Mot hébreu d'origine et de signification incertaines. Il apparaît dans Lévitique 16.8, 10, 26. Comme il existe peu d'informations à son sujet dans la Bible ou d'autres sources, les exégètes ont proposé au moins quatre interprétations :
Bouc émissaire : Certains pensent qu'Azazel fait référence au bouc émissaire utilisé lors des cérémonies du Jour des Expiations. Cependant, cette interprétation est peu probable, car les versets 10 et 26 disent que le bouc a été envoyé à Azazel, et non pas comme Azazel.
Lieu où la chèvre est envoyée : de nombreux érudits juifs pensent qu'Azazel est un lieu où la chèvre est envoyée, possiblement une haute falaise d'où la chèvre est jeée. D'autres suggèrent que cela signifie « lieux désertiques ».
« Lieu » abstrait ou état d'être : Certains croient qu'Azazel provient d'un mot hébreu signifiant « partir » ou « enlever », et l'interprètent donc comme « retrait total », « envoi complet » ou « solitude ». Que le bouc soit envoyé « dans le désert comme le bouc émissaire » dans Lévitique 16.10 peut être interprété comme « envoyé pour devenir rien » ou « totalement enlevé ». Cela implique le retrait des péchés : ils deviennent « rien », puisqu'ils sont totalement retranchés. Envoyer le bouc serait alors un acte symbolique et rituel par lequel Dieu enlève les péchés passés d'une personne.
Le nom personnel d'un être, probablement un démon, auquel le bouc émissaire était envoyé : De nombreux exégètes modernes croient qu'Azazel est un être, probablement un démon, auquel le bouc émissaire était envoyé. Le livre non canonique d'Hénoc décrit Azazel comme un chef des anges déchus qui égarent les humains. Cette interprétation suggère qu'un bouc est donné au Seigneur, et l'autre à un être maléfique, possiblement Satan.