Genèse Introduction approfondie

Le livre de la Genèse est celui des commencements : le commencement de l'univers et celui de l'humanité, le commencement du péché et de ses effets catastrophiques, ainsi que le commencement du plan de Dieu pour restaurer sa bénédiction dans le monde par l'intermédiaire de son peuple élu. Dieu y engrène son plan en appelant Abraham et en établissant une alliance avec lui. La Genèse retrace les bénédictions divines promises de génération en génération, jusqu'à l'asservissement d'Israël en Égypte, alors en grand besoin de délivrance. Ce livre pose les bases de la révélation divine ultérieure, et la plupart des autres livres de la Bible s'en inspirent. La Genèse est une source d'instruction, de réconfort et d'édification.

Contexte

Lorsque le livre de la Genèse a été écrit, les enfants d'Israël avaient été esclaves en Égypte depuis quatre cents ans. Ils avaient récemment été libérés de la servitude et avaient été guidés dans le désert en vue de rencontrer le Seigneur au mont Sinaï. C'est là qu'il établit sa relation d'alliance avec eux et leur donne sa loi par l'intermédiaire de Moïse. Israël est maintenant prêt à entrer dans la Terre promise et à recevoir l'héritage promis par Dieu à Abraham.

Pendant leur servitude en Égypte, les Israélites avaient adopté de nombreuses notions et coutumes païennes de leurs maîtres égyptiens (voir Ex 32.1–4). Ils étaient sous l'influence de faux concepts à propos de Dieu, du monde et de la nature humaine, et avaient été réduits à l'esclavage, n'étant eux-mêmes ni propriétaires ni gérants terriens. Peut-être avaient-ils oublié les promesses extraordinaires que Dieu avait faites à Abraham, à Isaac et à Jacob, ou peut-être avaient-ils conclu qu'elles ne se réaliseraient jamais.

Avant d'entrer dans la Terre promise, les Israélites doivent comprendre plus clairement la nature de Dieu, de son monde, ainsi que de leur place en son sein. Ils doivent accepter leur identité en tant que descendants d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Le livre de la Genèse leur fournit la connaissance dont ils ont besoin.

Résumé

La Genèse retrace l'œuvre de Dieu d'anéantir, au travers de la bénédiction, la malédiction frappant l'humanité à cause du péché. Le livre organise en un seul argument soutenu traditions familiales, généalogies, événements historiques et commentaires éditoriaux.

Excepté la première, chaque section de la Genèse commence par la mention « Voici la postérité (les origines) » (ou Voici les générations ; hébreu toledoth). Chacune de ces sections toledoth explique l'histoire d'une descendance spécifique. Dans chaque cas, une détérioration du bien-être est suivie d'une particularisation du plan de Dieu pour bénir le monde. Ce plan sert de base à l'alliance de Dieu avec son peuple ; le développement de la bénédiction contribue à clarifier l'alliance. À la fin du livre, le lecteur est préparé à l'accomplissement des promesses.

La première section (1.1–2.3) n'a pas de titre toledoth ; c'est le récit de la création « au commencement » (1.1). L'œuvre de la création est couverte de l'approbation et de la bénédiction de Dieu alors qu'il accomplit son plan.

La section suivante (2.4–4.26) porte sur la création de la vie humaine (2.4–25) et retrace ce qu'il est advenu de la création de Dieu à cause du péché d'Adam et d'Ève (3.1–13), de la malédiction sur leur péché (3.14–24) et de l'extension de ce péché à leurs descendants (4.1–24). L'humanité ne jouit plus du repos de Dieu ; son lot est plutôt celui de la culpabilité et de la peur. Les êtres humains fuient donc Dieu et développent une civilisation marquée par l'orgueil.

L'indépendance vis-à-vis de Dieu entraîne la décadence humaine (5.1–6.8). La généalogie de 5.1–32 commence par rappeler que les êtres humains ont été créés à l'image de Dieu et ont été bénis par lui (5.1–2). Tout au long de la généalogie, la mort de chaque génération rappelle au lecteur la malédiction, Hénoch faisant naître une lueur d'espoir qu'elle n'est pas définitive. En 6.1–8, nous apprenons comment Dieu, regrettant d'avoir créé les êtres humains, décide de juger la terre. Pourtant, Noé reçoit la faveur de Dieu et devient une source d'espoir (5.29 ; 6.8).

