Ville galiléenne qui sera le théâtre du premier miracle de Jésus : changer l'eau en vin lors d'une cérémonie de mariage (Jn 2.1, 11). Jésus se trouvait de nouveau à Cana lorsqu'il dira à un noble que son fils vivrait alors qu'il était gravement malade à Capharnaüm (Jn 4.46). Cana sera également la ville natale du disciple de Jésus, Nathanaël (Jn 21.2).
Lors de la première révolte juive, qui entraînera la destruction de Jérusalem en 70 apr. J.‑C., Cana deviendra le quartier général pour défendre la Galilée contre les Romains. Après la destruction de Jérusalem et du temple, la ville deviendra le siège de la famille sacerdotale d'Éliaschib. L'Évangile de Jean s'y réfère comme « Cana de Galilée », semble-t-il pour la distinguer de Kana située près de la ville phénicienne de Tyr (Jos 19.28). Le site traditionnel de Cana, vénéré comme tel depuis l'époque byzantine et médiévale, est Kefar Kana, à environ 6,5 km à l'est de Nazareth sur la route principale de Nazareth à Tibériade. Cependant, la recherche contemporaine s'est presque unanimement fixée sur Khirbet Kana comme le site de la Cana du Nouveau Testament. Cette ruine se trouve à environ 13 km au nord de Nazareth, à la lisière nord de la plaine de Battuf. Les Arabes de la région l'appellent Cana de Galilée jusqu'à ce jour. Les archéologues explorant le site ont trouvé de la poterie de la période de la monarchie hébraïque (vers 900–600 av. J.‑C.) ainsi que des époques hellénistique, romaine, arabe et croisée.