Deux magiciens égyptiens qui travaillaient pour Pharaon et qui ont essayé d'égaler les miracles accomplis par Moïse en Égypte (Ex 7–9). Bien que ces chapitres de l'Exode ne mentionnent pas leurs noms, des récits juifs d'époques ultérieures nous en disent plus à leur sujet.
Selon la légende juive, Jannès et Jambrès étaient les fils de Balaam, qui était un prophète de Madian (Nb 22–24). La seule fois où la Bible mentionne leurs noms est dans le Nouveau Testament, où l'apôtre Paul écrit à leur sujet. Paul compare Jannès et Jambrès à de faux enseignants de son temps qui s'opposaient à la vérité (2Tm 3.6–8).
Les experts ont étudié ces prénoms avec attention. Ils semblent provenir de langues sémitiques (langues apparentées à l'hébreu), mais leur signification exacte n'est pas claire. Plusieurs documents anciens mentionnent ces magiciens, bien que parfois avec des orthographes différentes de leurs noms :
Les manuscrits de la mer Morte (trouvés à Qumran) les appellent « Yohanneh et son frère ».
Le Talmud babylonien (une collection d'enseignements juifs) les désigne comme « Yohane et Mamré ».
Certaines anciennes copies grecques et latines de 2 Timothée 3.8 épellent le deuxième prénom « Mambres ».
D'autres auteurs antiques ont également écrit à leur sujet. Pline (qui a vécu au 1er siècle apr. J.‑C.) les mentionne. Deux auteurs du 2e siècle apr. J.‑C., Apulée et Numénius, ont également écrit à leur sujet, bien qu'ils n'aient pas toujours mentionné les deux noms.
Origène, un important enseignant chrétien primitif d'Alexandrie, fait référence à un livre appelé « Le Livre de Jannès et Jambrès ». Il y suggère que Paul pourrait avoir obtenu leurs noms de ce livre en écrivant 2 Timothée. Un autre document ancien de l'Église (écrit en latin) datant du 5e ou 6e siècle apr. J.‑C. environ, appelé le Décret Gélasien, mentionne un livre intitulé « Pénitence de Jannès et Jambrès ». Il pourrait s'agir du même livre dont a parlé Origène.