La section suivante (6.9–9.29) relaie la malédiction du jugement à travers le déluge, suivie d'une bénédiction par un nouveau départ. La création a été renouvelée, purgée du mal abominable qui avait envahi et détruit la race humaine.

Mais à mesure que la population mondiale augmente et s'étend en devenant diverses nations (10.1–11.9), les êtres humains montrent à nouveau leur disposition à la désobéissance. À cause de leur rébellion, Dieu les disperse pour éviter qu'une plus grande impiété ne se répande (11.1–9).

Après le chaos des nations dispersées, 11.10–26 ramène notre attention sur Abram, par l'intermédiaire duquel Dieu choisit d'apporter la bénédiction à tous. Le reste du livre (11.27–50.26) parle de la bénédiction divine sur lui et sur ses descendants. Dieu fait d'abord une alliance avec lui (11.27–25.11), lui promettant qu'il ferait de lui une grande nation, qu'il lui donnerait une terre, et qu'il rendrait son nom grand. Au fil du temps, Dieu clarifie les termes spécifiques de l'alliance, et la foi d'Abram s'approfondit.

Alors que le livre de la Genèse traite de chaque génération, il donne une brève description des familles qui ne font pas partie de l'ascendance d'Israël, avant de se tourner vers sa lignée. Par exemple, après avoir brièvement rapporté ce qui arrive à Ismaël (25.12–18), la Genèse retrace en détail ce qui arrive à Isaac et à sa famille (25.19–35.29). De même, la lignée d'Ésaü (Édom) reçoit un bref traitement (36.1–37.1) avant la longue section finale traitant de la lignée choisie de Jacob, l'héritier (37.2–50.26).

Dans cette dernière section, la Genèse rapporte comment sa famille se retrouve en Égypte plutôt que dans le pays de Canaan. En dépit de la série de circonstances tragiques qui le poussent à se retrouver en Égypte, Dieu est encore en train de développer son plan pour le peuple d'Israël. Le livre se termine par une promesse d'intervention divine, laquelle aura pour but de délivrer son peuple d'Égypte (50.24–26).

Paternité littéraire

Comme c'est le cas pour de nombreux livres bibliques, l'auteur de la Genèse n'est pas clairement identifié. De nombreux érudits soutiennent que le Pentateuque (Genèse à Deutéronome) est le produit d'une évolution littéraire complexe. L'opinion dominante, appelée hypothèse documentaire, est que l'ensemble Genèse à Deutéronome a été compilé à partir de diverses sources. Selon cette hypothèse, le Pentateuque en aurait quatre : J (pour « jahviste », provenant de « Jahwe », équivalent allemand de « Yahvé »), E (pour « élohiste », de « Élohim »), D (pour « deutéronomiste », de « Deutéronome ») et P (pour « sacerdotal », « P » provenant de l'allemand « Priesterschrift » signifiant « écriture sacerdotale »). Il est avancé que ces sources ont été écrites et recueillies entre 850 et 445 av. J.-C., puis progressivement combinées et éditées jusqu'à environ 400 av. J.-C. (au temps d'Esdras).

Cependant, les Écritures et la tradition attribuent toutes les deux le Pentateuque à Moïse. Celui-ci, éduqué dans toute la sagesse des Égyptiens (Ac 7.22), possédait les compétences littéraires nécessaires à la compilation et à l'édition des traditions d'Israël et des documents dont celui-ci disposait, ainsi qu'à la rédaction de ce traité théologique. Sa communion unique avec Dieu lui a donné l'illumination spirituelle, la compréhension et l'inspiration nécessaires à cette démarche. Il avait de bonnes raisons d'écrire cet ouvrage : fournir à Israël le fondement théologique et historique de l'exode et de l'alliance au Sinaï, et établir la nouvelle nation conformément aux promesses faites à leurs ancêtres.

