Fils de Cusch et petit-fils de Cham, le fils de Noé (Gn 10.8 ; 1Ch 1.10). Il est décrit comme celui « qui commença à être puissant sur la terre » et comme « un vaillant chasseur » (Gn 10.8–9). Nimrod sera le premier à établir un grand empire et était un chasseur bien connu. La tradition atteste de son règne sur Babylone et Akkad dans le sud de la Mésopotamie, et sur Ninive en Assyrie. L'expression « terre de Nimrod » semble être synonyme d'Assyrie (Mi 5.6).
Les références de l'Ancien Testament à Nimrod indiquent que, selon la tradition ancienne, il était un homme au caractère indomptable, doté de talents et de pouvoirs extraordinaires. Certains experts l'identifient à un roi mésopotamien qui aurait uni l'Assyrie et Babylone au 13e siècle av. J.‑C. Ceci dénoterait avec l'affirmation qu'il serait apparenté à Cusch, le fils de Cham, et avec la région du sud de l'Égypte où se trouvait Cusch (Gn 10.8).
Le nom et la renommée de Nimrod occupent une place importante dans le judaïsme talmudique et dans la tradition islamique. Dans ce premier, il incarne à la fois la rébellion contre Dieu et la puissance militaire sur terre. Dans la tradition rabbinique, la Tour de Babel (Gn 11.1–9) est « la maison de Nimrod », où l'idolâtrie était pratiquée et un hommage divin était rendu à Nimrod. En Islam, Nimrod persécute Abraham et le fait jeter dans une fournaise ardente.