Étoile qui guidera les mages vers l'enfant Jésus (Mt 2.2, 7–10). Les mages étaient des sages venus d'un pays de l'Est (possiblement la Parthie, Babylone ou l'Arabie) qui sont venus voir Hérode. Ils expliqueront qu'ils avaient vu l'étoile du Roi des Juifs dans leur pays d'origine. Hérode et les scribes juifs dirigeront les mages vers Bethléhem. L'étoile les guidera ensuite jusqu'à l'endroit où Jésus était né.
De nombreuses théories ont été proposées pour expliquer ce phénomène. Au 17e siècle, Johannes Kepler a suggéré qu'une supernova a pu produire une lumière extraordinaire. De telles explosions sont enregistrées chaque année, mais peu sont visibles à l'œil nu. Aucune n'est connue de l'époque du Christ. Les anciens étaient fascinés par les comètes. La comète de Halley a été observée pour la première fois en 240 av. J.‑C. Si elle est calculée à des intervalles de 77 ans, elle serait apparue en Judée vers 12–11 av. J.‑C. Cependant, cette date est bien antérieure à la naissance de Jésus.
Les comètes étaient généralement associées aux catastrophes dans le monde antique. Les anciens pratiquaient également l'astrologie, étudiant les constellations et le mouvement des planètes. Ils observaient de près les alignements planétaires rares. En 7 av. J.‑C., Jupiter et Saturne se sont alignés dans Poissons, un événement qui se produit tous les 257 ans. Cette théorie soutenait que Jupiter était le souverain du monde, tandis que Saturne était lié à la Syrie-Palestine. Les Poissons étaient associés à la fin des temps.
Les lecteurs du 1er siècle, qu'ils soient juifs ou grecs, n'auraient pas été surpris de lire les nouvelles d'une nouvelle étoile annonçant la naissance de Jésus. Dans Matthieu 2.2, l'expression « en Orient » pourrait signifier « à son lever ». Cela pourrait indiquer que les mages ont vu une nouvelle étoile et l'ont interprétée comme marquant un événement important. Dans la société gréco-romaine, les cieux prédisaient ou expliquaient souvent des événements, comme la fondation de Rome et la naissance d'Auguste. Le judaïsme soulignait également l'importance des étoiles. Josèphe notera des événements stellaires lors de la chute de Jérusalem en 70 apr. J.‑C. De plus, les rabbins étaient fascinés par l'imagerie de l'histoire de Balaam dans Nombres 24.17 (voir notamment Nb 24.17 dans la Septante) et symbolisaient leurs attentes messianiques dans une étoile. Cela était également courant à Qumrân (Document de Damas 7.19 et suivants ; 1QM 11.6 ; voir Testament de Lévi 18.3 ; Ap 22.16). De même, les pièces frappées après la révolte de Simon Bar-Kochba (« fils d'une étoile ») arboraient une étoile.
Voir aussi Astronomie.