Il est possible que Moïse ait servi de source fondamentale au matériau que l'on retrouve dans le Pentateuque, et que des ajustements rédactionnels aient été effectués ultérieurement (notamment le récit de sa mort, Dt 34). Quoi qu'il en soit, les Israélites ont accepté le Pentateuque comme portant toute la force de l'autorité de Moïse.

Composition

Il est largement admis que diverses sources ont été utilisées pour écrire la Genèse (et d'autres textes historiques de la Bible, tels que les livres des Rois et l'Évangile selon Luc). Pour écrire la Genèse, l'auteur a utilisé des collections de dossiers familiaux, de traditions orales, de récits anciens d'événements antiques et de généalogies. Ces sources auraient pu être incorporées telles quelles, ou l'auteur aurait pu en changer le style et la formulation, les joignant en les complétant avec des éléments supplémentaires dans le but distinct de retracer les fondements de la foi israélite.

La Genèse inclut également des passages et des expressions correspondant clairement à des gloses éditoriales ultérieures. Certaines sections (comme la liste des rois édomites, 36.31–43) auraient pu être rajoutées au début de la monarchie. Il n'y a aucune contradiction entre l'affirmation que Moïse a rédigé le livre de la Genèse et celle que ce dernier a ultérieurement été enrichi par des rédacteurs dont les efforts ont été guidés par le Saint-Esprit.

Nature littéraire

La Genèse inclut différents types de littérature. Plusieurs suggestions ont été faites quant à la nature du contenu varié qui compose ce livre.

Mythe.   La littérature mythologique explique symboliquement l'origine des choses par le biais d'actes des dieux et de créatures surnaturelles. Pour les peuples anciens, les mythes étaient des croyances expliquant la vie et la réalité. Des systèmes entiers d'activités rituelles avaient été développés dans le but de garantir que les forces de la fertilité, de la vie et de la mort poursuivent leurs actions une année après l'autre. Certains de ces rituels avaient donné naissance à la prostitution cultuelle (voir Gn 38.15, 21–22).

Il serait très difficile de classifier le contenu du livre de la Genèse comme un simple mythe aux côtés des autres mythes sur les origines de la terre. Israël avait un seul Dieu, et non une multitude de dieux. C'est une nation qui avait pris naissance, et avait une histoire et un espoir pour l'avenir. Elle voyait Dieu, plutôt que des dieux et d'autres créatures surnaturelles, comme l'acteur principal dans le monde. Son culte n'était pas cosmique, magique ou superstieux, mais représentait une reprise de sa propre délivrance d'Égypte, une célébration de l'intervention réelle de Dieu dans l'Histoire, ainsi que son espérance dans ses promesses.

Si la Genèse utilise des éléments de langage mythologique, c'est pour marquer un contraste délibéré face aux concepts païens, et montrer que le Seigneur Dieu est souverain, dominant même sur ce genre d'idées. Par exemple, de nombreux peuples anciens adoraient le soleil en tant que dieu, mais dans la Genèse, l'astre répond aux souhaits du Créateur (1.14–18). Le livre de la Genèse est semblable à un cimetière de mythes sans vie et de dieux morts.

Étiologie. Un certain nombre d'érudits décrivent les récits de la Genèse comme des étiologies, c'est-à-dire des histoires expliquant les causes de la réalité matérielle ou des croyances traditionnelles. L'implication est que de telles histoires ont été inventées à des fins explicatives et ne décrivent pas des événements historiques. Par exemple, si l'on dit que l'histoire de Caïn et d'Abel a été inventée pour expliquer pourquoi les bergers et les fermiers ne s'entendent pas bien, le récit perd son intégrité en tant qu'histoire basée sur des faits.

Des éléments étiologiques se retrouvent effectivement dans la Genèse, car ce livre donne les bases et la justification de presque tout ce qu'Israël fera par la suite. Par exemple, le récit de la création de Genèse 2 se termine par l'explication : « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère... » L'événement tel qu'il s'est produit explique la compréhension ultérieure du mariage. Cependant, dire qu'une histoire explique une chose est très différent de dire que l'histoire a été fabriquée pour l'expliquer. Les histoires de la Genèse ne sont pas de simples récits fictifs inventés pour expliquer coutumes et croyances ultérieures.

