Coiffures et Barbes

En Palestine et au Proche-Orient, les femmes avaient généralement les cheveux longs. À l'époque du Nouveau Testament, se couper les cheveux pouvait être perçu comme signe que l'on était une prêtresse païenne, entraînant la disgrâce (voir 1Co 11.15). L'apôtre Pierre conseillait aux femmes chrétiennes de ne pas se concentrer excessivement sur des coiffures élaborées (1P 3.3). Lorsqu'une femme se mariait, elle modifiait souvent sa coiffure pour refléter un aspect plus mature, certaines utilisant des fers à friser et des huiles capillaires.

Les cheveux foncés sont souvent mentionnés dans la Bible, bien que les cheveux gris soient respectés comme un signe de maturité. Certaines personnes utilisaient des teintures pour cheveux noirs et rouges, et la tradition veut qu'Hérode le Grand ait teint ses cheveux grisonnants au henné.

Dans la culture juive, la taille de la barbe et des cheveux suivait des règles spécifiques. Les Israélites étaient instruits de ne pas couper les cheveux sur leurs tempes ni de tailler les bords de leurs barbes (Lv 19.27). Cette pratique aidait à distinguer les Israélites des Cananéens idolâtres et d'autres peuples (Dt 12.2930). Les barbes distinguaient les Hébreux des Égyptiens, qui étaient généralement rasés de près mais portaient parfois de fausses barbes pour les cérémonies. Raser ou couper la barbe des captifs était considéré comme une humiliation sévère, tandis qu'une tête rasée était un symbole de purification après avoir accompli un vœu (Lv 14.89 ; Ac 18.18). Raser sa barbe était un signe habituel de deuil (Es 15.2). Cela pouvait également symboliser un malheur imminent (Es 7.20 ; Jr 41.5 ; 48.37).

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (10)

Lévitique

Deutéronome

Ésaïe

Jérémie

Actes

1 Corinthiens

1 Pierre