Dans la Bible, le mot « frère » peut décrire :
Un homme ou un garçon en relation aux autres enfants de ses parents.
Un ami proche.
Quelqu'un du même peuple, de la même foi, de la même profession ou de la même organisation.
Le concept de frère dans l'Ancien Testament
Dans l'Ancien Testament, le mot hébreu qui se traduit « frère » désigne des garçons ou des hommes qui ont au moins un parent en commun. Joseph et Benjamin étaient tous deux des enfants de Jacob et de Rachel (Gn 35.24). Pourtant, les autres fils de Jacob étaient aussi considérés les frères de Joseph (Gn 42.6).
L'amour que Joseph portait particulièrement à Benjamin ne régnait pas toujours entre frères. Caïn a tué son frère Abel (Gn 4.8). Ésaü haïssait son frère, Jacob (Gn 27.41). Un frère peut être une mauvaise influence (Dt 13.6–7), mais l'idéal est qu'un frère est quelqu'un sur qui compter en cas de besoin (Pr 17.17). La loi du mariage léviratique signifiait que si un homme mourait en laissant une veuve sans enfant, son frère devait l'épouser et avoir des enfants avec elle pour préserver la lignée de son frère (Dt 25.5).
David appelait Jonathan son « frère » même s'ils n'étaient pas de la même famille (2S 1.26). Le terme était aussi utilisé au sens large entre compatriotes israélites. Cette relation impliquait certaines obligations : personne ne pouvait exiger d'intérêt de son frère ni l'asservir (Lv 25.35–43).
Le concept de frère dans le Nouveau Testament
Dans le Nouveau Testament, le mot grec décrit des frères de sang, tels qu'André et Pierre (Jn 1.41). Jésus avait quatre frères (Mc 6.3). Certains affirment qu'il s'agissait de cousins de Jésus, mais ce n'est pas le mot grec qui signifie « cousin » qui est utilisé dans ce passage. Les frères de Jésus ne croyaient pas en lui au début (Jn 7.5). Pourtant, après la résurrection, ils sont devenus membres de l'Église (Ac 1.14). Jésus enseigne que ses disciples ont un seul Père (Dieu) et sont donc tous frères (et sœurs, Mt 23.8–9). Jésus appelle aussi ses disciples ses frères (Mt 28.10).
Les premiers chrétiens s'appelaient « frères » entre eux (Ac 9.17 ; Col 1.1). Le mot traduit « les frères » qui désigne la communauté des chrétiens dans 1Pierre 2.17 ; 5.9 signifie littéralement « la fratrie » (1P 2.17 ; 5.9). En faire partie établit certaines responsabilités entre frères (et sœurs) :
Le respect des droits. Cette instruction s'applique soit aux affaires de façon générale, soit à la conduite sexuelle mentionnée dans le verset précédent (1Th 4.6).
Le besoin d'éviter de faire chuter autrui (Rm 14.13).
L'abstention de poursuivre en justice des frères dans la foi (1Co 6.5–6).
La responsabilité de reprendre les péchés en personne et au besoin en faisant intervenir l'Église (Mt 18.15–17).
La relation fraternelle entre chrétiens est importante. En effet, le chrétien ne doit pas venir devant Dieu avant d'avoir réparé ses fautes envers son frère (Mt 5.23–24).
Voir aussi vie de famille et relations ; frères (et sœurs).