Histoire. De nombreux érudits s'opposent à ce que la Genèse soit considérée comme historique pour deux raisons fondamentales : (1) la Genèse explique les événements par la causalité divine, et l'inclusion du surnaturel est perçue comme la preuve que le matériau est une réflexion théologique et n'est donc pas historiquement fiable ; et (2) les événements de la Genèse ne peuvent pas être validés par des sources extérieures ; aucun autre document n'atteste de l'existence d'Abraham ou de l'histoire de sa famille.

Les philosophies modernes de l'Histoire excluent le surnaturel comme explicatif d'événements historiques, mais un choix si arbitraire ne s'impose tout simplement pas. Si Dieu existe et est capable d'agir, il pourrait très bien être la cause ultime de tous les événements historiques, ainsi que la cause immédiate d'événements historiques spécifiques. Les Israélites n'étaient pas aussi méfiants face aux événements surnaturels que les critiques modernes le sont ; ils reconnaissaient certains événements comme la conséquence de l'action de Dieu parmi eux en vue de l'accomplissement des promesses de la Genèse.

Il est vrai qu'aucune preuve directe de l'existence des patriarches ou des événements de la Genèse n'a été découverte, mais l'archéologie prouve la plausibilité de la Genèse en montrant que la situation historique de cette époque (Bronze moyen I, 2000–1800 av. J.-C.) correspond étroitement à la représentation qu'elle en donne. Les détails des récits semblent tout à fait sensés dans ce contexte.

Interprétation théologique.   Le livre de la Genèse n'a jamais été destiné à être lu comme une chronique de la vie des patriarches, une histoire écrite pour l'intérêt qu'elle sucite en tant qu'histoire, ou même une biographie complète. Il s'agit clairement d'une interprétation théologique d'une sélection de récits au sujet d'ancêtres nationaux, mais cela ne compromet en rien son historicité. Les interprétations d'un événement peuvent varier, mais l'offre d'interprétations est en soi une bonne confirmation de l'historicité des événements. L'auteur reformule les événements à sa propre manière, en incorporant des accents théologiques spécifiques, mais cela ne signifie pas pour autant que les histoires ont été inventées.

Tradition.   Ce qui a ainsi été mis par écrit représente la tradition placée sous les soins respectueux du génie littéraire. Il est possible qu'Abram ait amené avec lui de Mésopotamie des récits antiques et des généalogies, et que des histoires sur sa famille aient été ajoutées à ces collections. Joseph, à travers ses propres annales, aurait pu facilement préserver toutes ces traditions, tant écrites qu'orales, en Égypte. Ensuite, Moïse aurait pu compiler ces ouvrages, essentiellement sous leur forme actuelle, tout en ajoutant ses commentaires éditoriaux, sous l'inspiration et la direction de Dieu.

Littérature pédagogique.   Comme le livre de la Genèse est le premier livre du Pentateuque (la « Torah » ou la loi), il est peut-être préférable de le classifier comme appartenant à la « littérature de la Torah » (de l'hébreu torah, « instruction, loi »). La Genèse est un texte de littérature pédagogique qui pose les fondements de la loi. Ce livre inclut une interprétation théologique des traditions historiques sous-jacentes à l'alliance au Sinaï. Il prépare ainsi ses lecteurs à recevoir la loi de Dieu et à s'associer aux promesses faites à leurs ancêtres. La Genèse est donc une œuvre unique. La théologie, l'histoire et la tradition s'unissent pour instruire le peuple de Dieu et le préparer à être béni.

Signification et message

Les questions les plus pressantes d'Israël trouvent leurs réponses dans les récits de la Genèse. La vie et la mort, la possession du pays de Canaan et la façon dont Israël s'est retrouvé en Égypte sont expliquées comme faisant partie de l'œuvre providentielle de Dieu dans l'Histoire. Israël lui-même est présenté comme faisant partie intégrante du plan de Dieu pour le monde. Ce plan a un point de départ à la création et aura un point d'arrivée à l'avenir, lorsque les promesses seront entièrement accomplies.

