Région du plateau de l'est de l'Asie Mineure traversée par des chaînes de montagnes. Le nom Cappadoce n'apparaît pas dans l'Ancien Testament hébreu. Les passages qui mentionnent Caphtor ou les Caphtorim (Dt 2.23 ; Am 9.7), cependant, ont été traduits par « Cappadoce » dans la Septante (ancienne traduction grecque de l'Ancien Testament). Quelques chercheurs suggèrent que la Cappadoce était le foyer d'origine des Philistins.
Dans le NT, la Cappadoce était la patrie de certains des visiteurs à Jérusalem qui furent émerveillés d'entendre leurs propres langues parlées le jour de la Pentecôte (Ac 2.5–13). La Cappadoce fut plus tard l'un des endroits en Asie Mineure où les chrétiens s'installèrent, des personnes auxquelles l'apôtre Pierre adressa sa première lettre (1P 1.1).
La Cappadoce était bordée par le Pont au nord, la Syrie et l'Arménie à l'est, la Cilicie au sud, et la Lycaonie à l'ouest. Réputée pour son blé, son bétail et ses chevaux, elle exportait également de l'albâtre, du mica, de l'argent et du plomb. La région était traversée par d'importantes routes commerciales, telles que la route à travers les Portes Ciliciennes vers le nord jusqu'au Pont. La zone a été contrôlée ou dominée tour à tour par les Hittites, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Séleucides et les Romains.
La référence à une lettre adressée à Ariarathe, roi de Cappadoce (1 M 15.22), peut indiquer qu'une importante communauté juive s'y trouvait au début du IIe s. av. J.‑C. Les Juifs de cette communauté visitaient apparemment Jérusalem à l'époque de la Pentecôte. Le christianisme semble s'être propagé vers le nord jusqu'en Cappadoce le long de la route de Tarse. La Cappadoce est devenue une région de dirigeants d'Église chrétiens influents au IVe s. ap. J.‑C.