Anne

Souverain sacrificateur juif de l'an 7 à l'an 15 apr. J.‑C.

C'est Quirinius, le gouverneur romain de Syrie, qui l'a nommé à ce poste. Plus tard, Valerius Gratus, le procurateur (gouverneur) de Judée, démettra Anne de son rôle de souverain sacrificateur. Après Anne, trois autres personnes serviront brièvement comme grands prêtres. C'est Caïphe (qui était marié à la fille d'Anne) qui deviendra ensuite souverain sacrificateur (Jn 18.13, 24) et le restera de l'an 18 à l'an 36 apr. J.‑C. C'est donc Caïphe qui était souverain sacrificateur pendant le ministère public de Jésus.

Anne a continué d'exercer un certain pouvoir et une influence même après sa destitution de cette fonction. Le souverain sacrificateur détenait une nomination à vie. Il est probable que les Juifs aient fortement reproché aux Romains leur retrait d'Anne en tant que souverain sacrificateur. Même si Anne n'était plus officiellement souverain sacrificateur, beaucoup de gens l'appelaient encore par ce titre, dû au fait qu'ils croyaient qu'un homme choisi comme souverain sacrificateur devait conserver cet honneur à vie. Nous en retrouvons des exemples dans les écrits de l'historien juif Josèphe. Ces exemples clarifient les références à Anne en tant que souverain sacrificateur dans le Nouveau Testament, durant la même période que Caïphe (Lc 3.2 ; Jn 18.19, 22–24 ; Ac 4.6).

Anne a interrogé Jésus en privé après son arrestation, avant qu'ils n'emmènent Jésus chez Caïphe (Jn 18.13, 19–24). Cela montre qu'Anne continuait d'avoir du pouvoir parmi les chefs religieux juifs.

Le livre des Actes nous dit qu'Anne a aidé à interroger Pierre et Jean au sujet de leur enseignement (Ac 4.6–21). À la différence de ce qui est arrivé à Jésus, qui a été mis à mort, les chefs religieux ont averti Pierre et Jean d'arrêter d'enseigner au sujet de Jésus, mais les ont ensuite laissés partir libres.

Tiré du Dictionnaire biblique Tyndale, adapté par Mission Mutual. CC BY-SA 4.0.

Références Bibliques (6)

Luc

Actes