Conscience

Terme désignant la connaissance de soi. La conscience détermine si ce qu'une personne a fait ou fera est en accord avec ses propres normes morales. La conscience rend également conscient des actions mauvaises déjà commises.

Le mot français « conscience » et le mot grec signifient « être avec la connaissance ». Dans l'Ancien Testament, Adam et Ève se sentaient honteux et se cachaient de Dieu, parce que leurs consciences avaient déterminé que désobéir à Dieu était mal (Gn 3.8–10). Il est normal pour tous les êtres humains de pouvoir distinguer le bien du mal. « Le souffle de l’homme est une lampe de l’Éternel; Il pénètre jusqu’au fond des entrailles » (Pr 20.27). Ainsi, la conscience est un don de Dieu pour aider une personne à savoir si quelque chose est bon ou mauvais.

Que signifie « conscience » dans le Nouveau Testament ?

Le mot « conscience » se trouve trente-deux fois dans le Nouveau Testament (voir version Louis Segond). Il est particulièrement présent dans les écrits de l'apôtre Paul. Dans ses écrits, la conscience est présentée comme déterminant ce qui était juste à faire dans le passé et ce qui sera juste à faire à l'avenir. Les personnes qui ne connaissent pas la loi de Dieu peuvent encore faire ce qu'elle dit. Cela montre que la loi et l'œuvre qu'elle exige est « écrite dans leurs cœurs » (Rm 2.14–15). Paul dit aussi que chaque personne doit se soumettre aux autorité pour éviter le jugement de Dieu et « par motif de conscience » (13.5). Cet enseignement suppose que la conscience peut rendre l'obéissance nécessaire pour ce qui est juste.

La conscience approuve, détermine ou juge également quand quelqu'un est innocent. C'est tout aussi important que lorsqu'une personne prend conscience qu'elle a fait quelque chose de mal. Paul a dit : « je n'ai rien sur la conscience » (1Co 4.3, NFC). Pourtant, la conscience ne peut ni déterminer parfaitement le bien et le mal ni est-elle suffisante à elle seule pour guider une personne. Paul poursuit : « mais ce n’est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c’est le Seigneur. » Dans un autre passage, Paul dit que sa conscience a confirmé qu'il disait la vérité. Il lie ce que la conscience approuve avec le Saint-Esprit (Rm 9.1 ; voir 2Co 1.12). Cependant, il ne développe pas exactement en quoi consiste ce lien.

Paul a cherché à défendre son ministère auprès de l'Église de Corinthe en leur demandant de juger si son comportement était juste ou non. Ils étaient censés pouvoir le faire avec l'aide de leur propre conscience (2Co 4.1–2). Paul insistait sur le fait que Dieu connaissait ce qui motivait son comportement. Ainsi, Paul espérait que la conscience des Corinthiens reconnaîtrait également ce motif de « la crainte du Seigneur » (5.11). Lorsque Paul écrit à Timothée, il associe une bonne conscience à une foi sincère (1Tm 1.5). Lorsque les gens cessent de vivre selon la foi chrétienne, leur conscience peut se trouver comme « cautérisée ». Cela signifie qu'ils ne sont plus conscients de ce qui est bien et mal parce qu'ils persistent à faire ce qui est mal (4.2).

Dans sa première lettre à l'Église de Corinthe, Paul répond à une question concernant la nourriture offerte en sacrifice aux idoles. Il parle de la façon dont la conscience détermine le comportement futur et passé (1Co 8–10). Certains Corinthiens avaient une conscience « faible » car ils pensaient qu'il était mal de manger des aliments offerts en sacrifice aux idoles (1Co 8.7). Ils n'ont pas reconnu que toute nourriture peut être consommée, ou est « propre » (Rm 14.20).

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (14)

Genèse

Proverbes

1 Corinthiens

2 Corinthiens

1 Timothée