Israël, le peuple élu.   Le thème central de la Genèse est que Dieu a établi une alliance avec Abraham et ses descendants. Il a promis de faire d'eux son propre peuple, les héritiers du pays de Canaan, et une bénédiction pour le monde. La Genèse donne à Israël le fondement théologique et historique de son existence en tant que peuple élu de Dieu.

Israël a ainsi pu identifier son ascendance au patriarche Abraham et sa destinée aux promesses divines (12.1–3 ; 15.1–21 ; 17.1–8). Comme la promesse d'une grande nation est essentielle, une grande partie du livre de la Genèse est dédiée aux préoccupations familiales des patriarches et de leurs épouses, de leurs fils et héritiers, ainsi qu'à leurs droits de naissance et leurs bénédictions. Le récit montre comment Dieu sauve et protège la lignée élue à travers les patriarches. Israël apprend ainsi qu'il est devenu la grande nation promise à Abraham. Sa servitude en Égypte ne se prolongerait certainement pas ; son avenir était en Canaan, où il vivrait en tant que nation libre et en tant que peuple appartenant au Dieu vivant, et où il serait possible de servir de médiateur pour apporter les bénédictions divines aux autres peuples du monde.

Bénédiction et malédiction.   L'ensemble du message de la Genèse tourne autour des motifs de bénédiction et de malédiction. La bénédiction annoncée donnerait aux patriarches d'innombrables descendants et à ceux-ci la Terre promise ; la bénédiction conduirait à leur renommée, leur permettrait de se développer et de prospérer, et les placerait en position d'amener d'autres peuples à bénéficier des bénédictions de l'alliance. La malédiction, quant à elle, écarterait, priverait et déshériterait de la bénédiction. Les effets de la malédiction, soit mort, douleur et jugement de Dieu sur le monde, sont ressentis par la race humaine tout entière.

Ces motifs continuent tout au long de la Bible. Les prophètes et les sacrificateurs parlent de bénédictions encore plus remarquables à l'avenir et d'une malédiction encore plus grande pour ceux qui refusent le don salvateur et les bénédictions divins. La Bible rappelle au peuple de Dieu de ne pas craindre les êtres humains, mais Dieu, qui a le pouvoir de bénir et de maudire.

Le bien et le mal.   Dans la Genèse, ce qui est bon est béni par Dieu, entraînant la vie, l'améliorant, la protègant et s'harmonisant avec elle. Ce qui est mauvais est maudit, provoquant la douleur, détournant de ce qui est bon et empêchant ou détruisant la vie. La Genèse retrace la lutte entre le bien et le mal qui caractérise notre race humaine déchue. Dieu amènera le bien supérieur, bâtira la foi de son peuple et, finalement, triomphera de tout ce qui est mauvais (comp. avec Rm 8.28).

Le plan de Dieu.   La Genèse commence par le principe selon lequel Dieu existe et s'est révélé en paroles et en actes aux ancêtres d'Israël. Elle ne plaide pas pour l'existence de Dieu. Elle commence simplement par lui et montre comment tout s'arrange lorsque Dieu, qui est souverain, fait avancer son plan pour établir Israël comme moyen de restaurer la bénédiction dans le monde entier.

Le règne de Dieu.   La Genèse est l'introduction appropriée à la fondation de la théocratie, la domination de Dieu sur toute la création devant être établie par l'intermédiaire de son peuple élu. Ce livre établit la révélation initiale de la souveraineté de Dieu. Il est le Seigneur de l'univers qui remuera ciel et terre pour réaliser son plan. Il désire bénir les êtres humains, mais il ne tolérera pas la rébellion et l'incrédulité. Ses promesses sont grandes, et il est pleinement capable de les réaliser. Participer à son plan a toujours exigé la foi, car sans la foi, il est impossible de lui plaire (Hé 11.6).