La communion, c'est entretenir une relation étroite avec Dieu et partager cette relation avec d'autres croyants.
La Communion dans l'Ancien Testament
Au commencement, Adam a été placé dans le Jardin pour profiter de l'amitié avec Dieu. Lorsque Adam et Ève ont choisi l'indépendance plutôt que de vivre sous la bienveillance de Dieu, leur relation a été rompue. En conséquence, Adam et Ève se sont cachés de Dieu (Gn 3.8). Mais Dieu les a immédiatement cherchés et a partagé son plan pour sauver les pécheurs par l'œuvre du Sauveur (3.15).
L'Ancien Testament raconte comment Dieu a commencé à établir une relation spéciale avec certaines personnes. Hénoc est décrit comme un homme qui marchait avec Dieu (Gn 5.22, 24). Noé marchait aussi avec Dieu (6.9). Et Abraham, le père d'Israël, est appelé « un ami de Dieu » (Jc 2.23). Personne dans l'Ancien Testament n'avait une relation plus étroite avec Dieu que Moïse lors de sa rencontre de quarante jours avec Dieu sur la montagne du Sinaï (Ex 24). Plus tard, David a écrit des psaumes qui montrent un cœur profondément connecté avec Dieu (Ps 16, 34, 40, 63).
La Communion dans le Nouveau Testament
Grâce à l'œuvre de Jésus sur la croix, Dieu vit maintenant dans le cœur de chaque croyant (Jn 14.23). Par conséquent, la relation que nous avons maintenant sous la nouvelle alliance est l'union spirituelle, essentielle, du croyant avec Jésus (14.20–21). La relation avec Dieu est la raison d'être de la vie chrétienne (1Jn 1.3), et cette relation sera rendue parfaite pour toujours lorsque nous verrons notre Sauveur « face à face » (1Co 13.12), au moment où Dieu habitera avec son peuple pour toujours (Ap 21.3).
La Bonne Nouvelle restaure notre relation non seulement avec Dieu, mais aussi entre croyants. Le dernier repas de Jésus avec ses disciples (Mc 14.22–25) montre le lien entre notre relation avec Dieu et avec autrui : dans la chambre haute, Jésus a partagé un repas spécial avec ses disciples. Les cœurs de Jésus et de ses disciples étaient unis par un amour et un engagement profonds. Plus tard, les disciples ont découvert que leurs cœurs étaient fortement unis grâce à leur loyauté partagée envers Jésus. Après la croix et la venue de l'Esprit, l'Église est née. L'Église est un nouveau groupe de personnes en relation avec Dieu et entre elles.
Les premiers chapitres des Actes montrent une profonde amitié parmi les premiers chrétiens. Les croyants se réunissaient en groupes de maison pour l'enseignement, la communion, le Repas du Seigneur et la prière (Ac 2.42, 46). Leur sens de l'unité était si fort que les chrétiens partageaient leurs possessions et les donnaient à leurs frères et sœurs dans le besoin (2.44–45 ; 4.32–35). La principale caractéristique de cette première communion chrétienne était sans doute l'amour parmi les croyants (1Th 4.9 ; 1P 1.22).
Poussé par l'amour, Paul a organisé une collecte parmi les Églises non-juives pour les croyants pauvres à Jérusalem. Romains 15.26 parle des dons des Églises en Macédoine et en Achaïe. Paul utilise le mot grec commun pour « communion » pour décrire cette « contribution ». De même, la communion que l'Église de Philippes partageait avec Paul prenait la forme de dons pour soutenir le travail de l'apôtre (Ph 1.5 ; 4.14–15).
La Bible utilise plusieurs images pour décrire l'esprit de solidarité qui était typique de l'église primitive. La première est « la maison de Dieu » (Ep 2.19 ; 1Ti 3.15), ou «nos frères et [...] nos sœurs dans la foi » (Ga 6.10, NFC). Dans la maison de Dieu, l'amour et l'hospitalité devraient être la règle (Hé 13.1–2). De plus, l'Église est présentée comme la famille de Dieu sur terre (Ep 3.15). Dieu est le Père, et les croyants sont ses fils et filles fidèles. La vie de la famille de Dieu devrait être guidée par l'amour, la bonté, la compassion et l'humilité (Ph 2.1–4). Enfin, la communion chrétienne est décrite comme « un seul homme nouveau » ou « un seul corps » (Ep 2.15–16). Malgré de grandes différences naturelles dans le corps, le Saint-Esprit unit les croyants en un seul organisme (4.4–6). Au sein de cette communion d'amour, aucun croyant n'est sans importance. Chaque membre a reçu des dons pour la croissance spirituelle de l'ensemble du corps.
Lignes directrices pour la communion chrétienne
La Bible explique comment avoir une véritable communion dans 1 Jean 1.7 : « si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion ». Cela signifie que lorsque nous vivons selon la vérité de Dieu, tout comme Dieu est vérité, nous pouvons avoir une véritable communion spirituelle (une relation spéciale à travers l'Esprit de Dieu) avec d'autres croyants. Jésus-Christ est celui qui rend la communion possible. Nous ne pouvons avoir une véritable communion avec d'autres chrétiens que lorsque nous avons d'abord une relation étroite avec Jésus.
Tout comme la lumière et l'obscurité ne peuvent coexister, les croyants ne peuvent pas avoir une véritable communion avec les personnes qui ne croient pas en Jésus. La Bible dit également que les chrétiens ne devraient pas entretenir de relations étroites avec les personnes qui prétendent être croyantes mais qui :
rejetent les enseignements de Jésus (2Jn 1.9–11)
font de mauvaises choses
adorent de faux dieux
sont souvent ivres.
volent aux autres (1Co 5.11).
La Bible donne plusieurs directives pour améliorer la communion des croyants au sein du corps :
Aimez-vous les uns les autres avec la même compassion que Jésus a montrée à ses propres (Jn 13.34–35 ; 15.12). C'est la règle de l'amour qui devrait constituer la loi de la communion fraternelle (Hé 13.1).
Développez un esprit d'humilité qui cherche à honorer l'autre (Ph 2.3–5).
Aidez vos frères et sœurs croyants en partageant leurs fardeaux (Ga 6.2).
Partagez les bénédictions matérielles telles que l'argent et la nourriture avec les frères et sœurs dans le besoin (2Co 9.13).
Corrigez dans la douceur un pécheur tout en aidant à trouver des solutions aux enjeux en présence (Ga 6.1).
Aidez un autre croyant en temps de souffrance (1Co 12.26).
Prier les uns pour les autres dans l'Esprit sans cesse (Ep 6.18).
Le chrétien devrait méditer attentivement ce dicton d'un saint inconnu : «On ne peut pas s'approcher de Dieu si l'on est loin de son frère. »