). De tels psaumes évoquent la figure de David en tant que représentant principal de la dynastie royale, sans affirmer qu’il en soit l’auteur. Toutefois, de nombreux psaumes pourraient bien avoir été composés par lui.

Problèmes littéraires

Le titre Psaumes provient du mot grec psalmos (« chant » ; voir Lc 20.42 ; 24.44), qui traduit le mot hébreu mizmor. Ce terme apparaît fréquemment dans les titres des psaumes individuels (par ex., Ps 3.1–2, souvent rendu par « psaume »). Le mot mizmor est lié à un verbe hébreu qui signifie « jouer d’un instrument à cordes ». À l’origine, les psaumes étaient accompagnés de musique instrumentale et transmis oralement au sein du peuple d’Israël, avant d’être rassemblés par écrit. Le titre hébraïque du Psautier est tehillim (« louanges »), un mot dérivé de la même racine que hallelujah, signifiant « louez Yahweh »

Titres des Psaumes : les titres, ou courtes notices placées avant la plupart des psaumes, donnent des informations telles que l’auteur présumé, le type de psaume (chant, prière), des indications musicales, son usage liturgique, un contexte historique ou une dédicace. Cependant, une grande part de ces indications reste mal comprise, ce qui pousse beaucoup d’interprètes à ne pas accorder une grande importance aux titres dans leur interprétation des psaumes.

Dans les éditions hébraïques, ces titres sont généralement comptés comme étant le premier verset. Cela provoque un décalage dans la numérotation des versets entre les textes hébreux et la plupart des traductions françaises.

Interlude (hébreu Sélah) :  ce terme revient régulièrement dans le livre des Psaumes. Sa signification exacte demeure inconnue, bien qu’il soit probablement d’origine musicale ou liturgique. Certaines traductions modernes le traduise par interlude.

Regroupements des Psaumes : les psaumes peuvent être classés de différentes manières :

  • Par le nom qu’ils utilisent pour désigner Dieu : Yahweh (« l'
    Éternel », Ps 1–41) et Elohim (« Dieu », Ps 42–72).

  • Par les noms mentionnés dans leurs titres : David (Ps 3–32 ; 34.1–41.13, etc.), les descendants de Koré (Ps 42–49 ; 84.1–85.13 ; 87.1–88.18), ou Asaph (Ps 50, 73–83).

  • Par genre littéraire (voir ci-dessous).

  • Par collections thématiques : certaines étaient déjà intégrées, comme les Cantiques des montées (Ps 120–134). D'autres collections ont été reconnues dans la tradition juive, telles que le Hallel égyptien (Ps 113–118) et les hymnes de louange (Ps 146–150).

  • Par connexions thématiques : par ex., sur la royauté de Dieu (Ps 93–100), ou ceux qui retracent l’histoire, de la création à l’exil (Ps 104–106).

Genres des Psaumes : les titres des psaumes indiquent souvent le genre d'un psaume. La désignation la plus fréquente est le terme hébreu mizmor, qui désigne un chant à l'origine accompagné d’instruments à cordes. D’autres termes apparaissent de façon plus occasionnelle :

En plus de ces identifications de genre trouvées dans le texte hébreu, les psaumes peuvent être regroupés en trois grandes catégories :

  1. Psaumes de sagesse ou d'instruction (Ps 1, 15, 24, 33, 34, 37, 73, 90, 107).

  2. Psaumes de lamentation, majoritairement présents dans les livres 1 à 3, que l’on divise en lamentations individuelles et communautaires.

  3. Cantiques de louange ou d'action de grâce (Ps 8, 19, 29, 65, 67, 114), qui peuvent eux-mêmes être divisés en formes individuelles ou communautaires.

Les psaumes de louange se déclinent en plusieurs sous-genres :

Une autre manière d’approcher les psaumes repose sur la dynamique interne que l’on observe dans de nombreux textes : ils passent souvent de l’enseignement à la confrontation avec une difficulté, puis de cette difficulté à un renouveau dans l'engagement et le caractère. Le Psautier, en tant que collection en cinq livres, est profondément instructif. Il forme une « instruction » (torah ; voir 1.2), c’est-à-dire une instruction destinée à enseigner au peuple de Dieu comment mener sa vie.

