Péché impardonnable

Attribuer à Satan ce qui est en réalité l'œuvre du Saint-Esprit telle que démontrée par Jésus-Christ. Ce péché est un blasphème contre le Saint-Esprit.

Le péché impardonnable doit être défini dans son contexte : l'incident que racontent Matthieu 12.31–32 et Marc 3.28–30. Jésus venait de chasser un démon d'un homme aveugle et muet. Une manifestation incontestable de la puissance de Dieu venait donc de se produire. Pourtant les pharisiens, s'obstinant dans leur refus de croire, ont attribué cette manifestation de la puissance de Dieu à Béelzébul, le diable (Mt 12.24). Plusieurs autres passages montrent que des Juifs incrédules ont accusé Jésus à plusieurs occasions d'agir par la puissance de diable ou d'être possédé (Mt 9.34 ; 11.14–20 ; Jn 7.20 ; 8.48, 52 ; 10.20).

Ainsi, un groupe de Juifs, principalement des pharisiens, s'est rendu coupable d'attribuer au diable ce qui était l'œuvre de l'Esprit manifestée par le Seigneur Jésus. Ils ont commis le péché impardonnable en disant que les actions de Jésus, accomplies par la puissance du Saint-Esprit, provenaient de Béelzébul, le diable. En termes simples, ils ont péché gravement en osant accuser Jésus d'agir pour le diable. De nombreux Juifs ont perpétué cette accusation calomnieuse contre Jésus longtemps après sa mort. Ils ne niaient pas qu'il faisait des miracles : ils disaient qu'il faisait des miracles par la puissance du diable.

Ce qui n'est pas le péché impardonnable

Le péché impardonnable n'est pas la rébellion d'Israël contre Dieu, même si cette rébellion a entraîné le jugement éternel de milliers de personnes et une élimination temporaire de la bénédiction de Dieu. Le « péché qui mène à la mort » mentionné par Jean (1Jn 5.16–17) n'est pas non plus le péché impardonnable. Il serait impossible pour une personne qui est racheté par christ et a reçu le pardon des péchés (Ep 1.7), la purification pour les péchés présents et futurs (1Jn 1.7) et la vie éternelle (Jn 3.16) de commettre un péché impardonnable. Mais selon 1 Jean 5.16, la personne qui commet le « péché qui mène à la mort » est un « frère » en Christ.

Le fait de rejeter le Seigneur Jésus n'est pas un péché impardonnable. Cependant, la personne qui rejette Jésus jusqu'au bout (c'est-à-dire jusqu'à sa mort) perd l'occasion de se faire pardonner. Ce péché ne sera pas pardonné pour l'éternité. Cependant, ce n'est pas le même péché que celui que Jésus a condamné par ces mots : « Quiconque parlera contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir » (Mt 12.32). De nombreux passages répètent l'avertissement que le refus de croire en Christ le Sauveur entraînera la mort éternelle (Jn 3.18, 36 ; 1Jn 5.12 ; Ap 20.15 ; 21.8), mais ces passages de l'Écriture ne parlent pas directement du péché impardonnable. Les paroles de Jésus concernant le péché impardonnable montrent qu'une personne peut refuser de croire et même dire de mauvaises choses sur lui sans être coupable du péché impardonnable.

Voir aussi justification, justifié ; péché menant à la mort.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (21)

Références Bibliques (21)

Marc

Luc

Éphésiens

1 Jean

Apocalypse