Région côtière sur la rive sud de l'Asie Mineure (Turquie) s'étendant sur 130 km de la Lycie à l'ouest à la Cilicie à l'est, et environ 30 km de large de la côte jusqu'aux Monts Taurus. N'étant guère plus qu'une étroite plaine côtière avec un climat désagréablement chaud et humide, cette province produisait peu de villes importantes. Combiné à son inaccessibilité générale, située comme elle l'était au nord profond de la baie d'Adalia et séparée du reste de l'intérieur de l'Asie par une chaîne de montagnes escarpées, la Pamphylie était devenue un refuge pour les pirates. En 102 av. J.‑C., le Sénat romain a établi des postes de patrouille sur les côtes de la Pamphylie et de la Cilicie occidentale pour surveiller la région, mais aucun contrôle efficace n'a été établi avant 67 av. J.‑C., lorsque Pompée s'est vu octroyer des ressources illimitées pour nettoyer la Méditerranée.
Il y avait manifestement une population juive dans la province, car Luc mentionne la Pamphylie parmi les quinze pays d'où les Juifs sont venus à Jérusalem pour la fête de la Pentecôte (Ac 2.10). Certains ont soutenu que la Pamphylie ne pouvait pas avoir eu un nombre significatif de chrétiens parce qu'elle et la Lycie ne sont pas mentionnées dans 1 Pierre 1.1, qui semble résumer l'ensemble de l'Asie Mineure. Cet argument n'est cependant pas convaincant, car la date de la rédaction de 1 Pierre n'est pas connue, et s'il a été écrit pendant la période de 43 à 74 apr. J.‑C., lorsque la Pamphylie était considérée comme une partie de la Galatie, la Pamphylie pourrait avoir été incluse dans cette désignation. Pierre a peut-être aussi inclus la Lycie dans la désignation large de la Galatie, car son introduction ne mentionne que les plus grandes divisions politiques de l'Asie Mineure. Néanmoins, il faut noter que Paul a apparemment eu peu de succès dans la ville pamphylienne de Perge, car il n'y a aucune mention d'opposition à lui là-bas ni de conversion. Il n'a pas revisité la province lors de son deuxième voyage, même si son plan initial était de retourner et de visiter les chrétiens dans chaque ville où ils avaient prêché (Ac 15.36). Peut-être que la séparation de Paul avec Barnabas en était la raison, et il se peut que Barnabas et Jean Marc aient visité la Pamphylie après Chypre (v. 37–41).