Les Psaumes dans le culte d’Israël

Le livre des Psaumes contient de nombreuses indications sur la pratique musicale dans l’ancien Israël. La majorité des psaumes sont des chants de louange, de reconnaissance, de prière ou de repentance. Certains étaient liés à des circonstances particulières, comme la célébration de la Pâque (Ps 113–118), ou lors des pèlerinages à Jérusalem pour les grandes fêtes annuelles (Ps 120–134). D’autres prennent la forme d’odes historiques qui rappellent d’importants événements nationaux (par ex., le Ps 30, « un chant pour la dédicace du temple », ou encore le Ps 137, qui évoque les souffrances du peuple en exil. De tels psaumes occupaient une place importante dans la vie communautaire, même si leur rôle précis reste en partie obscure.

Signification et message

Les psaumes ouvrent une fenêtre sur l’âme de ceux qui les ont composés. Leur théologie n’est ni simple ni superficielle, mais leur foi, mise à l’épreuve, s’en trouve purifiée.

Les psaumes modèlent un profond caractère, une sagesse authentique, une honnêteté sincère. Pourtant, les prières du Psautier ne sont pas de simples exemples à imiter. Elles constituent les instructions de Dieu pour mener une vie juste, faisant partie de sa torah (« instruction » ; voir Ps 1 ; 19 ; 119). À travers elles, Dieu enseigne qui il est, ce qu’il a accompli, et ce qu’il attend de son peuple. Les psaumes sont centrés sur Dieu et visent à instruire son peuple : ils l’aident à discerner ses fautes, à accueillir la correction divine, et à se transformer à l’image de Dieu. Ils appellent à une adoration sincère et vibrante, et poussent le peuple à témoigner de lui auprès des autres.

Les psalmistes ont réfléchi sur la brièveté de la vie, sur la souffrance, et sur les nombreuses épreuves qui jalonnent l’existence humaine. Confrontés à l’isolement et à la douleur, ils ont crié vers Dieu, demandant à gouter à sa présence, sa protection, son bon soin (par ex., Ps 23), ainsi qu'à une gloire durable. Même les psaumes associés à David présentent souvent un roi humilié, plutôt qu’un héros triomphant. Il apparaît vulnérable, blessé, honteux, attendant la rédemption, et confiant que l’Éternel va le justifier.

Le Psautier reflète les échecs d’Israël et de la dynastie de David. Même les figures les plus pieuses et les rois les plus fidèles n’ont pas su instaurer le bonheur et la paix annoncés dans les Ps 1 et 2 (voir aussi Ps 72). En cela, les psaumes sont une exhortation constante de Dieu envers chacun : un appel à cultiver la sagesse, faire confiance à l’Éternel, vivre selon sa grâce, et espérer en celui qui peut véritablement bénir ce monde dans le besoin.

Les psaumes préparent le peuple de Dieu à la venue de Jésus-Christ : l’homme parfait, le roi véritable, le descendant de David parfaitement intègre. Jésus comprenait sa vie et son ministère à la lumière des psaumes, comme cela a été le cas pour les apôtres (voir Mt 13.34–35 ; 21.16, 42 ; 23.39 ; Jn 2.17 ; 15.25 ; 19.24, 28, 36 ; Ac 2.22–35 ; 4.11 ; 13.32–38 ; Rm 15.3 ; 1Co 15.25–27 ; Ep 4.7–10 ; 1P 2.7). Jésus s’est incarné pour connaître l’expérience humaine, pour vivre selon les schémas trouvés dans les psaumes, goûtant à l'humiliation, à la souffrance, à la mort, à la justification et à la gloire. Il est le seul être humain qui a complètement plu à Dieu (Ps 1). Il est le Messie et Roi (Ps 2) qui est devenu notre moyen de rédemption, de bonheur et de paix.