Sihon

Roi des Amoréens qui régnait à Hesbon, à environ 22 km à l'est de l'extrémité nord de la mer Morte. Sa défaite par Israël sous Moïse, ainsi que celle d'Og, roi de Basan, est fréquemment mentionnée dans la prose et la poésie de l'Ancien Testament, dans le récit et le chant (Dt 1.4 ; 2.26–37 ; 4.46 ; 29.7 ; 31.4 ; Jos 2.10 ; 9.10 ; 12.2–6 ; 13.10–12). Aux yeux des écrivains sacrés, cette double défaite est si importante qu'elle peut être classée avec l'exode comme l'une des manifestations singulières de l'intervention salvatrice de Dieu en faveur de son peuple (Ps 135.11 ; 136.19–20), et comme preuve de son amour éternel pour eux. Pendant la période postexilique, cet événement est rappelé dans la prière comme un motif de supplication pour la miséricorde continue de Dieu envers les exilés revenus (Né 9.22).

Avant l'arrivée d'Israël en Transjordanie, Sihon avait conquis le territoire de Moab jusqu'au sud de la rivière Arnon (Nb 21.26). Cette conquête est à l'origine d'un morceau de poésie ancienne qui est incorporé dans les Écritures sacrées (v. 27–30). Le royaume de Sihon s'étend de l'Arnon au sud jusqu'au Jabbok au nord, avec le Jourdain comme frontière occidentale. Il inclut également la vallée du Jourdain jusqu'à la mer de Kinnéreth (Jos 12.2–3), comprenant une partie de la région connue sous le nom de Galaad. À l'est, il s'étend vers le désert et touche le territoire ammonite.

Le refus de Sihon d'accorder à Israël le passage à travers son domaine est similaire à celui d'Édom (voir Nb 21.23 ; 20.20). Cependant, Sihon manifestera une hostilité ouverte envers Israël. Sihon sera vaincu et tué à Jahats ; son pays sera occupé par Israël. Par la suite, il sera distribué aux tribus de Gad et de Ruben (voir Nb 32.33–38 ; Jos 13.10).

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (17)

Deutéronome

Néhémie

Psaumes